Chapitre XXV
raison des règles à bouts. Cependant des expériences subséquentes, et que nous aurons l'occasion de rappeler, montrèrent l'influence, en quelque sorte individuelle, du microscope employé; de sorte qu'aujourd'hui on pourrait préférer à la méthode optique la méthode ancienne des contacts, produits par des palpeurs de forme appropriée.
MÉTHODE OPTIQUE DE FIZEAU POUR LA DÉTERMINATION DES COEFFICIENTS DE DILATATION.
Soit A M {Jîg. Il) une lentille plan-convexe dont la face plane
Fig. II.
M est à une petite distance d'une autre surface N, plane et réfléchissante.
Dans le plan focal F de la lentille, et au voisinage de son axe optique a A, on place une source ^^ de lumière monochromatique;
La Commission internationale du mètre.
les rayons partis de cette source traversent la lentille, tombent sur les faces planes M et N sous une incidence à peu près normale, et forment en ab' une image de ab.
Les deux systèmes de rayons réfléchis sur M et sur N interfèrent entre eux et produisent des franges obscures suivant les lignes où la différence de marche des rayons est égale à un nombre impair de demi-longueurs d'onde. Si les deux surfaces étaient exactement planes et parallèles, on aurait une teinte plate uniforme; mais en général on n'a que des fractions d'anneaux^ comme dans la Jig. 1 2 : tout le long d'une même frange la distance des plans M et N est la même; et en passant d'une frange à la voisine, cette distance change de X, une longueur d'onde de la lumière employée.
Supposons maintenant que Tune des surfaces M, N se déplace en restant parallèle à elle-même : les franges se déplacent également, et si l'une vient prendre la place de sa voisine, la distance
des plans M, N a varié de — ? la réflexion doublant le chemin
parcouru.
Pour estimer le déplacement des franges on marque sur la sur-
Fig. 12.
face M des points A, B, C, D [fig. 12) en quinconce et on leur rapporte la position des franges.
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Par exemple, pour la lumière jaune produite par la soude, on.
a - = o;% 29465 ; et comme on peut apprécier des déplacements
de jjj- de l'intervalle de deux franges, avec une précision voisine de ^ de cet intervalle, on voit que la variation de distance des plans M, N peut être ainsi estimée à o:%oo3 près. On peut donc dire, avec Fizeau, a qu'un rayon de lumière, avec ses séries d'ondulations d'une ténuité extrême, mais parfaitement régulières, peut ainsi être considéré comme un micromètre naturel de la plus grande perfection, particulièrement propre à déterminer des longueurs extrêmement petites ».
On voit, sans qu'il soit nécessaire d'insister, comment on peut ainsi déterminer l'accroissement de dimensions d'un corps de forme et de dimensions convenables, de manière à déduire son coefficient de dilatation.