‹ Le Tʾai chan; essai de monographie d'une culte chinoisChapitre 96 sur 109 · C.C., vol. 111, p · texte numérisé non relu

C.C., vol. 111, p

2) Ts'ien Han chou^ chap. X, p. 2 r° : (

11 est vrai que l’empereur Tch'eng ne faisait ce

sacrifice que parcequ’on lui avait persuadé que le texte du Chao kao 1 y autorisait {Ts'ien Han chou^ chap. XX\ , b, p. 5 cela prouve simplement que les lettrés d’alors interprétaient ce texte en admettant que les deux bœufs qu’il mentionne étaient offerts, l’un au Ciel, l’autre à la Terre.

le seul sacrifice au Ciel. En définitive, le texte du Chao kao me paraît signifier que le duc de Tcheoii immola dans la banlieue de la nouvelle ville deux boeufs, l’un destiné au Ciel, l’autre à Heou tsi qui était associé au Ciel dans les cérémonies religieuses ; puis il sacrifia un bœuf, un mouton et un porc au dieu du sol dans l’intérieur de la ville. Il n’est donc là point question d’un sacrifice à la Terre.

En réalité, de quelque obscurité que les discussions des lettrés aient entouré ce problème, il ne semble pas que le sacrifice à la Terre remonte à une haute antiquité. Ce n’est guère qu’à l’époque des Han que nous voyons se former nettement la conception de la Terre mère par opposition au Ciel père; c’est sous l’empereur Won (140 — 87 av. J.-C.) que se constitue le culte de la souveraine Terre à Fen-yin où la Terre était adorée sous le forme d’une femme ‘) ; c’est alors aussi que, pour la première fois, nous rencontrons dans un hymme rituel une épithète qui ne nous laisse plus de doute sur le sexe de la divinité: „la souveraine Terre

l) Le sanctuaire de la Souveraine Terre

était à 10 li au N. de la sous-préfecture actuelle de Yottg-ho (préfecture de P'ou-tcheou^ province de C/tan-si). Il fut établi en l’an 113 av. J.-C. par l’empereur IVoti dans l’intention expresse de faire que le culte à la Terre correspondît au culte qu’on rendait au Ciel dans la banlieue (cf. Sseu-ma Ts'ien^ trad. fr., t. III, p. 474 — 476). Lorsque l’empereur Tch'eng se résolut en 31 av. J.-C., à instituer le sacrifice à la Terre dans la banlieue du Nord, il n’eut qu’à transférer à Tch'ang-ngan le culte qui s’était jusqu’alors célébré à Fen-yin. Le Kieou T'ang chou (chap. XXIV, p. 9 r°) nous apprend que la

statue qui se trouvait sur la butte Ckouei à Fen-yin était une statue de femme :

^ m 1.^ B ±m, vnm

rieurement (c. à d. avant le règne de l’impératrice JFou Tso-t'ien (684 — 704),

il y avait Sur (la butte) Chouei le sanctuaire de la souveraine Terre ; on y

avait modelé une statue de femme.” Dans ce texte, l’édition de Chang-hai

(i888) du Kieou T'ang chou écrit li le mot qu’il faut vraisemblablement lire m (cf. Sseu-ma Ts'ien.^ trad. fr., t. III, p. 476, n. 3).

est l’opulente mère A partir de ce moment, le culte du Ciel et de la Terre prend une importance prodigieuse; son dualisme naturiste qui embrasse tout l’univers apparaît comme l’expression suprême de la religion.

Cependant, à côté de ces divinités colossales qui éclipsent toutes les autres par leur éclat, continuent à subsister les antiques dieux du sol et des moissons et le temple ancestral, témoins des croyances les plus invétérées de la race. Ils représentent les sentiments primitifs du laboureur qui, dans sa rude tâche journalière, comptait sur l’appui surnaturel de ses ancêtres comme un enfant se confie en son père, et qui implorait la clémence du sol natal pour que des cataclysmes imprévus ne vinssent pas ruiner 1 espoir de ses jeunes moissons. Ce culte local et familial est le substratum le plus profond de la pensée religieuse en Chine: rien n’est plus près des origines que le dieu du sol et le temple ancestral.

Ts'ien^ trad. fr., t. III, p. 614.

Han chou, chap. XXII, p. 8 v°; Sseu-ma

INDEX GÉNÉRAL

A-che-na l»f Æ SR , nom de !

famille de kagans turcs, 230.

A-che-na Bien [5^ ,

kagan des Turcs occidentaux j réfugié à la cour de Chine, 230.

A-che-na Mi che S

kagan des Turcs occidentaux, 230.

A-che-na ïuan-k’ing ^

, kagan des Turcs occidentaux, 230.

A-che-tb W Æ fi. nom de

famille d’un ambassadeur turc qui assista au sacrifice fong en 725 p.C., 230.

A-yi , déesse qu’on adorait

au pied de la montagne Chaoche, 200, 2or.

Acacia de l’époque des T’ang, dans le Tai miao de T’ai-ngan fou, 144, 146.

Amitabha, 104 où le nom de Maitreya est substitué à celui d’ Amitabha par erreur.

Ànanda, un des deux çramanas figurés communément à côté du Buddha, 87, 119.

Ao-lou ^ , circonscription

militaire à l’époque Mongole, 360, 382, 383.

Arbre. — Arbres des Han et des T’ang dans l’enceinte du Tai miao de T’ai-ngan fou, 141, 142, 144, 145, 146. — Arbre auquel Ts’in Che houang ti conféra le titre de „grand officier du cinquième degré”, 18, 76. — Arbre représentant dans l’antiquité le dieu du sol, 466-476, 485, 490.

Autel du sacrifice fong au sommet de la montagne 20, 22-25, 162-163, 167, 176, 177) 183-184, 192, 193-194, 195, 226, 238, 239, 242, 250, 252, 260. — Autel du .sacrifice fong au bas de la montagne WüiEJt ou autel pour annoncer l’arrivée de l’empereur ^ 99) 178,

i) Les chiffres renvoient aux pages du volume; les chiffres suivis d’un astérisque » indiquent la page où se trouvent les caractères chinois correspondant a un certain mot.

INDEX GÉNÉRAL

181-183, 192-196, 197, 226, 1 234, 239, 243,250,259,260.— Autel du sacrifice chan au bas de la montagne jflp , I 21, 184, 192, 194-197) 229,

234, 239, 243, 259. — Autel de l’audience plénière ^ ||^ i 196, 201, 230, 234, 242, I 243, 257, 259.

Avalokiteçvara, 79, 118.

Bassins quadrangulaires et circulaires dans la cour du Tai miao,

Bœuf, rite de la flagellation du

bœuf au début du printemps,

Bûcher, rôle du bûcher dans la cérémonie fong, 208-216, 248,

Chambre à coucher de la Pi hia yuan kiun, 66, 69. — de la femme du dieu du T’ai chan,

Chan jjip, sacrifice solennel à la Terre, 3, 6, 14, 16-18, 20-22, 25) 26, 48, 49, 104, 112, 114, 120, 142, 152, 158-161, 168- 171, 174, 177-180, 184, 186, 191-195. 197-204, 206, 211, 216, 234-238, 242, 244, 246, 248, 256, 260, 261, 310, 311, 314, 318, 319, 321, 323, 332, 335-338, 341, 342, 359, 389- 393, 400.

Chan hou chou ÏHI] ^ , branche

de corail, 127.

Chan-si [Jj , province, 79, 86, 418, 458, 471, 524.

Chàn-si ^ , province, 234, 416, 419, 420, 471.

Chan tch’ouan t’an, autel des sacrifices aux montagnes et aux cours d’eau, 99*.

Chan tch'ouan tien ih lii A.

section du Kou kin t’ou chou tsi tch’eng consacrée aux montagnes et aux cours d’eau, 55, 15I) 253-255, 262, 264, 266, 269, 271, 277-279, 281-283, 285-287, 290-295, 300, 302, 349) 385, 386, 401, 402, 416, 418-420.

Chan-tong |Jj province, 31, 64, 108, 179, 236, 237, 279, 282, 288, 296, 336, 351, 357, 415, 429, 457)' 47I) 507, 508.

Chan-tong t’ong tche jX| ^ ^

, Monographie de la province de Chan-tong, 85.

Chan tseu yai, la paroi en forme d’éventail, 78*.

Chan tso kin che tche ih *4:

;g, ouvrage sur l’épigraphie du Chan-tong, 317.

Chan-yang [Jj ^ , sous-préfecture de l’époque des Han, 470.

Chang , seconde dynastie Chinoise, 334, 460, 472, 505.

Chang chou ^ , autre nom du Chou king, 446.

INDEX GENERAL

Chang chou ^ , administration et, plus tard, titre d’un fonctionnaire, 220, 221, 222, 244, 347.

Chang chou ling ^ ^ ^ titre d’un fonctionnaire, 167, 221.

Chang chou men sseu |jp^

, titre de fonctionnaires.

Chang chou yi pien, recueil de fragments appartenant à des chapitres perdus du Chou king, 467*.

Chang song section du

Che king, 302, 325.

Chang t’ao yu, vallée supérieure des pêchers, 45*.

Chang tchou kouo ±ttl.

titre honorifique, 369.

Chao, duc de — . 507-

Chao-che , montagne près

de Teng-fong hien, 179, 200, 201, 418.

Chao fou , administration,

Chao Ho, [ÿ , nom d’homme,

Chao kao ^ chapitre du

Chou king, 522-524.

Chao k’ing ^ titre de fonctionnaires, 219.

Chao ling ^ |^, localité, 513.

Chao Te nom d’homme,

Chao-yi , nom que porte

dans une inscription de 682

p.C. la déesse qu’on adorait au pied de la montagne C/tao-che, 200. Voyez A-yi et Wou-yi.

Che ^ mesure de capacité, 189.

Che Chang ,nom d’homme,

Che che 0f|j , fonction de l’époque des Tcheou, 462.

Che-chou , nom d’un officier

du pays de Tcheng, 381.

Che houang, 370. Voyez Ts’in Che houang ti.

Che Rie ^ , appellation

Cheou-tao , surnommé

aussi CheTsou-lai un des trois célèbres lettrés de l’époque des Song qui séjournèrent au pied du T’ai chan, 122, 123, r5o.

Che kien che, rocher sur lequel on essaya l’épée, 82*.

Che king livre des Vers,

Che King pen ^ 2|$ , nom d’homme, 216, 220-222.

Che king yu, vallon du livre sacré gravé sur pierre, 82*.

Che lang ^ , nom de fonction,

Che tche che tcho ^ ^ ^ , le préposé aux saisons, nom d’une divinité, 369.

Che tchong ffl , nom de fonc-

INDEX GENERAL

tion, 170, 199, 216-219, 234.

Che t’ong t’ong che ^ îi fi m- ouvrage de critique historique, 31 1.

Che tseu fong, pic du lion, 75*.

Che tso, appellation de Lei Tou, q. V., 405.

Che tsong 1H; , empereur

(500-515) de la dynastie des Wei septentrionaux, 485 ; — empereur (1522-1566) de la dynastie des Ming, 297.

Che tsou [jyp (Koubilai khan),

Che Tsou-lai, 122. Voyez Che Kie.

Che wan kiuan leou ts’ong chou

405 ; sur ce recueil de textes, voyez Pelliot, BEFEO, t. IX, p. 2 11-249.

Che Wang tien, salle des dix rois

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