‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 3)Chapitre 40 sur 125 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

1. Voici les points en discussion entre Sclianirnaï et Hillel au sujet du repas. Schamniaï dit : On fait d'abord la bénédiction, aux jours de fete, pour la solennité, et ensuite pour le vin; et Hillel dit qu'il faut faire l'inverse.

(2.) Schammaï dit : (3n fait d'abord l'ablution des mains, puis on remplit les verres; et Hillel prescrit l'inverse.

(3.) Schammaï dit : On s'essuie les mains à l'aide d'une serviette ^ qu'on met sur la table; selon Hillel, on la met sur le divan.

(4.) Schammaï dit : (Après le repas,) on balaye d'abord la chambre, puis on fait l'ablution (nouvelle); Hillel prescrit l'inverse.

Quelle est la raison de l'avis de Schammaï? C'est que, dit-ii, la sanctification du jour est cause que l'on a apporté du vin; donc on est obligé de la faire avant l'arrivée du vin ^. Quel est le motif de Hillel ? C'est que le vin est cause de la récitation de cette sanctification ; en outre , le vin est une chose plus fréquente que la sanctification (et la plus fréquente se dit en premier lieu). R. Yossé dit qu'il résulte des paroles de ces deux docteurs que , pour le vin de la séparation (nbl^n, issue des samedis ou des fêtes), on le bénit avant tout (et voici pourquoi) : Schammaï émet pour raison que la sanctification du jour est cause de l'arrivée du vin ; or, comme ici ce n'est pas la séparation qui précède la venue du vin, celui-ci a la priorité. De même, Hillel allègue pour motif de son avis que le vin est plus fréquent; or, comme il est aussi plus fréquent que la cérémonie de la séparation, on le fait passer d'abord. R. Mena dit au contraire qu'il résulte de leurs assertions à tous deux que la bénédiction de la séparation

' On ne connaissait pas encore fusage de la fourchette de table. — ^ Même série, ir. Pesa' Mm, ch. x, S 2.

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