MADAME PERNELLE, ORGON, ELMIRE, CLÉANTE, MARIANE, DAMIS, DORINE
MADAM£ PERNELLE
Qu'est-ce? J'apprends ici de terribles mystères!
ORGON
Ce sont des nouveautés dont mes yeux sont témoins,
Et vous voyez le prix dont sont payés mes soins.
Je recueille avec zèle un homme en sa misère ,
Je le loge, et le tiens comme mon propre frère;
De bienfaits chaque jour il est par moi chargé;
Je lui donne ma fille, et tout le bien que j'ai :
Et, dans le même temps, le perfide, l'infâme,
Tente le noir dessein de suborner ma femme !
Et, non content encor de ses lâches essais.
Il m'ose menacer de mes propres bienfaits,
Et veut, à ma ruine, user des avantages
Dont le viennent d'armer mes bontés trop peu sages,
Metîhasser de mes biens, où je l'ai transféré.
Et me réduire au point d'où je l'ai retiré !
DORINE
Le pauvre homme ! *
I. M. Auger a désapprouTé avec raison ce soid que prend Dorine de rappeler à son maître son enthousiasme passé pour le fourbe : si c*est une ironie , elle est cruelle; si c'est une leçon, elle est hors de saison, et ressemble tout-à-fait à celle du Magister à TEnfant qui se noie.