‹ Le Tartuffe. Le dépit amoureuxChapitre 72 sur 93 · MARINETTE, ÉRASTE, GROS-RENÉ · texte numérisé non relu

MARINETTE, ÉRASTE, GROS-RENÉ

GROS-RENÉ

S't, Marinelte!

MARINETTE

Ohl oh! que fais-tu là?

GROS-RENÉ

Ma foi, Demande, nous étions tout à l'heure sur toi.

MARINETTE

Vous êtes aussi là, monsieur? Depuis une heure Vous m'avez fait trotter comme un Basque, ou je meure.

ÉRASTE

Comment ?

MARINETTE

Pour vous chercher, j'ai fait dix mille pas, Et TOUS promets, ma foi...

Quoi?

MARINETTE

Que vous n'êles pas Au temple, au cours, chez vous, ni dans la grande place.

GROS-RENÉ

Il fallait en jurer.

ÉRASTE

Apprends-moi donc, de grâce.

Qui te fait me chercher?

MARINETTE

Quelqu'un, en vérité, Qui pour vous n'a pas trop mauvaise volonté, Ma maîtresse, en un mot.

ÉRASTE

Ah I chère Marinette, Ton discours, de son cœur esî-il bien l'interprète? Ne me déguise pas un mystère fatal, Je ne t'en voudrai pas pour cela plus de mal. Au nom des dieux, dis-moi si ta belle maîtresse N'abuse point mes vœux d'une fausse tendresse.

MARINETTE

Hé I hé I d'oli vous vient donc ce plaisant mouvement I Elle ne fait pas voir assez son sentiment? Quel garant est-ce encor que votre amour demande? Que lui faut-il?

GROS-RENÉ

A moins que Valère se pende.

Bagatelle, son cœur ne s'assurera point,

Comment?

GROS-RENÉ

U est jaloux jusques en un tel point.»-

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