‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 3)Chapitre 19 sur 125 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

3o). La ])rière do rapros-niicli nous vieiiL d'Jsaac : Isaac sorlit jyriei- [uw) dans les champs (Genèse, xxiv, 03); ce terme lasouacli si^fnifie prier; ainsi (Psaume en, i) il est dit : Prière de l'(tjjlif*'é qui est éperdu et qui répand sa plainte {^n"'V) devant r Eternel

Quant à la prière du soir, elle nous vient de Jacob : // arriva {vayiffja) dans un endroit et y passa la nuit. Ce mot vayijga signifie prier, comme dans ce mot qu Us prient (yifgueou) donc le Dieu sabaoth (Jér. xxvii, 28) , et encore : ne me prie jjas {\esi] ti%a bi) (ibid, vu, 17).

Les rabbins soutiennent que les prières ont été instituées parallèlement aux sacriGces quotidiens, celle du matin par rapport au sacrifice du matin : Tu feras un agneau le matin (Nombres, xxviii , h), et de même pour celle de l'aprèsmidi (ibid.).

Quant à la prière du soir, ils ne savaient à quoi la rattacher, et ils font prescrite sans indiquer de motif; c'est pourquoi nous lisons dans la Mischnà : Celle du soir n'a pas d'heure fixe. Selon R. Tanchouma, elle a été instituée en souvenir de la combustion des morceaux et des entrailles du sacrifice du soir qui se faisait sur l'autel pendant la nuit.

R. Yehouda (qui soutient que la prière du matin ne peut se dire que jusqu'à dix heures) appuie son dire sur la thora, car R. Ismaël enseignait : Il est écrit : Lorsque le soleil s'échauffait, elle fondait (Exode , xvi ,21), c'est-à-dire à la quatrième heure (dix heures); or, si l'on veut soutenir que ces mots indiquent la sixième heure, je répondrai que cette heure est indiquée par les mots suivants : // était assis à rentrée de sa tente, le jour étant chaud [kechôme] (Genèse, xviii, 1) ; donc les termes crie soleil était chaud 77 (wechame) doivent indiquer la quatrième heure. En outre, comme on explique que le terme le matin, qui se trouve à propos du sacrifice d'Abraham, signifie la quatrième heure, le même mot, reproduit dans le fait de la manne, doit avoir la même signification: Ala quatrième heure (10 h.) le soleil est chaud, mais l'ombre est fraîche; mais à la sixième heure (midi) le soleil et l'ombre sont tous deux chauds.

En effet, les mots rrle jour étant chaud (kechome)w signifient, d'après R. Tanchouma, l'heure à laquelle aucune créature n'a d'ombre.

R. José priait à la troisième heure (9 h.); R. Chiya bar-Vava faisait de même; R. Rerachiya Hamounia récitait le schema d'abord, et les autres prières plus tard.

Mais, fut-il objecté, il a été décidé que celui qui récitait le schema après la troisième heure ne perdait pas le mérite de sa prière, qui lui était compté comme étude de la Loi? (A quoi bon alors séparer, comme faisait R. Rerachiya, le schema du reste de la prière?) On répond que ceci n'a été dit qu'au cas où le schéma' est récité à flieure fixée.

On peut supposer que R. Yehouda (en lixant flieure du schema à \i\ (|ua-

7/4 TKAITE DES BKR A KIIO TH.

Iriènic heure) s'appuie sur le (ail suivant répété par H. Simon au nom de R. Yéliosclioua ben-Lévi : Sous la domination grecque ^ les Juifs assiégés dans le temple donnaient chaque jour deux vases d'or qu'ils passaient par-dessus la muraille, et en retour ils recevaient deux agneaux (pour le sacrifice quotidien); une fois (au lieu d'agneaux), les Grecs envoyèrent deux chevreaux» mais le saint [béni soit-il] ouvrit leurs yeux, et ils trouvèrent deux agneaux dans l'élable (du temple). A propos de ce fait, R. Youda bar-Aba témoigna que le sacrifice du matin se faisait à ia quatrième heure. R. Levi ajoute que sous ie même règne ils (les Juifs) passaient deux vases d'or pour prix de deux agneaux; une fois on leur envoya deux porcs (par dérision); mais, à peine arrivés à moitié de la hauteur, les porcs se cramponnèrent à la muraille au point qu elle fut ébranlée et lancée à plus de quarante parasangcs du pays d'Israël; c'est à partir de ce moment que, par suite des péchés, le sacrifice quotidien fut interrompu et le temple détruit -.

Sur quel motif s'appuient les rabbins? C'est qu'il est dit : Deux pour chaque jour (Nombres, xxviii, 3) ; c'est-à-dire diviser le jour en deux. Quant à R. Yehouda, il explique ainsi le verset rrdeux par jour w : Présentez deux défenseurs chaque jour; ou bien égorgez à titre de sacrifices quotidiens (et non de sacrifices extraordinaires); ou bien égorgez-les en face du jour. C'est dans ce sens que la mischnâ nous enseigne ^: Le sacrifice du matin était égorgé à l'angle nord-est de l'autel, près du deuxième anneau, et celui du soir à l'angle sud-est, près du deuxième anneau, et que celui du matin et celui du soir soient désignés d'avance.

R. Hiya, au nom de R. Yochanan, dit: Entre la prière mincha (de l'aprèsmidi) et celle de moussaph (supplémentaire des fêtes), on donne la priorité à la première. On a voulu (dans les écoles) soutenir que cette règle ne s'appliquait que lorsqu'on n'a plus assez de temps pour dire les deux avant la nuit; mais R. Zera ainsi que R. Nathan bar-ïoubi, au nom de R. \ochanan, affirment que cette règle subsiste même dans le cas contraire.

Mais, fut-il objecté, il a été dit qu'en récitant la prière de minha avant celle de moussaph on a accompli son devoir, mais qu'on ne doit pas le faire volontairement? Il s'agit alors, répondit-on, du cas où l'heure de mincha n'est pas encore arrivée. Ainsi R. Yéhoschoua ben-Lévi recommandait à ses élèves et

* Yavan; le Talmud qualifie ainsi la ^ Voyez Babh Baha-hama, p. 82;

race des Séleucides, qui occupa , après la ce dernier fait, rapporté différemment,

mort d'Alexandre, le trône syrien ; le fait aurait eu lieu pendant la lutte d'Hyrcan

rapporté par le Talmud eut lieu sous le et d'Aristobule. De là aussi la défense

règne d'Anliochus Epiphane. (Voir Les d'élever des porcs dans la Palestine. (Voir

derniers jours de Jérusalem, par M. F. de Histoire d'Hérode, par M. F. de Saulcy.)

Saulcy; VHistoire d'Hérode, p. 18.) ^ 5" partie, traité Tamid, ch. iv.

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leur disait: Quand vous allez à un repas, ne vous mettez jamais à table, sil est midi, avant d'avoir fait la prière de minclia (de crainte que le repas ne se prolon[][e lro|), et que Ton ne laisse, soit la semaine, soit le samedi, dépasser l'heure de la prière). Mais(|uelle est l'heure ri[]^ourense delà prière de mincha? Onze heures moins un quarto Nous apprenons en efï'et^que le sacrifice quolidien du soir e'tait égorgé à la moitié de la huitième heure {9. h. 1/9 du soir) et déposé sur l'autel à la moitié de la neuvième heure (3 h. 1/9 du soir), excepté la veille de Pâque, où on l'avançait d'une heure (à cause de l'agneau pascal). On voit donc que l'heure de la prière de mincha commence tôt, et cela ex[)lique la recommandation de R. Yéhoschoua. R. Jérémie objecte ceci : Vous dites ici que le temps de dire le minha est de deux heures et demie, tandis que là (pour les sacrifices) vous lui donnez une durée de trois heures et demie? R. José répond que la comparaison entre la prière de minha et le sacrifice du soir n'est pas complète : elle ne doit s'appliquer qu'au sacrifice de l'encens qui se lait après ; il s'appuie sur ce verset : Que ma prière s'élève près de toi comme de 1 encens^, accepte lélévation de mes mains comme le sacrifice du soir (Psaume cxli, 9). Retranchez une heure pour la préparation du sacrifice; restent deux heures et demie.

R. José ben-Hanina faisait sa prière du matin et du soir, l'une dès que le soleil apparaissait, l'autre avant qu'il disparût complètement, afin d'être pénétré toute la journée de la crainte du ciel , d'après ce verset : Tout homme pieux doit f invoquer à F heure oii F on te trouve (Psaume xxxii, 6), c'est-à-dire: à l'heure où Dieu se révèle au monde par la lumière. L'oncle de R. Ada (frère de sa mère) gardait le talith de Rab le jour du grand jeûne; celui-ci lui dit: Lorsque le soleil sera à la hauteur des cimes des palmiers, tu me donneras mon tcdith pour que je récite la prière de neila (clôture du jeûne). Or, lorsque le soleil est à cette hauteur chez Rab (à Rabel), il fait encore jour ici (en Palestine, car Rabel est moins élevée que la Palestine) : cela ressort, d'après R. Yochanan, de ce verset: Je dis à la profondeur: Sois desséchée (Lsaïe, xliv, 97); par là on prouve que celui qui prie beaucoup est exaucé. (Dieu n'entend pas la prière des israélites, parce qu'ils sont criminels; mais, s'ils ne le sont pas, plus ils prient, plus ils sont agréables à Dieu.) Cependant on a émis une opinion contraire, au nom de R. Levi, R. Aba, fils de R. Papi, et R. Yéhoschoua de Sichnine au nom de Levi, qui expliquait ce verset ainsi : rr Toute peine apporte son salaire, mais les paroles des lèvres causent un préjudices? (Proverbes, \iv, 28) : il l'appliquait à Hnnna, qui, pour avoir trop prié, a abrégé les

' En divisant la journée en deux parties ' Mischnà , 5' [)i>rtie, traité Tamid, ibid,

égales, commençant à six heures du matin. ' On voit la relation qu'il y a entre

1 heure de mincha serait à cinq heures moins prière et encens. Mnqunrl(lnsoii'(i T heure depuis le matin).

70 THAITE DKS JJKirVKIIOTil.

jours cle Samuel (son lils); elle iWl : J I restera là à tout jamais |olain] (I Sainuel, II, 29). Mais, I'uL-il objecte, le mol olam, ap|)li(jijé aux lévites, veut cliie juscju'à la cinquantième année, tandis que Samuel a vécu cinquante-(l(!ux ans? l{. Yosé bar-U. JJoun dit: Il faut déduire les deux années qu'elle Ta nouiii (restent donc 5o) K Tl n'y a point de contradiction: selon Levi, le premier cas s'aj)plique au particulier, le second à la communauté (celle-ci est récompensée tandis que le premier est puni). R. Cbiya, au nom de R. Yocbanan, et R. Simon, fils de Ghalapbta, s'appuyaient sur ce verset : Comme elle priait beaucoup (I Samuel, i, 12), pour prouver que celui qui prie beaucoup est exaucé.

Le Propliète appelle ainsi Rabei , parce qu'elle est l'endroit le plus bas de la terre. Selon R. Yocbanan, ce nom de tzoula (profondeur ou abîme) a été donné à Rabel, parce que c'est l'endroit où les victimes du délufje furent en- ^flouties (Exode, xv, 10), conformément à ce verset : Cest à Babel que tombèrent les victimes d'Israël, là oit sont tombées celles de toute la terre (Jérémie, 11, hc^).

Il est écrit : Ils trouvèrent une plaine dans le pays de Schinar et s y établirent (Genèse, 11, 9). On ra[)pclle schinar, dit Rescb-Lakisch , car c'est là que furent précipités {scheninarou) les morts du déluge; ou bien parce qu'ils mouraient là d'épilepsie (de naar, se tordre), privés de lumière et de bains (qui eussent été profitables aux malades); ou bien parce qu'ils sont dépouillés (même mot en bébreu) de bonnes œuvres (ni offrande ni dime); ou bien parce que ses princes meurent jeunes; ou bien encore parce qu'il (ce pays) a suscité un adversaire et un ennemi à Dieu, et c'est Nabucbodonosor l'impie. Rab bar-Yéhoudah disait : Si vous faites comme les rabbins, R. Yéboudali n'y pourra pas consentir; mais, si vous faites comme R. Yéboudali, vous agissez conformément à toutes les opinions. Sur quoi s'est-on appuyé pour établir la néila- (prière de clôture du grand jeûne)? D'après R. Levi, sur ce verset : Même si vous multipliez vos prières, je ne vous entends pas (Isaïe, 1, i5), on le dit lentement pour n'arriver à la néila qu'à la nuit.

On demanda : La néila nous dispense-l-elle de la prière du soir? R. Aba et R. Hiya, au nom de Rab, répondent affirmativement. Mais, objecte R. Aba au dernier, à quel endroit (de Vaniida') disait-on la prière de séparation (babdalab : cette prière se dit dans la quatrième des dix-huit bénédictions dont se compose Vamida' ; aux jours de fêle on ne récite que les trois premières et les trois dernières, entre lesquelles on en intercale une spéciale à la solennité)? Et R. Yona objecte à R. Aba: Une amida' de sept bénédictions peut-elle vous dispenser du devoir d'en réciter une de dix-huit? Mais (réplique R. Aba)

' Comment concilier ces deux opi- ^ Pour les autres prières, nous avons

nions, que la prière est utile et qu'elle vu plus haut quelle en est l'origine supnuit? posée.

ClIAIMTHI^: IV. 77

n'ai-je pas déjà réfuté (l'opinion do Kab) par la première objection? Il no suiîit pas d'une réfutation , répond l'autre; il faut que celte opinion soit annulée.

R. Yosé dit que l'objection de U. Aba est irréfutable. Ouant à celle de R. Yona, on pourrait dire que par suite du jeûne on a voulu allé^jer sa peine et qu(î ïamidn (de néila) , composée de sept bénédictions seulement, dispense de celle du soir, qui en renferme dix-buit. R. Aba bar-Mamal dit à ses condisciples : J'ai entendu vos maîtres affirmer que la néila ne dispense pas de réciter la prière du soir; cette opinion a été soutenue par R. Yossé bar-R. Houn, au nom de R. Chiya, dans les termes suivants :

On doit réciter tous les jours les dix-buit bénédictions, même à la clôture du samedi, de kippour et des jeûnes publics (réfutation de l'avis précité de R. Yosé); et R. Nacheman bar-Isaac, au nom de R. Yochanan ben-Lévi, dit: Si le kippour tombe le samedi, quoiqu'il n'y ait pas de m/« (fermeture dos portes du sanctuaire) le samedi, on mentionne le sabbat dans la prière de néila (celle-ci fait donc partie des offices du jour et ne peut pas dispenser de la prière du soir). On ajoute aux deux règles citées ci-dessus les suivantes: Si la néoménie et un jeûne public tombent le mémo jour, quoique la néila (fermeture) ne se fasse pas pendant la néoménie, on mentionne celle-ci dans la prière de néila; R. Simon, au nom de R. Yocbanan ben-Lévi, dit : Le sabbat de hanouka, quoiqu'il n'y ait pas de moussaph (sacrifice ou prière supplémentaire qui n'existe que pour les solennités d'institution biblique), on mentionne cependant le hanuka dans le moussaph. 11 en est de même pour le rosch-chodesch (néoménie) qui a lieu pendant cette fête (et qui comporte un moussaph).

Lorsque la néoménie tombe un jour de jeûne, à quel endroit (de l'amida"*) mentionne-t-on la fête? Selon R.Zéira, dans la quinzième bénédiction; d'après R. Aba bar-Mamal, dans la seizième; selon R. Abina, dans la quatrième; et, dit R. Aba, puisque dans toutes les circonstances on l'insère dans la quatrième, il doit en être de même dans ce cas particulier; et, en effet, la coutume est conformTî à l'avis de R. Aba.

Quel chapitre (do la ihora) lit-on en ce jour (néoménie et jeûne réunis)? Selon R. Yosé, les passages do bénédictions et do malédictions (savoir, Lévitique, XXVI, et Deutéronome, xxviii). Mais, objecte R. Mena, ne sait-on pas que c'est un jeûne, puisque l'on dit les supplications, la tête inclinée (prière qui no se disait que dans les jeûnes publics)? Cette prière, répond R. Yosé, n'est qu'un avertissement que l'on doit lire le chapitre ci-dessus.

R. Youdan do Cappadoce, dit devant R. Yosé, au nom de R. Yehouda ben- Pazi (que, ce jour) on lit le chapitre (de la thora) relatif à la néoménie; R. Yosé, se levant ainsi que R. Yéhouda bon-Pazi, l'intorpolla en ces termes: Est-ce de ton père que tu as entendu cela? Mon père, répondit-il, n'a dit cela que pour la ville de Ein-Tob, où l'on savait positivemoni que c'était rosch-

78 THAITK DKS BKKAKHOTII.

hodesch [nouveau uiois | (c'est dans eel endioil qu'à une certaine époque on proclamait la néoniénie); mais dans lous les autres endioits on lit le cliajiitre des ixMK'diclions et des maléfliclions.

Jér(*mie le scribe demanda à Ii. Jc'rémie: Si la néomenie tombe le samedi, quel cbapitre lit-on? Celui (l(» la néomenie, répondit-il. W. Cbelbo dit devant R. Ami, et la mischnâ est d'accord sur ce point, que j)our toutes les solennités, soit la néomenie, soit la hannuka, soil pourim, on interrompt la lecture ordinaire (pour lire le cbapitre relatif à la solennité). Isaac Secbora demanda à R. Yitzcbaq: Ala néomenie qui tombe pendant chanouka, quel cbapitre lit-on? On appelle trois personnes pour la néomenie et une pour le cbapitre de la linnouka; R. Pincbas, R. Simon et R. Aba bar-Zamina, au nom de R. Abdoumi de Man-Cbifia, soutenaient le contraire; trois pour le cbapitre de chanouka, un pour celui de la néomenie, attendu que le quatrième n'est appelé que par suite de la néomenie (le chanouka, on n'en appelle que trois). Rar-Scbalmaya le scribe dit à R. Mana: Vois, lorsque la néomenie de chanouka tombe ie samedi, on appelle d'abord sept personnes (nombre réglementaire du samedi, puis ies autres en supplément pour les cbapitres de la néomenie et de chanouka; il doit donc en être de même pendant la semaine, et il faut lire, lorsque la néomenie et le chanouka se rencontrent pendant les jours ouvrables, le cbapitre de cbanouka d'abord, puis celui de la néomenie, pour le quatrième en supplément).

J'ai posé cette question aux scribes, continua-t-il. Ce n'est point à nous qu'il faut la poser, m'ont-ils répondu (mais à des rabbins plus instruits que nous).

Rabi ordonna à Abdone, son orateur \ de proclamer publiquement qu'il était permis de dire la prière du soir (le samedi) avant qu'il fit encore nuit; et R. Chiya bar-Vawa fit de même. R. Hanina raconte que R. Ismaël, fds de R. Yosé, le conduisit un jour dans une auberge, lui disant : Ici mon père fit un jour la prière du vendredi soir ayant la nuit; R. Ami ajouta que R. \ocbanan n'admet pas cela; mais, ajoute le Talmud, si c'est sur le fait de R. Hanina que porte la contestation de R. Yocbanan, c'est à tort, attendu que l'on doit prendre sur les heures profanes (ouvrables) pour augmenter les beures saintes (et anticiper le sabbat) ; de plus, les anciens qui portaient des céréales d'Arabie à Sépboris disaient en arrivant (le vendredi à la nuit) que R. Cbanina ben- Dossa avait déjà, à Waida, fait la prière du samedi. (C'est donc un fait généralement admis que l'on anticipe la prière du vendredi soir, et il est donc im-

' Dans les grandes écoles de Palestine mettre les enseignements oraux du maître et de Babylonie, outre le chef d'école, il aux élèves et de soutenir la discussion avec y avait des orateurs chargés de Irans- eux ; ils perlaient le nom de «wjomim.

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