‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 130 sur 227 · On laisse donc 4 coudées pour la l'Ouest · texte numérisé non relu

On laisse donc 4 coudées pour la l'Ouest

vigne et autant d'espace hbre'; il reste 4. Alors, on peut semer ou planter de

alors 4 coudées pour d'autres semences. l'autre côté ce que l'on veut.

3» Si, par exemple, l'une des rangées

TRAITÉ KILAIM 2G3

condition qu'il n'y ait pas entre l'une et l'autre une distance de 3 palmes, elles remplissent le même office qu'une haie, ainsi que des gerbes, ou même de la paille (ces dernières sont aussi considérées comme des haies, sans servir toutefois de séparation légale, étant olles-mémes un mélange interdit); or, ceci confirme ce qu'a dit R. Ijanina. un produit formant un mélange interdit no peut pas servir à le garantir contre l'interdiction. On a cru devoir en conclure que cet objet interdit, tout en ne pouvant pas servir de garantie, forme une séparation au point de vue de la défense. Selon l'avis de R. Juda (qui considère l'intervalle d'entourage comme la haie), devrait-on appliquer audit entourage les règles de la bande d'une vigne et interdire l'accès de tout produit étranger, à moins qu'il y ait plus de seize coudées d'espace? L'avis de R. Juda, répond R. Yona, ne s'applique qu'au cas où les tiges * ou ceps ne sont pas' rangés en ligne droite ; mais s'ils sont réguliers, on exige en effet un espace supérieur à 16 coudées. Faut-il que la haie entoure la vigne de 4 côtés pour qu'on lui donne le nom d'entourage de la vigne (selon l'interlocuteur de. R. Juda), ou suffit-il d'un côté? On peut savoir la réponse de ce qu'il est dit, selon R. Juda, que l'espace compris entre 2 vignes, ou angle, forme ce qu'on. nomme l'entourage; cela indique qu'il suffit qu'il y ait un enclos d'un côté. Faut-il que cette haie se prolonge tout le long de ce côté, ou non? On peut répondre à cette question par ce qui suit: R. Zeira ou R.Yassa dit au nom de R. Matna : on n'applique pas à une grande vigne la règle du prolongement de ligne ou queue, ni à une petite vigne la règle de l'entourage, c'est-à-dire pour une grande vigne, on n'exige pas que la disposition soit telle ::. (figure exigigible seulement pour une petite vigne de 5 ceps) 2; et à une petite vigne on n'applique pas la règle de l'entourage, au point que l'on interdise cesqui l'en-' loure au dehors plutôt que ce qui est au-dedans d'elle ; or, l'intérieur doit se" composer d'un carré ayant au moins 8 coudées de long sur autant de large ^, et la partie externe comprend 12 coudées de circuit. On nomme petite vigne une vigne carrée de 3 rangées de ceps, sur trois. Donc, dès qu'il y a un terrain faisant face à 3 rangées de ceps, on le nomme entourage. Il en résulte, dit R. Zeira, que si l'on a érigé des planches faisant face à 3 ceps de vigne, cela constitue l'entourage (donc, il est inutile que le côté entier soit garni d'une haie, et il suffit que ce soit en face des 3 ceps). R. Judan demanda: si l'on a élevé une haie à l'intérieur de l'espace déjà garni d'un enclos (qui est a moins de 12 coudées de la vigne), est-il -permis de semer entre les 2 haies, ou non? (Ce nouvel espace est-il interdit à tout produit étranger comme par le passé, où est-il devenu apte à cette semence depuis qu'il est séparé de la vigne?) A cette question il répond ainsi lui-même: s'il y a un espace d'au

1. Le mot D^'iD, jm nier, j\^ semble Scliabbath, f. 8». provenir de y.Yjpcç, ruche (d'où : cire), 2. Comp. ci-aprè.s, Mischnâ 6.

sens dans lequel on le trouve au tr. 3. Voir ci-après, guemara, § 9.

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moins 3 palmes, il est permis d'y somor (la liaio est oiïective) ; au cas contraire, c'est interdit (la haie intérieure étant nulle). R. Jacob bar Idi dit au uoui de H. Simon h. Lakisch que s'il y a entre les 2 haies un intervalle de 12 coudées, il est interdit à tout élément étranger, parce que l'entourage est pour ainsi dire supprimé (ou transporté entre les 2 haies). Cela s'applique, ajoute H. Iliskia, à l'espace qui a 12 coudées de long sur autant de large : et même, dit encon; H. Mena, si h; carré n'est pas complet et que l'on procède en rétrécissant toujours les 2 lignes qui entourent cet intervalle (soit 12 coudées de large en commençant, et très-peu en finissant, les 2 lignes ayant 12 de long).

A. Une clôture de joncs * sert de séparation s'il n'y a pas entre un jonc et l'autre un espace de trois palmes, de quoi laisser passer un agneau ~. Si dans une haie il y a une brèche de dix coudées, on la considère comme une porte; si la brèche est encore plus grande, il n'est pas permis, visà-vis d'elle, de rien p'anter (par crainte d'une confusion); s'il y a plusieurs brèches plus petites ^, il est permis de semer si la partie qui reste intacte dépasse celle qui est renversée; mais, au cas contraire, c'est interdit en face de la brèche.

S'il y a 10 planchettes, -irejcii, placées vis-à-vis des vides de la plantation \ formant un espace de 4 coudées, et que la partie de la haie restant debout est supérieure à ce qui est renversé, il est permis de planter d'autres produits en face de la partie restée debout, mais c'est interdit en face de la brèche (les vides seuls étant couverts, il resterait une apparence de mélange). Si en face des ceps on pose des planchettes, de telle sorte que la haie maintenue n'ait pas ■4 coudées et que la partie renversée de la haie est supérieure au reste, il va sans dire que l'on peut seulement planter d'autres produits en face de la séparation, non au-delà. R. Simon b. Lakisch dit au nom de R. Juda benllanina "' que si l'on a fiché en terre A joncs aux 4 angles de la vigne et que, du haut de ces joncs, l'on ait tiré une corde (pour les joindre sommairement), l'espace placé en dehorsde ceslignes est un coin à part% accessible à tout autre élément. Au contraire, c'est interdit selon R. Yona,qui dit : labarrière qui ne constitue pas une séparation suffisante entre 2 propriétés au point de vue du repos sabbatique (qui n'entraîne pas défense de porter des objets d'un point à l'autre) n'est pas non plus effective pour empêcher tout mélange. Il arriva, dit R. Yohanan, que R. Josué ben Korha alla auprès de R. Yohanan ben Nouri pour lui rendre

1. Tr. Eroubin, f. 16''. A. Au lieu que ce soit en face des ceps.

2. Dans cette condition, on peut planter 5. Gomp. même série, tr. Erouhûi, I, la vigne d'un côté, et semer n'importe 9 (fol. 19^) ; tr. soucca, I, 1 (fol. 52)=». quoi de l'autre côté. 0. Le mot péa a ici le sens de bande

3. N'ayant pas plus de dix coudées de de terre, comme jrina dans Babli, tr. long sur trois de lar^e. Eroubin, fol. 11».

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visite ' ; ou lui mouLra uu champ, qui était nommé Bétarta (séparé de son voisin ot facile à reconnaître par cette distinction) ; or, comme les ruptures d(; la haie avaient plus de 10 coudées d'espace, il les remplissait en y plaçant du bois et des pieux ou foin^hes (ciV.pavcv), jusqu'à ce que la brèche soit au-dessous de 10 coudées. A ce sujet, on dit qu'il en est de même pour la séparation au point de vue du repos sabbatique ^. R. Zeira dit: H. Simon ben Lakisch rçconnaît au point de vue du repos sabbatique, que la rupture de la hai(i formant ouverture ou porte n'a plus d'effet et n'autorise pas le transport, si elle a plus de dix coudées. Aussi, dit R. IJagaV, une Mischnâ^ s'exprime ainsi: « on entoure le terrain avec 3 cordes disposées l'une au-dessus d(î l'autre » ; or, si malgré la rupture angulaire de la haie elle était préservée et autorisait le transport au samedi, eùt-elle plus de dix coudées, il suffirait d'une cord»? (simulant l'angle ou porte au point de vue du repos sabbatique ; mais, la haie seule devant être élevée, comme le figurent les cordes superposées, il en résulte que c'est insuffisant pour permQttre le transport, le sabbat). R. Yona, au nom do R. Yoschia, posa la question suivante: lorsque l'on vient de dire que, pour le samedi, la rupture angulaire ne peut pas figurer la porte, pour simuler la continuation de la haie, cela s'applique-t-il aux cordes tendues en l'air ou à l'ouverture qui aurait lieu de côté (sur le sol) ? Or, voici quelles en seraient les conséquences : si l'on dit que cela s'applique à la tension des cordes en l'air, il va sans dire que de côté aussi la haie rompue n'a plus d'effet préservatif (car, au bas, il n'y a plus rien indiquant la forme d'une porte), tandis qu'en disant : la haie rompue n'a plus d'effet en bas, on peut admettre qu'en haut les cordes tendues sur les piquets figurent mieux la porte et maintiennent l'effet préservatif do la haie ; la seconde conséquence serait celle-ci : la tension de la corde en l'air n'ayant pas d'effet préservatif, R. llagaï n'aurait rien pu conclure de la Mischnâ précitée \ Quoi ! fut-il répliqué, comment peut-on en conclure que l'avis de R. Hagaï^' s'explique s'il s'agit du haut et qu'il n'aurait rien pu en tirer s'il s'agit du bas? Une seule interprétation suffisait en tous cas, soit pour dire qu'en l'air, malgré la tension de la corde, l'effet préservatif est annulé, soit pour appliquer l'interdiction au côté, en bas. Cette objection étant écartée, les rabbins de Césarée répondent au nom de R. Jérémie à la question de R. Yoschia : il s'agit du cas où les fiches posées en terre ont la. forme de fourches (réunies par des cordes en l'air). R. Zeira et R. Abdôma de Min-llipa dit au nom de R. Simon ben Lakisch :

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