ACTE I, SCÈNE III
ÉRASTE
Lucile, cependant...
VALÈRK.
Lucile, dans son âme, Rend tout ce que je veux qu'elle rende à ma flamniQ. ÉRASTE.
Vous êtes donc facile à contenter?
VALÈRE
Pas tant Que vous pourriez penser.
ÉRASTE
Je puis croire pourtant, Sans trop de vanité, que je suis en sa grâce.
VALÈRE
Moi, je sais que j'y tiens une assez bonne place.
ÉRASTE
Ne vous abusez point, croyez-moi.
VALÈRE
Croyez-moi, Ne laissez point duper vos yeux à trop de foi.
ÉRASTE
Si j'osais vous montrer une preuve assurée
Que son cœur... Non, votre âme en serait atterrée.
Si je vous osais, moi, découvrir un secret... Mais je vous fâcherais, et veux être discret.
ÉRASTE
Vraiment, vous me poussez, et contre mon enyie, Votre présomption veut que je l'humilie. Lisez.
134 LE DliPlT AMOUREUX
VALÈRE
Ces mots sont doux.
ÉRASTE
Vous connaissez la main?
VALÈRE
Oui, de Lucile.
ÉRASTE
Eh bienl cet espoir si certain?
VALÈRE, riant en s'en allant.
Adieu, seigneur Éraste.
GROS-RENÉ
Il est fou, le bob sire.
Où peut-il en ceci trouver le mot pour rire?
ÉRASTE
Certes, il me surprend, et j'ignore, entre nous. Quel diable de mystère est caché là-dessous.
Son Yalet yient, je pense...
ÉRASTE
Oui, je le voie paraîtra, FeigieQQS, pour le jeter sur l'amour de son maître.
SCÈSB IV