‹ Le TartuffeChapitre 93 sur 106 · ACTE T, SCÈNE IIÎ · texte numérisé non relu

ACTE T, SCÈNE IIÎ

MADAME PERÎfELLE.

Il est besoin, Pour accuser les gens, d'avoir de justes causes; Et vous deviez attendra à vous voir sûr des choses.

OBGON.

Hé! diantre! le inoyen de m'en assurer miçux? Je devois donc, ma mère, attendre qu'à mes yeux Il eût...? Vous me feriez dire quelque sottise.

MADAME PERNÏLLE.

Enfin j d'un trop .pur zèle on voit son âme éprise; Et je ne puis du tout me mettre dans l'esprit Qu'il ait voulu tenter les choses que l'on dit*"

ORGON

Allez, je ne sais pas, si vous n'étiez ma mère, Ce que je vous dirois , tant je suis en colère.

DORINE , à Orgon.

Juste retour, monsieur, des choses d'ici -bas.

Vous ne vouliez point croire, et l'on ne vous croit pas.

CLÉANTE

Nous perdons des momens en bagatelles pures.

Qu'il faudroit jpMjJoyer à prendre des mesures. Aux menaces ttrf fourbe on doit ne dormir point.

DAMIS

Quoi! son effronterie iroit jusqu'à ce point?

I. Quel stir(»t)it ée eomique \ et comme Tauteur renchérit sur ce qu'il semble a^ir épuisé , quand madame Pemelle joue avec Orgon le même rôle que cet Orgon a joué avec tous les autres persomiages de la pièce, lorsqu'elle refuse obstiném^t de se rendre à toutes les épreuves qu'il allègue contre TartufTe l Cette progresûon d'effets comiques , si imprévue et pourtant si naturelle , est le plus grand effort de l'art ( Lab arpe. ) ,

ELMIRE

Pour moi, je ne crois pas cette instance possible, Et son ingratitude est ici trop visible.

GUÉAirrE, à Orgon.

Ne vous y fiez pas; il aura des ressorts Pour donner contre vous raison à ses efforts; Et, sur moins que cela, le poids d'une cabale Embarrasse les gens dans un fâcheux dédale.

Je vous le dis encore : armé de ce qu'il a.

Vous ne deviez jamais le pousser jusque là-

Il est vrai; mais qu'y faire? A l'orgueil de ce traître. De mes ressentimens je n'ai pas été maître.

CLÉANTE

Je voudrois de bon cœur qu'on pût, entre vous deux , De quelque ombre de paix raccommoder les nœuds.

ELMIRE

Si j'avois su qu'en main il a* de telles armes. Je n'aurois pas donné matière à tant d'alarmes; Et mes....

ORGON, à Donne , voyant entrer moD^em,|:x>yaL

Que veut cet homme? Allez tôt le savoir.

Je suis bien en état que l'on me viehne voir !

z. // a. Ce n'est point l'indicatif que Molière devait employer ici; il Csdlait dire, Si /avais su qu'en main il eût, etc. Au reste ce cinquième acte, qui, quoi qu'on en ait dit, ne le cède en rien, pour la conduite de l'action , à ceux qui le précèdent, leur est très-inférieur sous le rapport du style. Aussi ne nous attacherons-nous pas à relever toutes les incorrections qui s'y trouvent

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