‹ Le tartuffe des mursChapitre 47 sur 86 · ACTE IIÏ, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE IIÏ, SCÈNE IX

MARTON

Si vous voulez permettre.

Votre fou de ueveu n'a pas plutôt reçu Le billet que voici , que soudain , à l'iusu Des avides records qui le veillent sans cesse , II me charge envers vous d'acquitter sa promesse. Comme votre besoin , je crois , n'est pas urgent, Vous me permettrez bien de donner cet argent A quelques créanciers que j'ai vus tout à l'heure , Et qui , le jour , la nuit , assiègent sa demeure.

Va , de ce dernier trait je lui ferai raison. On n'a pas de défauts avec un coeur si bon.

MARTON

J'avais dans tous les temps conservé l'espérance.

SUDMER.

Tu vois qu'on est souvent trompé par l'apparence.

MARTON

Mais vous l'êtes ici fort agréablement.

SUDMER.

A propos , et Valsain , ce jeune homme charmant. Bon, généreux , humain , a-t-il payé les dettes De son frère ?

MARTON

Ah bien , oui ! les dupes qu'il a faites Ne sont pas , j'en réponds , si sottes qu'on le croit 5 Car je ne connais pas de fourbe plus adroit. J'aurais dû m'en fier à votre expérience ; ■Monsieur , du cœur humain vous avez la science.

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