‹ Le Te Deum et le tocsin; ou, La route de Rouen; vaudeville en un acte. Par MM. Simonnin et HonoréChapitre 23 sur 24 · VICTOR · texte numérisé non relu

VICTOR

AIR : Amis, la matinée est belle (de la Muette).

A.inis, que notr' victpiie esli>elte !

La liberté pour nous t[u^ 1 bien !

Le roi qu'au Irone Ton appelle Est un monarque citoj[cn.

Qu'il serv' cett' liberté chérie

Du plus grand des états , Qu'il se montre de la patrie

L'premierdes soldats , Et notre amour ne lui manquera pas !

FRANÇOIS

D'plaisir je m'sens l'ame toute émue.

Quoiqu'paysan on a. du cœur;

Plus d'un a quitté sa cbarruo

Et d'vint un brave au champ d'honneur !

Pour notre drapeau tricolore ,

Contre des potentats, S'il faut un joi^r se battre encore, O Franc' ! tu verras Que le courag' ne nous manquera pas !

QXJANDMÊME.

>i,i»Mi v' Jaloux d'un' science commune, , Vous qui voulez savoir souvent

De la laveur et d' la fortune De quel côté souffle le vent, Voyez avec leurs doubles faces,

Ces d'mandeurs ici-bas , Qui de solliciter des places Ne sont jamais las , Et les girouett's ne vous manqueront pas.

BAUDET

J'ai lu dans quelqu' journal , je pense , Qu'on ne sait plus par quels moyens Sout'nir l'art dramatique en France , E]t qu'nous manquerons d'bous comédiens ;

Mais tant qu'on verra des jésuites

Ambitieux d'êtr' prélats , Tant qu'on verra des hypocrites En rob's , en raba is , Les histrions ne nous manqueront pas.

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