ACTE V, SCÈNE IV
^^^. ORGON
iais.«.
MONSIEUR LOYAL
Oui, monsieur, je sais que poar un millioa Vous ne voudriez pas faire rébellion, Et que Yous souffrirez, en honnête personne, Que j'exécute ici les ordres qu'on me donne.
DAMIS
Vous pourriez bien ici, sur votre noir jupon,
Monsieur l'huissier à verge, attirer le tâtoa.
MONSIEUR LOYAL, à Orffon,
Faites que votre fils se taise ou se retire. Monsieur. J'aurais regret d'être obligé d'écrire, ';'Et de vous voir couché dans mon procès- verbal. DORINH, à part.
Ce moosieur Loyal porte un air bien déloyal.
MONSIEUR LOYAL
Pour tous les gens de bien j'ai de grandes tendresses, Et ne me suis voulu, monsieur, charger des pièces Que pour vous obliger et vous faire plaisir ; Que pour ôter par là le moyen d'en choisir Qui n'ayant pas pour vous le zèle qui me pousse, ALuraient pu procéder d'une façon moins douce. ORGON.
Et que peut-on de pis, que d'ordonner aux gens De sortir de chez eux?
MONSIEUR LOYAL
On vous donne du temps; Et jusques à demain je ferai surséance A l'exécution, monsieur, de l'ordonnance ;
Je viendrai seulement passer ici la nuit,
Avec dix de mes gens, sans scandale et sans bruit.
Pour la forme, il faudra, s'il vous plaît, qu'on m'apporte.
Avant que se coucher, les clefs de votre porte.
J'aurai soin de ne pas troubler votre repos,
El de ne rien souffrir qui ne soit à propos.
Mais demain, du matin, il vous faut être hafaiïe
A vider de céans jusqu'au moindre ustensile ;
Mes gens vous aideront, et je les ai pris forts
Pour vous faire service à tout mettre dehors.
On n'en peut pas user mieux que je fais, je pense;.
Et, comme je vous traite avec grande indulgence.
Je vous conjure aussi, monsieur, d'en user bien,
Et qu'au dû de ma charge on ne me trouble en riea.
ORGON , à part.
Du meilleur de mon cœur, je donnerais sur l'heure Les cent plus beaux louis de ce qui me demeure, Et pouvoir, à plaisir, sur ce mufle asséner Le plus grand coup de poing qui se puisse donner.
CLÉANTE, bas, à Orgon, Laissez; ne gâtons rien.
DAMIS
A cette audace étrange J'ai peine à me tenir, et la main me démange.
DORINE
Avec un si bon dos, ma foi, monsieur Loyal, Quelques coups de bâton ne vous siéraient pas maL
MONSIEUR LOYAL
On pourrait bien punir ces paroles infâmes. Ma mie; et l'oii décrète aussi contre les femmeSi