‹ Le Tardif, comédie en un acte et en versChapitre 17 sur 39 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

ROSINE, Mad. DE SÀINT-PHAR, M. MELVAL,

LE NOTAIRE

Macl. DEST-PHAR.

Dirais-tu vrai , Rosine?

ROSINE

Hélas! madame , [me.

Rienn'estplus sûr : j'en tremble encore au fond de J'a-

MELVAL

Qu'est-ce?

LE NOTAIRE

Monsieur Valmont serait-il retrouvé ?

ROSINE, Ce n'est rien que cela.

MELVAL

Qu'est il donc arrivé?

ROSINE

Monsieur Valmont...

MELVAL

Eh bien ?

ROSINE

x\vec monsieur Florvelle, Au bout de l'avenue, il s'est pris de querelle. Ils se sont battus.

MELVAL

Ciel!

ROSINE

Monsieur Valmont, dit-on...

MELVAI .

Quoi ! serait-il blessé , Rosine?

ROSINE

Oh! mon Dieu, non!

Le sort s'est déclaré contre son adversaire; Mais, fort heureusement , la blessure est légère. Ce cher monsieur Yalmont t en rival généreux , Lui prodigue ses soins.

MELVAL

Est-on plus malheureux !

J'éconduis son rival , le maladroit le blesse , Et le ramène ici.

ROSINE

Quelle délicatesse!

Mad.DEST-PHAR.

Mon oncle, il peut avoir besoin de vos secours, Hâtez- vous, je vous prie.

&ELVAL,

Oui , sans doute, j'y cours.

LE NOTAIRE

Je vous suis. Un duel! c'est de mon ministère. Voyons : j'aurai peut-être un testament à faire.

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