‹ Le système judiciaire de la Grande Bretagne (volume 2)Chapitre 226 sur 441 · Chambre des communes. Séances des 6 août 1875 et 10 mai · texte numérisé non relu

Chambre des communes. Séances des 6 août 1875 et 10 mai

3. — Chambre des communes. Séance du 6 août 1875. — On citait notamment, à l'appui de cette proposition, l'affaire de Swynfen contre Swynfen, dans laquelle lord Chelrnsford, alors avocat, avait compromis les intérêts de son client, contrairement aux instructions formelles de ce dernier, et dans laquelle le chie/'-baron de l'Échiquier, Pollock, avait décidé qu'un avocat jouit, dans la conduite d'une cause, d'une immunité absolue.

LE BARREAU

dans Ja position d'un avoué et établir une véritable fusion entre les deux branches de la profession.

Cette question de savoir s'il n'y aurait pas lieu de supprimer la distinction actuellement existante entre les barristers et les solicitors a été bien souvent discutée. Plusieurs lords Chanceliers ont paru favorables au projet et, récemment encore, un solicita?' général s'est prononcé très formellement en ce sens l; mais \e nombre de ceux qui sont opposés à cette mesure est très considérable et, si la fusion s'accomplit un jour, comme cela semble probable, ce ne sera pas avant longtemps.

D'après les règles de la profession, un avocat ne peut recevoir des instructions que par l'intermédiaire d'un avoué et ne doit jamais avoir de rapports directs avec un client. Ce principe, qui s'applique aux affaires criminelles aussi bien qu'aux causes civiles, n'a pas toujours existé et il n'est pas sanctionné par Ja loi 3, mais il est très généralement observé \ Les avocats seraient parfois disposés à le restreindre, tandis que les avoués prétendent naturellement l'étendre à tous les cas, sans exception. Afin d'en préciser la portée, un avocat a récemment posé à Vattorney général trois questions: Un barrister peut-il donner un conseil à un

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