ACTE II, SCENE XV. /,S
SUDMER.
Non.
Il faut me préparer. Il n'est pas temps, Marton. Chez ton ami Florville il faut d'abord nous rendre. Puisque je sais par coeur mon rôle d'Alexandre , Allons le débiter. J'ai hâte d'en finir. Faire un rôle de juif !
MARTON
On n'en doit plus rougir.
SUDMER.
Florville , m'as-tu dit. . . .
MA.RTON.
Ne peut pas le connaître , J'en suis très-assurée; et puis , ce juif, peut être , Est un fort bon chrétien. N'en soyez pas surpris; On dit qu'il en est même une foule à Paris , Qui , sans croire manquer à la délicatesse , Prêtent à cinq.... par mois , et qui vont à la messe.
SUDMER.
Mais c'est à cinq par an que tu veux dire ?
MARTON
Non.
Par mois , sur gage encor.
SUDMER, levant les c'paules.
Quel siècle ! Eh mais ! Marton , Je ne suis pas vêtu comme un prêteur sur gages.
MARTON
Ah ! fort bien. Ils ont tous les plus beaux équipages.
Vous a rrivez de loin , il fauten convenir.
Oh ! comme nous allons ce soir nous divertir !
SUDMER, fi-oideraent.
Peut-être. Mais allons de ce pas chez Florville.
MARTON
Nous y serons bientôt. L'accès en est facile ;
Et comme il n'a plus rien dans son appartement ,
Xous trouverons la porte ouverte assurément.
riN DU SECOM) ACTE.