‹ Le système judiciaire de la Grande Bretagne (volume 2)Chapitre 257 sur 441 · V. - RANG ET COSTUME DES JUGES · texte numérisé non relu

V. - RANG ET COSTUME DES JUGES

J'ai précédemment indiqué l'ordre de préséance établi entre les juges": il me reste à faire connaître celui des préséances générales. Le lord haut Chancelier a rang immédiatement après les princes de la famille royale et l'archevêque de Cantorbéry; les pairs jurisconsultes prennent rang parmi les barons ; les présidents et les juges de la Cour suprême passent entre les conseillers privés et les fils cadets des vicomtes et barons 2.

4. — Discours du président du banquet du jubilé de la Reine, M. Watson Parker, 4 juin 1887.

2. — Ne pouvant entrer ici dans de plus longs détails, je me permets

LA MAGISTRATURE

A partir de la quatrième année du règne d'Edouard III, presque tous les juges ont reçu le titre de chevalier ; cependant, au dix-huitième siècle encore, quelques magistrats n'étaient pas anoblis *. Depuis lors, la règle est devenue générale, et chacun des juges de la haute Cour est, au moment de sa nomination, créé hnight bachelor. Quoique cette dignité lui confère seulement le privilège de porter le titre desi?\ avant son prénom, on donne toujours au juge, lorsqu'il siège, le titre de mi/lord2, et Sa Seigneurie (His Lordship).

Les titulaires des principaux sièges sont, la plupart du temps, élevés à la pairie : tel est le cas du lord chef justicier d'Angleterre. Parmi les neuf personnages qui ont rempli, de 1689 à 1802, ces hautes fonctions, cinq ont été appelés à la Chambre Haute; il y a eu, de 1802 à 1850, quatre chefs justiciers, qui tous ont été créés pairs 3. Cette tradition, un moment interrompue par des motifs qu'il est inutile de rappeler, a été reprise lorsque le plus haut grade de la magistrature a été conféré à lord Coleridge. Le maître des rôles reçoit aussi fréquemment le titre de pair. Quant aux lords juges d'appel, ils sont toujours nommés membres du Conseil privé.

En fait, une série de légistes, sortis d'une humble

de renvoyer/sur la question générale des préséances, à mon livre sur le Gouvernement et Le Parlement britanniques, vol. I, p. 231.

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