‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 4)Chapitre 2 sur 94 · PARIS J. MAI50NNEUVE, LIBRAIRE -ÉDITEUR · texte numérisé non relu

PARIS J. MAI50NNEUVE, LIBRAIRE -ÉDITEUR

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Vers 1867, F. de Saulcy a demandé la traduction d'une page du Talmud, pour son Histoire d'ïlérode. Tel a été le point de départ bien secondaire, qui a mené jusqu'à traduire le Talmud entier. Certes, le pas est considérable : il a été franchi, sur les instances de cet orientaliste, qui ne doutait de rien.

Le traducteur, alors fort jeune, a sans doute eu le tort de ne pas s'arrêter devant les difficultés de tout ordre, inhérentes à un tel travail. Il s'est témérairement mis à l'œuvre. Pourtant, de prime abord, il n'a cru possible de réaliser un tel projet qu'à la condition d'avoir des collaborateurs, puis — faute d'entente avec eux — il a dû se résigner à continuer seul la voie ^, parcourue en une vingiaine d'années. Il a hésité plus d'une lois entre la conviction profonde de son incapacité, et Tassertion de maintes voix autorisées faisant valoir l'intérêt d'une version textuelle du Talmud. — S'il est vrai que d le mieux est l'ennemi du bien >, devait-on se contenter d'une version imparfaite, plutôt que de ne pas ravoir du tout ? Puis, y avait-il lieu de donner suite à un premier essai? Devait-on le continuer par une sorte d'engagement tacite pris en publiant le commencement de l'œuvre ? Était-ce un bien ou un mal ? Toute la question est là.

Le sujet est si vaste, et les points à examiner sont tellement complexes^ qu'on ne saurait les traiter tous d'un coup. Pour faire face aux observations qui se présentent en foule, il est indispensable de procéder par méthode, de distinguer dans cet amas de sujets les uns des autres, et d'adopter les divisions suivantes dans le classement des matériaux :

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