VICTOR
AIR : Amis, la matinée est belle (de la Muette).
A.inis, que notr' victpiie esli>elte !
La liberté pour nous t[u^ 1 bien !
Le roi qu'au Irone Ton appelle Est un monarque citoj[cn.
Qu'il serv' cett' liberté chérie
Du plus grand des états , Qu'il se montre de la patrie
L'premierdes soldats , Et notre amour ne lui manquera pas !
FRANÇOIS
D'plaisir je m'sens l'ame toute émue.
Quoiqu'paysan on a. du cœur;
Plus d'un a quitté sa cbarruo
Et d'vint un brave au champ d'honneur !
Pour notre drapeau tricolore ,
Contre des potentats, S'il faut un joi^r se battre encore, O Franc' ! tu verras Que le courag' ne nous manquera pas !
QXJANDMÊME.
>i,i»Mi v' Jaloux d'un' science commune, , Vous qui voulez savoir souvent
De la laveur et d' la fortune De quel côté souffle le vent, Voyez avec leurs doubles faces,
Ces d'mandeurs ici-bas , Qui de solliciter des places Ne sont jamais las , Et les girouett's ne vous manqueront pas.
BAUDET
J'ai lu dans quelqu' journal , je pense , Qu'on ne sait plus par quels moyens Sout'nir l'art dramatique en France , E]t qu'nous manquerons d'bous comédiens ;
Mais tant qu'on verra des jésuites
Ambitieux d'êtr' prélats , Tant qu'on verra des hypocrites En rob's , en raba is , Les histrions ne nous manqueront pas.