MARINETTE, ÉRASTE, GROS-RENÉ
GROS-RENÉ
S't, Marinelte!
MARINETTE
Ohl oh! que fais-tu là?
GROS-RENÉ
Ma foi, Demande, nous étions tout à l'heure sur toi.
MARINETTE
Vous êtes aussi là, monsieur? Depuis une heure Vous m'avez fait trotter comme un Basque, ou je meure.
ÉRASTE
Comment ?
MARINETTE
Pour vous chercher, j'ai fait dix mille pas, Et TOUS promets, ma foi...
Quoi?
MARINETTE
Que vous n'êles pas Au temple, au cours, chez vous, ni dans la grande place.
GROS-RENÉ
Il fallait en jurer.
ÉRASTE
Apprends-moi donc, de grâce.
Qui te fait me chercher?
MARINETTE
Quelqu'un, en vérité, Qui pour vous n'a pas trop mauvaise volonté, Ma maîtresse, en un mot.
ÉRASTE
Ah I chère Marinette, Ton discours, de son cœur esî-il bien l'interprète? Ne me déguise pas un mystère fatal, Je ne t'en voudrai pas pour cela plus de mal. Au nom des dieux, dis-moi si ta belle maîtresse N'abuse point mes vœux d'une fausse tendresse.
MARINETTE
Hé I hé I d'oli vous vient donc ce plaisant mouvement I Elle ne fait pas voir assez son sentiment? Quel garant est-ce encor que votre amour demande? Que lui faut-il?
GROS-RENÉ
A moins que Valère se pende.
Bagatelle, son cœur ne s'assurera point,
Comment?
GROS-RENÉ
U est jaloux jusques en un tel point.»-