Cf. J., tr, Halla^ II, 2 (t. III, p
Las ; il en conclut que les gens aptes à servir (cl à porter l'arche sainte, savoir les hommes âgés de trente jusqu'à cinquante ans) se trouvaient placés en bas (auprès de l'arche) ; mais le reste de la tribu se trouvait en haut. Cependant, remarqua R. Simon, comme le verset du Deutéronome contient côte à côte le nom de Simeon et celui de Levi, il faut en conclure que la tribu de Levi devait se trouver entière sur le mont Garizim, aussi bien que la tribu de Simeon y était en entier (les prêtres seuls étant au bas). Mais comment R. Simon justifie-t-il les termes : En face des prêtres étaient les lévites^ etc. (Josué, VllI, 33), d'où il résulte formellement qu'il y avait des lévites en bas? On peut expliquer ce verset, conformément à l'avis de R. Josué b. Levi, qui dit* : en vingt-quatre passages de la Bible, les prêtres sont appelés Lévites, et ce verset est l'un d'eux. Ainsi, par exemple, il est dit (Ezéchiel, XLIV, 15) : Les cohanim, les lévites, fils de Sadok.
On aurait pu croire que les tribus placées sur le mont Garizim disaient seules les bénédictions 2, et celles qui se trouvaient sur le mont Ebal disaient seules les malédictions ; c'est pourquoi le texte dit (Deutéron. XXX, 19) : la bénédiction et la malédiction (ensemble), pour indiquer que les uns et les autres disaient les deux sortes d'énoncés. Est-ce à dire, du moment que chaque tribu disait toutes les bénédictions, qu'elle disait aussi toutes les malédictions? Non, puisqu'il est dit : « la bénédiction et la malédiction », savoir une de chaque. Est-ce à dire que les tribus placées sur le mont Garizim répondaient seules Amen aux bénédictions, et celles placées sur le mont Ebal répondaient seules Amen aux malédictions? Non, puisqu'il est dit (ibid. XXV.II, 15) : tout le peuple répondait et disait Amen. Donc, tous, les uns et les autres répondaient Amen, tant aux bénédicitons qu'aux malédictions; il y avait seulement cette distinction, qu'en disant les bénédictions, les officiants se tournaient vers le mont Garizim ; et en émettant les malédictions, ils se tournaient vers le mont Ebal. » Ils disaient la bénédiction d'une façon générale, pour tous les préceptes de la Loi, puis ils la répétaient pour chaque détail, pour l'accomplissement des préceptes à part ; de même, ils disaient les malédictions d'abord en général, pour l'ensemble, puis d'une façon détaillée^. Il en résulte un ensemble de seize engagements pour chaque sujet prescrit (puisque, pour chaque précepte, il y a deux sortes de bénédictions, générale et spéciale, puis deux malédictions, générale et spéciale, soit quatre) ; comme le quadruple engagement sur les dits monts se trouve encore confirmé par les expressions d'«apprendre, d'enseigner, d'observer et d'accomplir», ce nombre de quatre est encore à multiplier d'autant (= 16). De même, les préceptes ont été énoncés (dans les mêmes conditions) sur le mont Sinaï, puis dans les plaines de Moab (ou: 3Xl6zz48). R. Simon disait de ne pas compter l'énoncé sur lesdites montagnes*, et, par contre, de le remplacer par ce qui
4. B., tr. Yebamôth, f. 86. 2. Siffri, section Reéh, ch. 25. 3. V. Tossefta à ce traité, ch. 8. 4. Car, observe le commentaire Pné-Mosché, sous Josué, lorsque la cérémonie de cet engagement solennel sur les montagnes eut lieu, la r#ci»