ACTE V, SCiNE III 8l
MAX) A M G PERMlLLE
Il est besoin, Pour accuser les gens d'avoir de Justes causes; Et vous deviez attendre à vous voir sûr des choses.
ORGON
lié, diantrci le moyen de m'en assurer mieux? Je devais donc, ma mère, attendre qu'à mes yeux 11 eût...? Vous me feriez dire quelque sottise.
MADAME PERNELLE
Enfin, d'un trop pur zèle on voit son âme éprise; Et je ne puis du tout me mettre dans l'esprit (^u'il ait voulu tenter les choses que l'on dit.
ORCON
jVllez, je ne sais pas, si vous n'étiez ma mère, Ce que je vous dirais, tant je suis en colère.
UORINE, à Orgon.
Juste retour, monsieur, des choses d'ici -bas :
Vous ne vouliez point croire, et l'on ne vous croit pas.
CLÉANTE
Nous perdons des moments en bagatelles pures, Qu'il faudrait employer à prendre des mesures. Aux menaces du fourbe on doit ne dormir point.
DAMIS
Quoi! son elTronteric irait jusqu'à ce point?
ELMIRE
Pour moi, je ne crois pas celte instance possible. Et son ingratitude est ici trop visible.
CLÉANTE, à Orgon.
Ne vous y fiez pas; il aura des ressorts Pour donner contre vous raison ù ses efforts; Et, sur moins que cela, le poids d'une cabale Embarrasse les gens dans un fâcheux dédale. Je vous le dis encore : armé de ce qu'il a. Vous ne deviez jamais le pousser jusque- 1.-\.
Sa LE TAUTUFF"
oncoN
Il est vrai; mais qu'y faire? A l'orgueil de ce traître, De mes ressentiments je n'ai pas été maître.
CLEANTE
Je voudrais, de bon cœur, qu'on pût entre vous deux De quelque ombre de paix raccommoder les nœuds.
ELMinE
Si j'avais su qu'en main il a de telles armes, Je n'aurais pas donné matière à tant d'alarmes, Et mes...
ORGON, à Dorine, voyant entrer Monsieur Loyal.
Que veut cet homme? Allez tôt le savoir. Je suis bien en état que l'on vienne me voirl