LE TAILLEUR 1)E LA CITÉ
Ma cousine. 1 Et ta future ?
WILKIS.
WILKIS.
Oui, un onde, heureux de pouvoir enfin le féliciier sur ton bonheur, sur ta fortuite , sur le bon mariage qui t'attend.
DANIEL
Un mariage ! ah ! mais dites donc!
- VYILkIS.
Oui, avec la nièce...
DANIEL
J’ai une nièce aussi.
wilkis.
Ta cousine... ta future!..
DANIEL
Un frère, un onde, une nièce , une cousine, une future ! ah ra , il en pleut donc ici de la famille ! je n’y vois plus clair du tout , j’étouffe, ça me prend à la gorge... j’ai besoin d’air !..
(Il va vers la fenêtre et l’ouvre.)
WILKIS.
Oui, oui, prends Pair, mon garçon... au fait, une pareille fortune qui vous tombe sur la tête, ça peut bien donner un étourdissement.
DANIEL , il la fenêtre, à lui-même.
Hein ? qu’est-co que je vois? Ennly dans le jardin avec sir Richard ! elle l'a donc suivi ! (Retournant vers Wilkis.) Ali ! mon oncle, c’est une horreur!
WILKIS.
Quoi? comment?
DANIEL, à lui-même.
Et je refuserais pour elle... tandis que... par exemple!..
WILKIS.
Qu’est-cc qui te prend?
Rien. Ne s’agissait-il pas d’un mariage ?
WILKIS.
Oui, d’un maiiagc nécessaire pour te mériter lout-ii-fait les bonnes grâces de Milord.
DANIEL
L'ingrat ! pendant que je plaidais ici pour lui, il était là avec elle à faire le joli-cœur.
WILKIS.
M'écoutes-tu? je te parle de miss Eléonore G run U
DANIEL
DANIEL
Don ! la famille commence à se classer, (a part.) C'est une abomination !
WILKIS.
Celte alliance est une clause de Ion adoption.
DANIEL
Oui, mon oncle... inou digne onde... après un trait pareil, j’épouserai tout ce que l'on voudra. .
Je le crois bien , parbleu ! Eléonore est jolie.
* DANIEL
J’épouserai!
Elle est riche.
DANIEL
J’épouserai.
wilkis.
Aimable, gracieuse...
DANIEL
Elle le serait cent fois plus, que je l’épouserais encore.
WILKIS.
Allons, tu es averti... je me rends où Milord m’a prié d'aller... te voilà chez toi et heureux, j’espère ! je t’ai donné une famille , des titres, une fortune, une femme charmante... il ne me reste qu'à te donner... un autre tailleur.
(Il sort.)