‹ Le système nerveux de l'hommeChapitre 58 sur 152 · MU NU · texte numérisé non relu

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Tout nerf spinal est un nerf mixte, c'est-à-dire qu'il est formé de fibres sensitives et de fibres motrices. Il commence à la moelle par deux groupes de filets radiculaires : les uns sortent du sillon collatéral ventral et constituent la racine anUrietire; les autres émergent du sillon collatéral dorsal et forment la racine postérieure, fig. 193.

Les fibres de la racine antérieure sont toutes des fibres motrices; les fibres de la racine postérieure sont en majeure partie des fibres sensitives, quelques-unes semblent motrices. Les filets radiculaires antérieurs convergent les uns vers les autres et se rendent, après un trajet plus ou moins long, vers le trou de conjugaison. Les filets radiculaires postérieurs se comportent d'une façon identique. Les filets radiculaires du premier nerf cervical ont une direction légèrement ascendante, ceux du deuxième nerf cervical ont une direction horizontale; à partir du troisième nerf spinal la direction est oblique. Cette obliquité augmente jusqu'au dernier nerf spinal, fig. 194. Entourées par un prolongement de l'arachnoïde, les deux racines de chaque nerf spinal traversent la dure-mère qui leur fournit une gaine commune.

A ce niveau la racine postérieure présente un renflement ovalaire qui constitue le ganglion spinal. Pour les nerfs cervicaux, dorsaux et lombaires, le ganglion spinal est situé dans le trou intervertébral, on l'appelle quelquefois ganglion intervertébral. Celui des nerfs sacrés et des nerfs coccygiens occupe le canal rachidien lui-même.

En dehors du ganglion spinal les fibres de la racine antérieure se réunissent à celles de la racine postérieure pour former le nerf mixte périphérique.

Tout nerf périphérique présente une double origine : l'une apparente et l'autre réelle. Uorigine réelle d'un nerf c'est l'ensemble des cellules nerveuses d'où proviennent les cylindre-axes de ses fibres constitutives. Uorigine apparente d'un nerf c'est l'endroit précis où ce nerf émerge de la face externe de l'axe cérébro-spinal.

L'origine apparente de tout nerf spinal est double : la racine antérieure émerge du sillon collatéral ventral, tandis que les filets de la racine postérieure sortent du sillon collatéral dorsal de la moelle.

L'origine réelle de tout nerf spinal est double également, fig. 195 ; les fibres de la racine antérieure ont leur cellule d'origine dans les cellules radiculaires de la corne antérieure de la substance grise de la moelle.

FiG 195.

Schéma indiquant l'origine apparente et l'origine réelle des fibres d'un nerf spinal.

gg : ganglion spinal.

n, per : nerf mixte périphérique.

r : rameau récurrent méningé

rc : rameau communicant, s : ganglion du sympathique.

Les fibres sensitives de la racine postérieure ont leur cellule d'origine dans le ganglion spinal. Nous savons que, chez la plupart des vertébrés adultes, les ganglions spinaux sont formés par des cellules unipolaires dont le prolongement unique, à une distance variable de la cellule d'origine, se bifurque en un prolongement central et un prolongement périphérique. Le premier jouit de la conduction cellulifuge, le second de la conduction cellulipète.

Outre les fibres sensitives, la racine postérieure renferme quelques fibres motrices qui ont leur origine réelle dans les cellules radiculaires postérieures de la substance grise de la naoelle, fig. 195.

En dehors du trou de conjugaison tous les nerfs spinaux se comportent d'une façon identique : ils émettent un petit rameau qui rentre dans le canal rachidien pour s'y distribuer aux méninges, puis se divisent en une branche antérieure et une branche postérieure.

Les branches postérieures des nerfs spinaux sont généralement plus grêles que les branches antérieures correspondantes, excepté pour les deux premiers nerfs cervicaux. Elles se dirigent toutes en arrière, restent généralement indépendantes les unes des autres et vont innerver les muscles du dos et de la nuque et porter la sensibilité à la peau qui recouvre la région de la nuque et celle des régions dorsale, lombaire et sacrée.

Les branches antérieures, d'ordinaire plus volumineuses que les postérieures, s'anastomosent avec le ganglion voisin du sympathique par les rameaux communicants. Elles restent indépendantes dans la région dorsale où elles deviennent les nerfs intercostaux. Elles s'anastomosent entre elles dans les régions cervicale, lombaire et sacrée en donnant naissance à plusieurs plexus : le plexus cervical, le plexus brachial, le plexus lombaire, le plexus sacré et le plexus coccygien.

Nous allons décrire les uns après les autres les nerfs cervicaux, dorsaux, lombaires, sacrés et coccygien.

Nerfs cervicaux.

Les nerfs cervicaux sont au nombre de huit. Le premier sort du canal rachidien entre l'occipital et l'atlas, le dernier passe par le trou de conjugaison formé par la septième vertèbre cervicale et la première vertèbre dorsale.

Le dernier filet radiculaire du huitième nerf cervical quitte la moelle épinière vers le milieu du corps de la septième vertèbre cervicale cest la la hmite inférieure de la moelle cervicale. Rapportée aux apophyses épnaeuses des vertèbres, cette hmite inférieure correspond, d'après les recherches de Reid, au bord supérieur de l'apophyse épineuse de la septième vertèbre cervicale.

En dehors du trou de conjugaison, chaque nerf cervical se divise en une branche postérieure et une branche antérieure. Les branches posténeures des deux premiers nerfs cervicaux sont plus volumineuses, celles des six derniers nerfs cervicaux sont plus grêles que les branches antérieures correspondantes.

Branches postérieures.

La branche postérieure du premier nerf cervical porte le nom de petit nerf sous-occipital. Elle sort du canal rachidien entre l'occipital et

l'arc postérieur de l'atlas, traverse le triangle formé par le muscle grand droit postérieur de la tête et les deux muscles obliques et se divise- en branches terminales; l'une s'anastomose avec la branche postérieure du deuxième nerf cervical en contournant le muscle grand oblique , tandis que les autres innervent les deux muscles droits et les deux muscles obliques.

La branche postérieure du deuxième nerf cervical beaucoup plus importante porte le nom de grand nerf sous-occipital. Elle sort du canal rachidien entre l'arc postérieur de l'atlas et la lame de l'axis, passe sous le muscle grand oblique de la tête, donne un rameau anastomotique ascendant pour le petit nerf sousoccipital et un rameau descendant pour la branche postérieure du troisième nerf cervical, traverse les muscles profonds de la nuque, le grand complexus et le splenius, et devient souscutanée, tout près de la

FiG 196.

Les rameaux cutanés des branches postérieures des nerfs cervicaux, dorsaux, lombaires et sacrés.

ligne médiane, un peu en dessous de la ligne demi-circulaire supéiieure de l'occipital. Par ses branches terminales ce grand nerf sous-occipital va porter la sensibilité à la peau qui recouvre la région occipitale depuis l'insertion du trapèze jusqu'au sommet de la tête, fig. 196.

Les branches postérieures des six derniers nerfs cervicaux sont plus grêles que les branches antérieures correspondantes. Elles proviennent des nerfs cervicaux immédiatement en dehors du trou intervertébral, se dirigent directement en arrière et un peu en dedans, innervent les muscles de la nuque et traversent près de la ligne médiane les fibres tendineuses du muscle trapèze pour devenir sous-cutanées. Elles se recourbent alors en dehors et portent la sensibilité à la peau qui recouvre la région de la nuque.

Branches antérieures.

Les branches antérieures des quatre premiers -nerfs cervicaux s'anastomosent les unes avec les autres et donnent naissance au plexus cervical.

Celles des quatre derniers nerfs cervicaux et du premier nerf dorsal produisent par leurs anastomoses le plexus brachial.

n pela occ-ipiio^-

Plexus cervical. Le plexus cervical est situé au niveau des apoph5^ses transverses des quatre premières vertèbres cervicales, au-devant des insertions supérieures du muscle scalène postérieur et du muscle angulaire, derrière le bord postérieur du "muscle sterno-cléïdo-mastoïdien. La branche antérieure du premier nerf cervical descend au-devant de l'apophyse transverse de l'atlas pour s'anastomoser avec la branche correspondante du deuxième nerf cervical, formant ainsi une première anse nerveuse. Les branches antérieures des trois autres nerfs cervicaux .passent derrière l'artère vertébrale , puis entre les muscles intertransversaires antérieurs et postérieurs et arrivent au sommet des.

Fig. 197.

Consiitution du plexus cervical.

Grand, nat. 2/3.

CI à CV : Branches antérieures des cinq premiers nerfs cerricaux.

sjrmp : Ganglion cervical supérieur du grand sympathique.

apophyses transverses; là elles s'anastomosent l'une avec l'autre de façon à produire deux anses nerveuses. Les quatres branches cervicales avec les trois anses qui les réunissent forment par leur ensemble le plexus cervical, fig. 197,

De ce plexus ainsi constitué partent trois groupes de branches terminales : des branches anastomotiques , des branches musculaires et des branches cutanées.

I" Branches anastomotiques. Le plexus cervical s'anastomose avec les nerfs voisins,

a) Avec le ganglion cervical supérieur du sympathique au moyen de trois ou quatre branches nerveuses provenant des trois ou quatre premiers nerfs cervicaux.

b) Avec le nerf grand hypoglosse par des filets qui partent de la première anse cervicale,

c) Avec le gangli'on plexiforme du nerf pneumo-gastrique par un fîlet nerveux provenant du premier nerf cervical.

d) Avec la branche externe du nerf spinal au moyen d'un filet nerveux sorti du troisième nerf cervical.

e) Avec la branche descendante du nerf hypoglosse au moyen d'une branche nerveuse assez volumineuse et très longue provenant du deuxième et du troisième nerf cervical. Cette branche anastomotique descend obliquement en bas et en dedans, passe au-devant de la carotide primitive et de la veine jugulaire interne où elle rencontre la branche descendante de l'hypoglosse avec laquelle elle forme une anse nerveuse appelée l'anse de l'hypoglosse. De la convexité de cette anse partent les filets nerveux qui innervent les muscles de la région sous-hyoïdienne, fig. 198.

JJ Avec le plexus brachial par un filet nerveux qui relie le quatrième nerf cervical au cinquième,

20 Branches musculaires. Le plexus cervical fournit des branches motrices à tous les muscles voisins : les muscles intertransversaires antérieurs et postérieurs, le muscle grand droit antérieur de la tête, le muscle petit droit antérieur de la tète, le muscle droit latéral, le long du cou, la partie supérieure des muscles scalène moyen et scalène postérieur, l'angulaire de l'omoplate, le sternocleïdo-mastoïdien et le trapèze (ces deux derniers muscles sont innervés aussi par le spinal). Il innerve encore les muscles de la région sous-hyoïdienne, par des filets qui proviennent de l'anse nerveuse de l'hypoglosse ainsi que nous le verrons en décrivant ce dernier nerf, et le muscle diaphragme. La branche nerveuse qui innerve ce dernier muscle constitue un nerf important appelé nerf phrénique.

Le neyf phrénique naît communément du quatrième nerf cervical, très souvent aussi d'une branche anastomotique entre le quatrième nerf cervical et le cinquième. De son origine il se dirige en bas et en de-

Les nerfs de la région cervicale. Gr. nat. 1/2.

dans, passe sur la face antérieure du muscle scalène antérieur contre lequel il est maintenu par l'aponévrose de ce muscle, pénètre dans la

cage thoracique en passant entre l'artère et la veine sous-clavières en dehors du nerf pneumo-gastrique et du grand sympathique, descend verticalement en bas au-devant du hile du poumon, entre le péricarde et la plèvre, accompagné des vaisseaux diaphragmatiques, le gauche étant situé un peu plus en avant que le droit, et pénètre dans le muscle diaphragme auquel il se distribue.

Près de son origine, le nerf phrénique s'anastomose avec le ganglion cervical inférieur du sympathique et avec le nerf du muscle sousclavier.

Le nerf phrénique n'est pas un nerf exclusivement moteur, il renferme des fibres sensitives qu'il abandonne, sur son trajet à travers la cage thoracique, aux parties voisines du péricai-de et de la plèvre (péricardique, costale et phrénique); quelques filets terminaux donnent également la sensibilité à la partie du péritoine qui recouvre la face inférieure du muscle diaphragme.

3° Branches cutanées. Les branches cutanées contournent toutes la partie moyenne du bord postérieur du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien et se dirigent en haut, en avant ou en bas, fig. 199.

Les branches ascendantes sont au nombre de deux : le nerf petit occipital et le nerf auriculaire principal. Il n'y a qu'une seule branche antérieure : le nerf cervical transverse ou nerf cutané du cou. Les branches descendantes sont plus nombreuses et constituent les nerfs sus-claviculaires.

Le nerf petit occipital provient de l'anse nerveuse reliant le deuxième nerf cervical au troisième. Il monte le long du bord postérieur du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien jusqu'au niveau de la ligne demi-circulaire supérieure de l'occipital, où il se divise en branches terminales qui innervent la peau de la région mastoïdienne et de la région occipitale latérale.

Le nerf auriculaire principal provient du troisième nerf cervical. C'est la branche cutanée la plus volumineuse du plexus. Il contourne la partie moyenne du bord postérieur du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien, se dirige en haut et en dedans, sur la face externe de ce muscle, vers le pavillon de l'oreille, accompagné de la veine jugulaire externe et recouvert par le muscle peaucier. Arrivé vers l'angle du maxilaire inférieur, le nerf auriculaire principal se divise en une branche antérieure qui va innerver la peau de la région parotidéo-masséterine en même temps qu'une partie de la face externe du pavillon de l'oreille, et une branche postérieure qui porte la sensibilité à toute l'étendue de la face interne du pavillon de l'oreille.

Le nerf cutané du cou provient du troisième nerf cervical ; il contourne le bord postérieur du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien pour se diriger horzontalement en avant entre ce muscle et le peaucier. Il passe en dessous

FiG. 199

Branches cutanées du plexus cervical. Gr. nat. 1/2.

de la veine jugulaire externe et, arrivé vers le bord antérieur du sternocléïdo-mastoïdien, il se divise en branches terminales ascendantes qui portent la sensibilité à la peau qui recouvre la région sus -hyoïdienne et en branches terminales descendantes pour la peau de la région soushyoïdienne.

Les nerfs sus-claviculaives proviennent en nombre variable du quatrième nerf cervical. Ils sortent derrière le bord postérieur du muscle sterno-

cleïdo-mastoïdien recouverts par le muscle peaucier. Ils traversent le triangle sus-claviculaire en s'écartant les uns des autres et perforent l'aponévrose cervicale et le muscle peaucier en passant au-dessus de la clavicule. Les fibres les plus internes innervent la peau qui recouvre la poignée du sternum et la partie supérieure du muscle grand pectoral; les fibres moyennes sont destinées à la peau de la paroi thoracique antérieure jusqu'au niveau de la quatrième côte, tandis que les fibres les plus externes se rendent à la peau de la partie supérieure de l'épaule.

Plexus b}-achial. Le plexus brachial est constitué par les anastomoses des branches antérieures des quatre derniers nerfs cervicaux et du premier nerf dorsal. Il commence sur les parties latérales des vertèbres cervicales inférieures et s'étend jusque en dessous de la clavicule où il donne naissance à ses branches terminales. Il a, dans son ensemble, une forme triangulaire à base interne. Celle-ci correspond aux apophyses transverses des vertèbres cervicales inférieures. Formé à ce niveau par les cinq branches nerveuses indépendantes, le plexus brachial est situé au-dessus de la première côte, au-dessus et en arrière de l'artère sous-clavière, dans l'espace triangulaire compris entre le muscle scalène antérieur et le muscle scalène moyen. De là, les branches constitutives se dirigent en bas et en dehors en s'anastomosant les unes avec les autres d'une façon quelque peu variable et produisent, en dessous de la clavicule, trois troncs volumineux, deux antérieurs et un postérieur, d'où partent les branches terminales. La disposition la plus commune est la suivante, fig. 200.

Le cinquième nerf cervical s'anastomose d'abord avec le quatrième nerf cervical, puis se réunit au sixième nerf cervical pour former un nerf volumineux. Celui-ci, après un trajet d'une longueur variable, se divise en une branche antérieure et une branche postérieure.

Le septième nerf cervical reste d'abord indépendant des nerfs voisins, puis il se divise en une branche antérieure et une branche postérieure.

Le huitième nerf cervical se réunit au premier nerf dorsal. Le tronc qui en résulte se divise également en une branche antérieure et une branche postérieure.

Les trois branches postérieures se réunissent en un tronc volumineux : c'est le tronc posUrieur d'où partent, comme branches terminales, le nerf circonflexe et le nerf radial.

La branche antérieure du septième nerf cervical se réunit avec la branche correspondante provenant du tronc formé par les cinquième et sixième nerfs cervicaux, povir constituer le tronc antéro-exteyne d'où partent, comme branches terminales, le nerf musculo-cutané et la racine externe du nerf médian.

FiG. 200.

Constitution du plexus brachial. Gr. nat. 1/2.

La branche antérieure provenant du huitième nerf cervical et du premier nerf dorsàl reste indépendante et devient le tronc antéro-interne ; celui-ci donne naissance à quatre branches terminales : la racine interne du nerf médian, le nerf cutané brachial interne, l'accessoire du cutané brachial interne et le nerf cubital.

Les branches du plexus brachial se divisent en branches anastomotiques, en branches collatérales et en branches terminales. Les branches collatérales elles-mêmes peuvent se subdiviser en deux groupes : celles qui proviennent du plexus au-dessus de la clavicule dans le triangle sus-claviculaire et celles qui proviennent du plexus en dessous de la clavicule dans le creux axillaire.

1° Branches anastomotiques. Chaque nerf cervical un peu en dehors du trou de conjugaison, avant la constitution même du plexus, est relié au ganglion voisin du sympathique par un ou deux rameaux communicants. Cette anastomose se fait avec le ganglion cervical moyen pour

les cinquième et sixième nerfs cervicaux, avec le ganglion cervical inférieur pour les septième et huitième nerfs cervicaux, et avec le premier ganglion thoracique pour le premier nerf dorsal.

Le cinquième nerf cervical est relié à la branche inférieure du plexus cervical par une anse nerveuse d'où sort souvent le nerf phrénique.

2° Branches collatérales, a) Branches siis-claviculaires. Au-dessus de la clavicule le plexus brachial fournit le nerf du muscle sous- clavier, le nerf scapulaire supérieur, le nerf thoracique postérieur, le nerf thoracique latéral ou nerf respiratoire de Ch. Bell et les nerfs thoraciques antérieurs.

Le nerf du muscle sous-clavier est très grêle. Il provient du tronc antéro-extérne du plexus descend verticalement en bas au-devant du muscle scalène antérieur un peu en dehors du nerf phrénique, passe derrière la clavicule et va se terminer dans le muscle sous-clavier.

Le nerf scapulaire supérieur, assez volumineux, provient du tronc postérieur du plexus. Il se dirige transversalement en dehors longeant le bord postérieur de la clavicule, accompagné de l'artère scapulaire supérieure. Il passe sous le muscle trapèze, arrive au bord supérieur de l'omoplate, traverse le trou coracoïdien et pénètre dans la fosse sus-épineuse où il donne des filets au muscle sus-épineux. Il contourne ensuite le bord externe de l'épine de l'omoplate, abandonne quelques filets à l'articulation scapulo-humérale, puis se termine dans le muscle sous-épineux.

Le nerf thoracique postérieur provient du cinquième nerf cervical, il se dirige en arrière en traversant les muscles scalène moyen et scalène postérieur, descend entre ce dernier muscle et l'angulaire de l'omoplate auquel il fournit quelques rameaux, puis se termine dans le muscle rhomboïde.

Le nerf thoracique latéral ou nerf respiratoire de Ch. Bell présente deux racines ; l'une provient du sixième et l'autre du septième nerf cervical. Ces racines se dirigent en arrière, traversent le scalène moyen puis se réunissent en un tronc unique. Celui-ci passe derrière la clavicule, descend le long de la face latérale de la cage thoracique entre le muscle sousscapulaire et les pectoraux, appliqué sur la face externe du muscle grand dentelé qu'il innerve.

Les nerfs thoraciques antérieurs ou nerfs pectoraux sont au nombre de deux. L'un, destiné au grand pectoral, provient du tronc antéro-externe du plexus ; il passe derrière la clavicule, au-devant de l'artère axillaire

et va se terminer dans le muscle grand pectoral. L'autre, destiné au muscle petit pectoral, provient du tronc antéro-interne du plexus, passe derrière l'artère axillaire, s'anastomose avec le nerf du muscle grand pectoral, puis se termine dans le muscle petit pectoral. Quelques filets nerveux traversent ce dernier muscle pour se rendre également dans le grand pectoral.

ip. corne.

FiG. 201.

Quelques branches collatérales et terminales du plexus brachial.

b) Branches sous-claviculaives. En dessous de la clavicule le plexus brachial fournit les mrfs sous-scapulaires , fig. 201. Ceux-ci sont au nombre de trois et proviennent du tronc postérieur du plexus. Ils

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descendent en bas au-devant du muscle sous-scapulaire et se terminent : le premier dans la partie supero-interne du muscle sous-scapulaire, le deuxième dans la partie externe du même muscle et dans le muscle grand rond, le troisième le plus volumineux s'épuise dans le muscle grand dorsal.

3° Branches terminales. Les branches terminales proviennent du plexus brachial au niveau de l'articulation scapulohumérale. Elles sont au nombre de sept : le nerf musculo-cutané, le nerf médian, le nerf cutané brachial interne, le nerf accessoire du cutané interne et le nerf cuhital forment le groupe superficiel. Ils proviennent des deux troncs antérieurs. Le nerf radial et le nerf axillaire ou nerf circonflexe provenant du tronc postérieur forment le groupe profond.

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Nerf musculo-cuiané. C'est la plus externe de toutes les branches terminales du plexus brachial. Avec la racine externe du nerf médian, elle provient du tronc antéro-externe du plexus. Ce nerf se dirige en bas et en dehors en passant au-devant du tendon du muscle sous-scapulaire, perfore le muscle coraco-brachial, se met entre le biceps et le brachial antérieur et longe ainsi toute la région antérieure du bras, FiG. 201. Au pli du coude il occupe le bord externe du tendon du biceps, traverse l'aponévrose du bras et devient sous-cutané. Il se divise alors en deux branches terminales dont l'une passe devant et l'autre derrière la veine médiane céphalique; ces branches vont porter la Les nerfs cutanrsdeTa'^ace antérieure sensibilité à la peau qui recouvre la région du membre supérieur. antéro-externe de l'avant-bras depuis le pli

- co.ae .... -

it. médiat

FiG. 202.

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Nerf médian. Il provient du plexus brachial par deux racines qui se continuent avec les deux troncs antérieurs du plexus. Ces racines se

réunissent en bas en un tronc unique de façon à circonscrire un V ouvert en haut et en dedans dans lequel chemine l'artère axillaire. A son origine le nerf médian est situé un peu en dehors de l'artère axillaire, entre le nerf musculo-cutané qui est en dehors et le nerf cubital qui est en dedans. Il descend, avec l'artère humérale, le long du bord interne du bras, dans l'interstice qui sépare le biceps du brachial antérieur. Placé d'abord au-devant et un peu en dehors de l'artère le nerf médian passe insensiblement au-devant puis en dedans de l'artère. Arrivé au pli du coude il repose sur le muscle brachial antérieur , il passe alors en dessous d'une arcade aponévronétique formée par le muscle rond pronateur, croise l'artère cubitale qui devient interne et se met sur la ligne médiane, dans la région antérieure de l'avant-bras, entre le muscle fléchisseur superficiel et le muscle fléchisseur profond. Près de l'articulation radio-carpienne il devient sous-aponévrotique, étant situé entre le tendon du grand palmaire et celui du petit palmaire. Il passe sous le ligament FiG. 203. annulaire antérieur du carpe au-

ILes branches du nerf médian dans la région devant des tendons des fléchisanterieure de l'avant-bras. Gr. nat. 1/2.

seurs et, arrivé dans la paume cde la main, il se divise en branches terminales.

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Bi-anches collatérales. Le long du bras, le nerf médian ne fournit aucune branche collatérale. Au pli du coude il fournit quelques rameaux articulaires au ligament antérieur de l'articulation, puis, le long de l'avantbras, un grand nombre de branches collatérales destinées à innerver tous les muscles de l'avant-bras, à l'exception du muscle cubital antérieur et de

la partie interne du muscle fléchisseur profond qui reçoivent leur innervation du nerf cubital. Toutes ces branches naissent du nerf médian un peu en dessous du pli du coude, fig. 203.

La branche destinée au muscle carré pronateur est longue et grêle, elle porte un nom spécial : c'est le nerf intevosseux antérieur. On le trouve sur la face antérieure du ligament interosseux, accompagné de l'artère et des veines interosseuses, entre le muscle fléchisseur profond des doigts et le long fléchisseur propre du pouce. Il se termine dans le muscle carré pronateur et donne quelques filets à l'articulation radio-carpienne.

Un peu au-dessus de l'articulation radio-carpienne, le nerf médian fournit encore une branche cutanée :

le rameau cutané palmaire ; celui-ci traverse l'aponévrose antibrachiale pour devenir sous-cutané, passe au-devant du ligament annulaire antérieur du carpe et se distribue à la peau de l'éminence thénar et à la peau de la paume de la main.

Branches terminales. En dessous du ligament annulaire antérieur du carpe, le nerf médian se résout en cinq branches terminales, fig. 204.

Les nerfs superficiels à la face palmaire de la main.

La première, très courte, se rend dans l'éminence thénar pour y innerver les trois muscles : court abducteur, court fléchisseur et opposant. La deuxième branche longe le tendon du muscle long fléchisseur propre du pouce et se subdivise en deux branches plus grêles dont l'une va porter la sensibilité au bord externe du pouce : nerf collatéral palmaire externe du pouce et l'autre innerve la peau du bord interne du pouce : nerf collatéral palmaire interne.

La troisième branche innerve le premier lombrical et donne la sensibilité au bord externe de la face palmaire de l'indicateur : nerf collatéral palmaire externe de l'index.

La quatrième branche descend dans la paume de la main, innerve le deuxième muscle lombrical et se subdivise en iterf collatéral palmaire interne de l'index et nerf collatéral palmaire externe du médius.

La cinquième branche innerve quelquefois le troisième muscle lombrical, s'anastomose avec la branche superficielle du nerf cubital, puis se subdivise en nerf collatéral palmaire interne du médius et nerf collatéral palmaire externe de l'annulaire.

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