‹ Le taoïsmeChapitre 71 sur 99 · Tao-teh King, ch. lxxx · texte numérisé non relu

Tao-teh King, ch. lxxx

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pour dix ou cent hommes, il empêcherait qu’on s’en servit *, parce que les armes sont des instruments de supplice que les hommes détestent 1 2 3 4. Le triomphe, sur les champs de bataille, doit être considéré comme un malheur. Dans les temps antiques, quand un général avait remporté la victoire, il prenait le deuil a, car celui qui a fait tuer une multitude d’individus doit pleurer sur eux avec des larmes et des sanglots \

Un ministre qui se conforme à la loi du Tao n’a pas le goût de subjuguer les peuples par la force : Il sait que là où s’arrêtent des soldats, il naît des épines et des ronces, et qu’à la suite d’une grande guerre, les années de famine sont inévitables5.

D’un esprit profondément prolétaire6 et parfois presque anarchiste, le Yieux-Philosophe se montre assez dur pour les institutions royales de son temps. Il voudrait du moins que les rois imitassent l’exemple idéal des anciens princes de leur pays, auxquels l'histoire légendaire de la Chine primitive attribue la réunion de tous les mérites et de toutes les vertus. « Dans la haute antiquité, dit-il, le peuple savait à

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