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FiG 378.
Coupe frontale du cerveau antérieur pasfi l'insula de Reil en rapport avec k
S. : Scissure de Sylvius.
Sillon frontal inférieur.
Noyau caudé.
Sillon frontal supérieur.
Circonvolution frontale supérieure.
c. f. m. : Circonvol. frontale moyenne.
n. 1. : Noyau lenticulaire.
caps bit. : Capsule interne, c . prœc, : Sillon précentral.
se s. f. i.
ne
c. /. sup.
ant par la scissure de Sylvius et; montrant !s ganglions de la base. Gr. nat. 3(4.
Avant-mur.
Circonvolution frontale inférieure.
Sillon temporal supérieur.
Sillon temporal moyen.
Sillon temporal inférieur.
Sillon occipito-temporal.
Piliers antérieurs de la voûte.
Bandelettes optiques.
Commissure antérieure.
av mur.
e. f. in/.
s. t. sup.
s. t. inf.
s. oee. t.
p. a band c. ant.
Vous vous rappelez que chaque hémisphère cérébral est formé de masses grises centrales qui constituent le noyau caudé, le noyau lenticulaire et l'avant-mur, d'une masse grise périphérique, la couche corticale grise, et d'une substance blanche intermédiaire, fig. 378.
Les masses grises centrales.
Les masses grises centyales, noyau caudé, noyau lenticulaire et avantmur, sont formées de cellules nerveuses entremêlées aux ramifications d'un grand nombre de fibrilles nerveuses. Les cellules nerveuses appartiennent au type multipolaire. On ignore encore où se rendent leurs prolongements cylindraxils.
Les masses grises de la base du cerveau antérieur doivent être des parties importantes de l'axe cérébro-spinal. Embryologiquement, on doit les considérer comme des parties épaissies de la couche corticale grise. On en ignore non seulement les fonctions physiologiques, mais même les connexions morphologiques. Pour ces dernières, on ne peut émettre, dans l'état actuel de nos connaissances, que des hypothèses plus ou moins probables. Wernicke croit que de la masse grise du no5'au caudé et du segment externe du noyau lenticulaire partent des fibres nerveusès analogues à celles qui viennent de l'écorce cérébrale. Ces fibres traverseraient les deux segments internes du no3^au lenticulaire, constituant en partie les lames blanches qui limitent ces segments, pour se rendre dans le segment interne.
Une chose semble certaine, c'est que la face externe du noyau lenticulaire est indépendante de la substance blanche de la capsule externe, en ce sens que ces deux substances ne font que s'accoler l'une à l'autre sans que des fibres de la capsule externe pénètrent par cette face dans le noyau lenticulaire. Cette disposition morphologique explique la facilité avec laquelle, sur des cerveaux durcis, on peut séparer la capsule externe du noyau lenticulaire, et celle, plus importante, avec laquelle, dans certains cas pathologiques, des épanchements sanguins peuvent s'accumuler entre ces deux parties.
La couche corticale grise.
La structure interne de la couche corticale grise nous est beaucoup mieux connue grâce aux recherches récentes de Ramon y Cajal. Cette écorce grise, d'une épaisseur variable d'après les différentes régions où on
l'examine, paraît le plus développée au niveau des circonvolutions centrales et du lobule paracentral; elle est le moins épaisse dans le lobe occipital. Sa structure interne varie quelque peu d'après les endroits où on l'examine.
Sur des coupes microscopiques, on peut diviser toute l'écorce cérébrale en trois couches :
1° La couche moléculaire ou couche externe.
2° La couche des cellules pyramidales ou couche moyenne.
3» La couche des éléments polymorphes ou couche interne.
1° La couche moléculaire, épaisse d'environ 1/4 de millimètre, est formée principalement de cellules nerveuses, de fibres nerveuses, de prolongements protoplasmatiques et de cellules de neuroglie.
a) Cellules nerveuses. Les cellules nerveuses de la couche moléculaire ont été décrites d'une façon spéciale par Ramon y Cajal. Il
FiG. 379.
Cellules polygonales de la coucha moléculaire de l'écorce cérébrale du lapin
(d'après Ramon y Cajal).
a : prolongements cylindraxils; b : collatérales; c : prolongements protoplasmatiques.
distingue dans cette zone des cellules fusiformes, des cellules triangulaires et des cellules polygonales.
Les cellules polygonales sont peu nombreuses. Elles sont pourvues de quatre, cinq, ou même d'un plus grand nombre d'expansions protoplasmatiques et d'un prolongement cylindraxil à direction soit horizontale, soit ascendante et qui se ramifie dans la couche moléculaire en donnant naissance à un grand nombre de fines fibrilles indépendantes FIG. 379.
Les cellules fusiformes et les cellules triangulaires présentent une disposition spéciale. Elles sont pourvues de plusieurs prolongements cylindmxils se
terminant librement dans la couche moléculaire. Ces cellules ont été découvertes et décrites en détail par Ramon y Cajal. On les appelle encore cellules de Cajal.
Les cellîiles fusiformes ont une direction à la fois horizontale et antéro-postérieure. Elles possèdent deux prolongements protoplasmatiques qui partent des pôles de la cellule suivant des directions opposées et, après un trajet assez long, se coudent à angle obtus sur eux-mêmes pour se terminer dans la couche moléculaire, fig. 380.
Les prolongements cylindraxils, au nombre de deux ou trois, ne partent pas du corps cellulaire. Ils naissent des prolongements protoplasmatiques à une grande distance du corps de la cellule, prennent une direction horizontale et antéro-postérieure parallèle à la surface libre du cerveau et peuvent être poursuivis sur une étendue considérable. De ces prolongements partent des branches collatérales qui remontent dans la couche moléculaire pour s'y terminer par des ramifications libres.
Les cellules triangidaiyes sont plus nombreuses que les cellules fusiformes. Elles sont pourvues généralement de trois prolongements protoplasmatiques et de plusieurs prolongements cylindraxils. Ceux-ci naissent des prolongements protoplasmatiques, remontent dans la couche moléculaire pour s'y terminer aussi par des ramifications libres, fig. 381.
On ne connaît pas la signification physiologique de ces différentes cellules de la couche moléculaire.
b) Fibres nerveuses. Les fibres nerveuses de la couche moléculaire affectent presque toutes une direction parallèle à la surface libre du cerveau. Elles ont été reproduites dans la couche moléculaire de la moitié droite de la FIG. 382 et dans la fig. 384, Elles représentent :
1° Les prolongements cylindraxils des cellules de la couche moléculaire elle-même;
2° Les prolongements cylindraxils des cellules nerveuses à cylindreaxe ascendant de la couche des cellules pyramidales, fig. 384;
3° Les ramifications terminales de fibres nerveuses que l'on peut poursuivre jusque dans la substance blanche des hémisphères et dont
■ on ignore encore la place occupée par les cellules d'origine, fig. 382.
c) Prolongements protoplasmatiques et cellules de neuroglie. La structure de ' cette couche moléculaire est rendue plus complexe encore par les prolonge- : ments protoplasmatiques de toutes les cellules pyramidales de l'écorce grise qui
■ viennent se ramifier et s'entrelacer dans cette couche superficielle, fig. 382, et ] par de nombreuses cellules de neuroglie qui forment même une mince zone i superficielle immédiatement en dessous de la pie-mère enveloppante,
2° La couche des cellules pyramidales. C'est une couche excessivement épaisse atteignant une hauteur de i à i 1/4 milUmètre. Elle est formée à la fois de cellules nerveuses et de fibres nerveuses.
FiG. 382.
Les principaux éléments constitutifs de la couche corticale grise du cerveau antérieur
(d'après Ramon y Cajal).
Les cellules nerveuses ont toutes une forme triangulaire ou pyramidale à base centrale et à sommet dirigé vers la périphérie, La forme spéciale de ces cellules nerveuses leur a valu le nom de cellules pyramidales. Ces cellules sont placées en nombreuses rangées les unes audessus des autres, de telle sorte que les plus petites sont les plus
FiG. 383.
Cellule nerveuse de l'écorce cérébrale d'une souris blanche âgée de neuf jo
urs.
pr. prot. : Prolongement protoplasmatique. pr. cyl. : Prolongement cylindraxil.
coll. : Branches collatérales du prolongement cylindraxil.
superficielles et que les couches profondes sont formées par les cellules les plus volumineuses. Elles forment l'élément principal de 1 ecorce grise des hémisphères cérébraux.
Toutes ces cellules sont pourvues d'un seul prolongement cylindraxil qui part le plus souvent du milieu de la base, se dirige verticalement en bas en émettant un grand nombre de branches collatérales et peut être poursuivi jusque dans la substance blanche, où il va devenir le cylindre-axe d'une fibre nerveuse, fig. 382 et 383.
Les prolongements protoplasmatiques nés des angles latéraux sont courts et grêles; ils se terminent rapidement entre les cellules voisines. Du sommet de chacune de ces cellules pyramidales part un prolongement
Fig 384.
Cellules à cylindre-axe ascendant de Técorce cérébrale dune souris âgée de 20 jours
(d'après Ramon y Cajal).
A : Couche moléculaire.
a : Cylindre-axe provenant d'une grosse
cellule de la couche des éléments
polymorphes.
b : Cylindre-axes partant de cellules de la
couche des cellules pyramidales.
c : Cylindre-axes ascendants se terminant en dessous de la couche moléculaire.
d : Ramilles terminales des fibrilles de la couche moléculaire.
protoplasmatique beaucoup plus volumineux. Il se dirige verticalement vers la couche moléculaire où il se divise et se subdivise et se termine,
par des ramifications libres, un peu en dessous de la pie-mère enveloppante. C'est dans cette couche moléculaire que les prolongements protoplasmatiques des cellules pyramidales viennent en contact avec les nombi^euses fibrilles nerveuses qui y trouvent leur terminaison ; ces fibrilles peuvent ainsi agir sur ces prolongements protoplasmatiques pour transmettre aux cellules pyramidales les ébranlements nerveux.
Cette couche des cellules pyramidales renferme encore une seconde espèce de cellules nerveuses : des cellules à cylindre-axe ascendant. Signalées par GoLGi, ces cellules spéciales ont été décrites pour la première fois par Martinotti et étudiées d'une façon spéciale par Ramon y Cajal. Ce sont des cellules fusiformes pourvues de deux ou trois petits prolongements protoplasmatiques courts et grêles et d'un seul prolongement cylindraxil. Celui-ci, , au lieu de se rendre vers la substance blanche des hémisphères cérébi'aux, remonte vers la couche moléculaire, où il se divise et se subdivise pour s'y
■ terminer par des ramifications horizontales excessivement longues, fig. 384.
3° La couche des cellules polymorphes . La couche des cellules poly-
■ morphes atteint une épaisseur d'environ un tiers de millimètre. Elle est I formée de cellules nerveuses, de forme irrégulière, pourvues de prolonge- 1 ments protoplasmatiques ascendants, que l'on peut poursuivre jusque vers lie milieu de la couche des cellules pyramidales, et d'un prolongement « cylindraxil descendant, qui va devenir le cylindre-axe d'une fibre constit lutive de la substance blanche. Entre ces cellules à cylindre-axe descendant,
on trouve encore des cellules de Golgi à cylindre-axe court et ascendant (qui se termine entre les cellules pyramidales.
La substance blanche.
La substance blanche du cei^veau antérieur est formée essentiellement cde fibres nerveuses et de cellules de neuroglie.
On divise les fibres nerveuses en trois groupes :
1° Des fibres qui relient l'un à l'autre des points identiques des ' deux hémisphères ou fibres commissuvales ;
■2° Des fibres plus ou moins longues qui relient l'un à l'autre deux 1 points différents d'un même hémisphère cérébral ou fibres d'association ;
3° Des fibres qui relient la substance grise corticale d'un hémisphère 5 à la substance grise d'une partie inférieure de l'axe cérébro-spinal ou ^fibres de projection.
Fibres commissurales. Les fibres commissurales constituent le corps calleux et la commissure blanche antérieure.
Corps calleux. Vous savez que le corps calleux est cette lame épaissie de substance blanche que l'on trouve au fond de la grande
IchoT.
.spa.
tA.ro froni-SUp
VOÙÀ.ti
lob.qVLod^.
'êvparLoce.
FiG. 385.
Vue d'une section médiane de l'encéphale montrant les diverses parties qui le constituent cerveau, cervelet, protubérance annulaire, pr, et moelle allongée, m. ail.
cl. tr.
cire. d. ce.
t. chor.
s. pe.
s. cal. m.
se. pari. oee.
se. cale, ép.
str, méd.
t. quad.
Cloison transparente.
Circonvolution du corps cal- Toile choroïdienne. [leux.
Sillon paracentral.
Sillon calloso-marginal.
Scissure pariéto-occipitale.
Scissure calcarine.
Epiphyse.
Strie médullaire.
Tubercules quadrijumeaux.