‹ Le Tartuffe. Le dépit amoureuxChapitre 15 sur 93 · ORGON, MARIANE · texte numérisé non relu

ORGON, MARIANE

ORGON

MARIANE

MoQ père?

ORGON

Approchez, j'ai de qucfï Vous parler en secret.

MARIANE, à Orgon, qui regarde dans un cabinet Que cherchez-vous?

ORGON

Je voi Si quelqu'un n'est point là qui pourrait nous entendre ; Car ce petit endroit est propre pour surprendre. Or sus, nous voilà bien. J'ai, Mariane, en vous Reconnu de tout temps un esprit assez doux, Et de tout temps aussi vous m'avez été chère.

MARIANE

Je suis fort redevable à cet amour de père.

ORGON

C'est fort bien dit, ma fille ; et, pour le mériter, Vous devez n'avoir soin que de me contenter.

MARIANE

C'est oh je mets aussi ma gloire la plus haute.

fcB TABXUFE. 2

ORGON

?ort bien. Que dites-yous de Tartufe, notre hôte? '.

MARIANE. 1

Qui? moi? 1

ORGON. J

Vous. Voyez bien comme vous répondrez.

MARIANE

Hélas I j*en dirai, moi, tout ce que vous Toudrez. ^

SCBHB II I

ORGON, MARIANE, DORINE, entrant doucement j et se tenant derrière Or g on sans être vue, j,

ORGON

C*est parler sagement... Dites-moi donc, ma fille, ^

Qu'en toute sa personne un haut mérite brille, ',

Qu'il touche votre cœur, et qu'il vous serait doui ; De le voir, par mon choix, devenir votre époux.

MARIANE

Eél ^

Qu'est-ce?

MARIANE

Plaît-il?

ORGON. il

Quoi? ':

MARIANE

Mesuis-je méprise f,

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