SCÈNE XXIII ET DERNIÈRE
VALMONT
je vous devais les soins que l'amitié réclame.
ROSINE
Oui , mais pendant ce temps, on épousait madame.
VALMONT
Comment?
Que voulez-vous? Vous n'êtes jamais prêt. Tous deux, depuis long-temps, ils s'aimaient ensecret , Et tandis qu'à parler vous différiez sans cesse, Ils se sont expliqués. Chacun a sa faiblesse ; Mais croyez- moi , mon cher , sans tant faire le fin , Allez une autre fois par le plus court chemin.
VALMONT
J'ai tort. Mais étouffons des regrets qui! faut taire; Je vois ce que je perds ; puisse (au moins je l'espère ) La gloire me payer des rigueurs de l'amour ! J'attends un régiment qui doit au premier jour S'embarquer, m'a-t-on dit , pour une ile lointaine. Trop heureux qu'avec lui la gloire au loin m'entraîne î Je le joindrai bientôt, par l'honneur averti.
M. MELVAL
Et vous arriverez quand il sera parti.