H. A., 1, XIII
(4) H. A., I, VII. Onô (xèv oùv tô Pp£'Yp.a 6 è'pt^çpaXo; Èativ tô 8' îviov xevov i^ix.
(5) //. A., I, VII ; III, VII. ...lô (x£v Of^Xu xuxXco eyet xf^v P«3t[v, tÔ o* appev TpEîç ^açi; avcuOcV auva;:T0J5a;, xoiYtovoeiôel;. Cf. De partit, anim., II, vu.
LES OS DU CRANE. LES SUTURES ,a5
h/ei icepl TYjv xsfaXi^v (i). Galikn a aussi admis que les stUtires crâniennes servaient à ventiler le cerveau. Le plus gros cerveau doit être le plus aéré.
Les trois sutures de Thomme dont parle Aristote sont la sagittale et les deux divisions de la lambdoïde. La coronalenc^ pouvait être une suture du crâne pour Aristote, puisqu'il faisait de l'os frontal un os de la face. Ainsi ce qu'il dit du crâne mâle est intelligible.
La tête existe surtout pour le cerveau (2). Tout animal qui a du sang doit de nécessité posséder un cerveau, et celui-ci doit occuper un lieu opposé au cœur. Aussi, le cerveau apparaît-il immédiatement après le cœur pour s'opposer y par sa froideur, à la chaleur de Torgane central (to drj^pcv... àvTtyçpoçov Tij depfxoTTiTt T^ wept Trjv xapSCav tov bçf.i^oLko^) , Le cerveau est dans les commencements de volume considérable et humide : xoXùç yip xat oYpoç i\ «PX^î ô sYxéçaXoç. Il s'affaisse ensuite, comme les yeux. La nature a aussi relégué (è^iÔsTo) dans la tête quelques-uns des sens (xwv atoôi^Œswv svta;), parce que la crâse du sang y est tout à fait propre et à entretenir la chaleur du cerveau et à assurer le calme et l'acuité des sensations. Chez le fœtus, c'est la région de la tête et celle desi/eux qui se montrent d'abord les plus grandes ; ceux-ci sont alors énormes {\Liyir:o\,) chez les animaux terrestres, aquatiques ou aériens (xat xeÇoîç, xalxXioTcT^, xal wttqvoTç) (3).
On sait combien les yeux des jeunes céphalopodes avaient frappé Aristote(4). Il dit à propos des jeunes sèches (or^xtSu): « Chez ces animaux, comme aussi chez les autres, les yeux sont d'abord très gros ([xéYtaôot 8à çaivsvTat TCpwTov... o^ofÔaXjjioQ. Soit l'œuf représenté par A, les yeux représentés par BP et la petite sèche par A » (5).
Comment Aristote a-t-il été induit en cette série d'erreurs et sur les sutures crâniennes, et sur la place du cerveau dans le crâne, et sur sa nature exsangue et froide au toucher?
Relativement au nombre des sutures du crâne, il est dit expressément dans le traité hippocratique des Plaies de la tête que « les sutures de la tête n'ont point chez tous les hommes la même disposition », et, dans le traité Des lieux dans rhomme, que le nombre des sutures est tantôt de trois.
(i) De part, anim,, W, vu. Les femelles onl moins do sutures, parce quelles ont moins de chaleur que les mâles ; OepfxdxEpov î^ojov to appev eaii tou GtJXso;, De longit. et brev, vitae, V, 8. (a) De part, an., IV, x. "Eau h* k\ (xèv xeçaX^ [làXiata tou Iyxe^cîXou /^apiv.
(3) De an. gêner. ^ II, vi ; IV, x. -zk jwpl ttjv xeçaXrjv xai Ta Ofxfxata (x^Y^oxa xaT*àp/^àç oa^vetai ToTç c^ppuoi;.