A MACHINE PARLANTE AMEUICAIlnE DE M. FABEK
2° Celle de Yo fait encore mouvoir ces cinq diaphragmes, mais avec des hauteurs différentes, et ferme un peu la bouche ;
0° Celle de Vu en fait autant, mais la bouche est plus fermée;
4*^ Celle de r/ fait mouvoir un seul diaphragme, met le bout de la langue en Tair et ouvre davantage la bouche ;
5° Celle de Ve fait mouvoir les six diaphragmes, soulève la langue plus en arrière et ouvre encore plus la bouche ;
6° Celle de 17 fait mouvoir cinq diaphragmes, place la langue contre le palais et ouvre encore plus la bouche ;
7' Celle de 1'?^ fait mouvoir les six diaphragmes, le tourniquet, place la langue moins haute ctouvre moins la bouche ;
8° Celle du v fait mouvoir cinq diaphragmes, ferme presque les lèvres et maintient la langue en bas;
9° Celle de ly effectue l'abaissement de l'appendice circulaire de la lèvre supérieure, et ferme presque entièrement la bouche ;
10° Celle de Y s fait mouvoir seulement trois diaphragmes, ferme à moitié la bouche et soulève à moitié la langue ;
11° Celle du ch fait mouvoir trois diaphragmes, maintient la bouche à moitié fermée et abaisse davantage la langue;
12" Celle du b soulève cinq diaphragmes, ferme la bouche et place la langue tout à fait en bas ;
15"' Celle du d soulève six diaphragmes, ferme aux trois quarts la bouche et soulève un peu la langue ;
14'' Celle du g soulève cinq diaphragmes, ferme la
LA MACHINE PARLANTE AMERICAINE DE M. FaBER. 555
bouche aux trois quarts et abaisse complètement la langue ;
Vm s'oblient en abaissant la touche du b, et en ouvrant la soupape du conduit qui donne les effets de nez ;
L'n s'obtient en abaissant la touche d et en agissant de même sur la soupape des effets de nez ;
Vfi s'obtient avec la touche de i's, mais en abaissant la pédale qui agit sur le larynx et qui en réduit de moitié l'ouverture.
Les autres lettres de l'alphabet étant des sons composés sont rendues par des combinaisons des lettres précédentes.
Les paroles prononcées par cette machine, quoique distinctes, sont dites sur un ton uniforme et traînant qui aurait dû, ce me semble, exclure l'idée d'une supercherie. Plusieurs même sont loin d'être bien distinctes ; mais ces résultats n'en sont pas moins extrêmement remarquables, au point de vue scientifique, et quand on considère la somme d'études et d'expériences qu'il a fallu entreprendre pour arriver à combiner tous ces dispositifs, on se demande comment les physiciens n'ont pas prêté une plus grande attention à une machine aussi intéressante.
Quant à l'exécution mécanique, on ne saurait trop admirer avec quelle simplicité et quelle ingéniosité tous les mouvements compliqués des différents organes vocavx ont été reliés aux touches du clavier, dont le jeu a été calculé de manière à ne faire agir tel ou tel organe que juste delà quantité nécessaire pour produire l'effet voulu. Pour obtenir ce résultat, les touches du clavier ont des longueurs régulièrement croissantes, afin de fournir pour un même abaisse-
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ment, des effets mécaniques différents sur les tiges commandant le jeu des mécanismes, et comme la plupart de ces touches doivent réagir à la fois sur presque tous ces mécanismes, mais dans des conditions différentes, les tiges de transmission de mouvement sont adaptées à des leviers articulés rangés les uns à côté des autres, et qui émisent à angle droit les touches du clavier. En adaptant à celles-ci des taquets de différentes hauteurs à leurs points de croisement avec les leviers, on peut donc obtenir la mise en action simultanée de plusieurs mécanismes dans les conditions qui conviennent aux effets qui doivent être produits. Pour rassurer le public sur les prétendus effets de ventriloquie que l'on a invoqués, il suffira de dire que j'ai pu moi-même fcdre parler la machine.
Système d'avertisseur téléplionifiiic de II. Perro-
doii. — Dernièrement le capitaine d'artillerie Perrodon a perfectionné le système de MM. Dutertre et Gouault en provoquant l'appel de la part du téléphone lui-même. Il lui a suffi pour cela d'adapter devant le diaphragme un ressort de contact disposé de manière à constituer avec ce diaphragme et le système électromagnétique un trembleur. Les vibrations produites sont alors assez énergiques pour faire retentir un téléphone ordinaire et faire entendre l'appel malgré les bruits extérieurs.
Ce système a été disposé de différentes manières. Dans l'une de ces dispositions, une lame étroite de papier d'étain est collée à la surface extérieure du diaphragme, et l'extrémité du fil de la bobine du téléphone est reliée, en dessous de^la paroi interne de l'embouchure, à un fil d'argent soude à une lame de ressort, et qui constitue le contact du trembleur. Cette
lame de ressort, légèrement courbe, est fixée au-dessous de l'un des boutons d'atlache du téléphone et se termine à son bout libre par une vis de réglage qui permet de régler l'écart des pièces de contact et de dis poser l'appareil en organe téléphonique. Il suffit pour cela de retirer cette vis et de l'introduire dans un écrou qui établit la liaison directe entre la ligne et la bobine de l'appareil. Un téléphone ordinaire peut élro facilement transformé dans ce système.
Dans une autre disposition, c'est le téléphone à miroir de M. Courtot qui a été mis à contribution, et l'on a adapté à travers le bois de l'embouchure une sorte de pédale à ressort, terminée par un fil d'argent recourbé et portant à moitié de sa longueur un doigt qui peut prendre contact sur une équerre soudée sur le diaphragme. La pile est mise en rapport avec le ressort de la pédale, et l'un des bouts du fil de la bobine du téléphone communique, comme précédemment, avec le diaphragme. Quand on veut aveitir, on presse la pédale, et immédiatement la pile est mise en communication avec le fil d'argent qui constitue un trembleur avec le diaphragme, et une vibration électrique est transmise à travers le circuit, laquelle vibration détermine l'appel. Quand, au contraire, on veut recevoir, on laisse la pédale revenir à sa position normale, et le doigt de cette pédale, touchant le contact en rapport avec le diaphragme, établit la communication directe entre les deux téléphones tout en coupant le contact du fil d'argent avec le diaphragme, ce qui empêche la pile d'agir.
Les expériences faites avec ces appareils à Técole de tir d'Orléans, à une distance de 6000 mètres, ont, à ce qu'il paraît, bien réussi.
Parleur uiicrophoniqtie de M. Vnrey. — M. Yarey
a établi dernièremenl un parleur microphoniqiie qui a produit de bons résultats, et dans lequel il a conservé le principe du microphone représenté fig. 59. C'est une sorte de tabatière à l'intérieur de laquelle est disposé le système des trois charbons du microphone vertical et dont le couvercle est constitué par une lame mince de mica, de corne ou d'ébonite. Cette tabatière est articulée sur deux bras qui permettent de l'incliner dans la position la plus commode pour parler et en même temps de régler la sensibilité de l'instrument; une petite pile de deux éléments à chlorure d'argent de Gaiffe, logée dans le socle servant de support à l'appareil, permet de faire fonctionner le microphone sans qu'on ait à s'en préoccuper. De celte manière, le parleur microphonique peut être employé comme un téléphone ordinaire et n'est pas affecté par les mouvements de l'air ; il n'y a que les vibrations sonores qui puissent réagii*.
Parleur niicrophoiiique de M. Fitch. — Ce parlcUP
qui a fourni, d'après M. Pope, d'exellents résultats en Amérique, n'est que le téléphone à charbon d'Edison réduit à sa plus simple expressiou ; c'est une petite boite cylindrique munie d'une embouchure dans le genre de celle représentée fig. 28 et qui renferme deux disques de charbon de même diamètre qu'elle, que soutient au fond de la boite une sorte d'enveloppe en feutre composée de fibres laineuses. Des fils métalliques incrustés dans une gouttière évidée sur la circonférence des disques de charbon, les mettent en rapport avec le circuit et la pile, et la transmission s'effectuepnr l'effet des vibrations du disque supérieur
LE TtLÉPJIONE. 22
qui reçoit directement et sans l'intermédiaire d'aucun diaphragme métallique l'aclion de la voix. Ces vibrations, pouvant se développer librement, en raison de l'élaslicité du coussin de feutre sur lequel est appuyé le charbon inférieur, déterminent à la surface de contact des deux charbons les modifications d'intensité du courant nécessaires à la reproduction de la parole, et d'une manière analogue aux autres microphones.
Naturellement une bobine d'induction est mise à contribution quand le circuit est long, et les effets d'induction des fils voisins sont atténués au moyen de deux rhéostats introduits dans le circuit à ses deux extrémités.
Téiépiiooe de M. Me. Tîgiie. — Dans cc téléphone, qui est à diaphragmes multiples, l'aimant est en fer à cheval, et les bobines, au lieu d'être placées sur les pôles de cet aimant, sont remplacées par une bobine unique fixée sur un noyau de fer qui est interposé entre de larges appendices polaires adaptés aux deux pôles de l'aimant. Ces appendices sont constituées par des lames minces qui jouent le rôle de lames vibrantes.
Encore quelques mots sur la théorie du téléphone.
— Tandis qu'à l'exemple de certain sceptique de l'académie des sciences, M. Navez persiste à soutenir, malgré les preuves. les plus évidentes de leur insuffisance, les premières idées qu'en l'absence de documents plus complets on s'était faites sur le mode d'action du téléphone, la plupart des savants qui s'occupent de celte question, reviennent maintenant
à noire opinion, et reconnaissent, comme nous, que plusieurs causes sont en jeu dans la reproduction de la parole dans cet étonnant instrument. Voici en effet ce que dit à ce propos M. Flccming-Jenkin dans la nouvelle édition de son ouvrage sur l'éleclricité et le magnétisme :
« Un fait très-singulier, dit-il, a été découvert par plusieurs personnes qui ont reconnu que non-seulement les substances non magnétiques et non conductrices peuvent être substituées aux diaphragmes des téléphones récepteurs, mais encore que ceux-ci peuvent même fonctionner, quoique très-faiblement, il est vrai, sans aucun diaphragme. Dans ce cas, il est bien évident que ce sont les sons découverts par Page qui sont en jeu, et qu'ils sont fournis par l'aimant lui-même, dans lequel chacun des mouvements moléculaires constitue la source du bruit produit. Ce son devient articulé dés que sa croissance et sa décroissance peuvent suivre l'action croissante ou décroissante de la voix qui le détermine à la station de transmission. Il est certain que quand les courants transmis résultent de l'action du diaphragme de Bell, les sons dus aux effets de Page doivent correspondre à ceux que donneraient des diaphragmes de fer qui seraient adaptés aux appareils récepteurs ; de sorte que quand un téléphone est muni d'un diaphragme de fer, on entend par le fait deux voix : la voix du diaphragme, qui est forte, et la voix de l'aimant, qui est faible. Quand on substitue au disque de fer un disque de bois, celui-ci agit comme une caisse résonnante pour l'effet Page, et quand ce disque est en métal, 1 induction qui s'y trouve développée par les modilications magnétiques, tend à la faire vibrer, ce qui développe une troisième source de son que l'on pourra appeler l'effet d'Ampère. Enfin, une quatrième source de son pourra résulter des effets produits dans le fil lui-même par suite des changements d'intensité du courant. Ces sons, d'abord observés par M. De la Rive, ont été étudiés depuis par M. Fergusson, d'Edimbourg. » (Voir le Telefjraphic-Journaldu\^'no\emhre\SlS, p. 440).
La seule différence qu'il y ait entre l'opinion de M. Fleeming- .lenkin et la mienne, c'est que ce savant attribue la plus grande
puissance sonore qu'acquiert un téléplione muni d'un diaphragme de fer à la prépondérance des sons de ce dernier, tandis que je la considère comme étant principalement le résultat de Taccroissement de Ténergie du système magnétique tout entier, déterminée par la réaction des deux pièces magnétiques l'une sur l'autre, circonstance qui n'a pas été prise en considération par M. Fleeming-Jenkin. Si on pouvait isoler les deux effets, il est probable que les sons produits isolément par chacun des deux organes seraient semblables, puisque dans les actions magnétiques la réaction est sensiblement égale à l'action. Mais comme ils sont associés, il devient difficile d'attribuer à chacun la part qui lui incombe dans l'effet général observé. D'ailleurs, il pourrait même se faire que les sons du diaphragme fussent plus forts et plus distincts, en apparence, que ceux de l'aimant, en"raison delà plus grande proximité du diaphragme de Toreille et parce que les effets de magnétisation et de démagnétisation se produisent alors d'une manière plus facile, en raison de la moindre masse de la matière magnéliciue.
« Quant à la question de savoir s'il y a ou non déplacement des surfaces dans le diaphragme et l'aimant, je crois qu'elle est très-complexe ; mais il me paraît impossible d'admettre que ce déplacement n'existe pas, puisque, en définitive, il faut que l'air qui sert de véhicule au son entre l'oreille et la source sonore soit mis en vibration -, mais ce déplacement peut être eflectué d'une toute autre manière que par l'effet d'une flexion. Admettons que les molécules magnétiques de ces corps se rapprochent par suite de la magnétisation et tendent à diminuer l'intervalle inter-moléculaire qui les sépare, il en résultera aux points de la surface du corps correspondant à ces intervalles, un exhaussement qu équivaudra à un déplacement de surface, et quiagira comme s'il y avait par le fait un mouvement de flexion. Au moment de la démagnétisation, il se produira une dépression au lieu d'un exhaussement, et le mouvement vibratoire se trouvera ainsi déterminé sans qu'il y ait eu attraction électro-magnétique, et ce sont précisément ces vibrations que j'ai appelées vibrations moléculaires. Est-ce à dire pour cela que ces attractions ne puissent exister ? Evidemment non, car elles peuvent réagir conjointement avec les vibrations moléculaires quand la force électrique est capable de les produire. On a prétendu que j'avais sous ce rapport
changé de manière de voir; mais en se reportant à ma communication du 4 mars à l'Académie, on pourra s'assurer que j'ai toujours soutenu cette thèse. En effet, après avoir exposé mes idées sur les sons produits par le noyau magnétique et sur le rôle du diaphragme, je termine en disant : « Cette hypothèse n'exclut « d'ailleurs en rien l'effet phonétit{ue des vibrations mécaniques « qui pourraient se produire et qui viendraient ajouter leur ac- « lion à celle des noyaux magnétiques. » (Voiries Comptes rendm, tome LXXXVI, page r)M).)
« Du reste, la reproduction des sons par un condensateur, par de simples bobines et par un microphone à charbon m'ont démontré que l'action analysée précédemment devait être généralisée, et j'ai indiqué, p. 151, comment elle devait être alors comprise. »
Au moment de clore notre volume, nous lisons dans le Télégraphie journal Au. 15 nov. un article de M. Hughes qui a d'autant plus lieu de nous surprendre que non-seulement il combat toutes les idées qu'il a toujours émises, mais encore que toutes les expériences qu'il cite n'ont riende concluantpuisqu'ellesont été faites dans des conditions ou les attractions électro-magnétiques doivcîit forcément se manifester . l[ emploie en effet les courants voltaïques résultant d'une pile de trois éléments Daniell. Or pour apprécier les vibrations transversales résultant dans ce cas de l'attraction, il n'est pas besoin de toutes les expériences qu'il indique ; on les sent à la main. Mais ce qui est curieux, c'est que ses nouvelles expériences lui ont fait perdre de vue les effets de son microphone récepteur! D'un autre côté il a évidemment oublié que les courants enjeu dans un téléphone Bell sont incapables de faire fonctionner un galvanomètre même très-sensible.
Microphone de M. PoUard. — Ce microphone qui a été combiné de plusieurs manières est essentiellement constitué par une tige de charbon soutenue horizontalement par un fil et maintenue appuyée contre deux autres n.iorceaux de charbon disposés verticalement.
Le montant vertical de la potence qui soutient le fil peut tourner autour de son poini d'attache avec le sup-
port, et permet par conséquent de régler la pression du charbon horizontal sur les charbons verticaux. Il paraît que cet appareil est extrêmement sensible et dans de meilleurs conditions que ceux que l'on construit ordinairement, car le réglage est effectué sur deux contacis au lieu de l'être sur un seul.
Pour être juste, je dois dire que M. Voisin, l'un des auteurs du briquet électrique que tout le monde connaît, m'avait envoyé le croquis d'une disposition à peu près semblable quelque temps avant M. Pollard ; je n'en n'avais pas parlé dans ma première édition, parce que les formes de microphones sont si variées qu'il devient oiseux de les décrire toutes ; mais en raison de l'importance qu'y a attachée M. Pollard, j'ai cru devoir en dire ici quelques mots.
Je profite de la circonstance pour rappeler aussi que M. Dutertre avait employé une disposition du môme genre dans le microphone auquel il avait donné le nom de microphone Dolmen. C'étaient trois morceaux de coke placés à la manière d'un dolmen, c'est-à-dire deux morceaux de coke mis en rapport avec les deux branches du circuit, et surmontés du troisième morceau qui formait table au-dessus d'eux. Cet appareil, d'après ce que m'a écrit M. Gouault, transmettait bien la parole. Dans tous les cas, il était, comme celui de M. Blyth qui est venu après lui, d'une simplicité merveilleuse.
Ce microphone ainsi qu'un autre composé de deux bouts de crayon de plombagine posés sur la boîte d'une montre et réunis par une pièce de monnaie, ont été montrés à la Société industrielle de Rouen le P' février 1878 et publiés dans le Bulletin de cette Société au procès verbal de cette séance. Tl paraîtrait même
que ces appareils auraient été exibés par M. Gouault dans une conférence faite à Dieppe le 15 janvier 1878.
Éiectrophone de Ji. Acier. — M. Adcp vient de Construire un nouvel appareil téléphonique très-remarquable, qui permet de reproduire la parole et le chant à distance dans des conditions tout à fait exceptionnelles et par des moyens très-simples. C'est un tambour d'environ 15 centimètres de diamètre sur lequel est tendue d'un coté seulement une feuille de papier parchemin, au centre de laquelle sont fixées, suivant une circonférence de six centimètres de diamètre, six petites armatures de fer blanc de un centimètre de longueur sur deux millimètres de largeur. Enfacede ces armatures sont fixés par l'intermédiaire d'une circonférence de bois qui les soutient, six électroaimants microscopiques dont ladistance aux armatures peut être réglée au moyen devis. Ces électro-aimants en fer à cheval ont douze millimètres de longueur de branches , quatre millimètres de diamètre y compris les bobines, et le noyau magnétique est d'un millimètre et demi environ. Ils sont tous reliés les uns aux autres et agissent simultanément sous l'influence seule du courant de la pile. Le transmetteur est celui du même inventeur que nousavons décrit page 117. On peut avec cet appareil entendre la parole à une distance de cinq ou six mètres, et les chants se font entendre beaucoup plus fortement qu'avec le condensateur chantant . Grâce à la simpliciié de sa disposition, cet appareil peut être livré à très-bon marché.
I Les résultats extraordinaires que fournit ce téléphone sont dus à la petitesse des électro-aimants qui, conformément à notre manière devoir, fournissent des
effets magnétiques beaucoup plus rapides que les électro-aimants plus volumineux. M. Adcr vient, du reste, de faire un petit téléphone ordinaire basé sur ce principe qui donne des sons beaucoup plus forts que les autres.