‹ Le Témiscamingue (Nouveau-Québec) [microforme]Chapitre 10 sur 20 · JO · texte numérisé non relu

JO

rapatrié, venant de Chicago.

les avantages de la région du Témisca mingue, CCUX qui veulent se faire

ailleurs. Le sol général est de 1

et légère, mais le sous-sol est te

est planche et on n'

de dire que le ‘Témi Je suis arrivé ici,

poche : n'est pa riche

ie

CchConti

olon ne voudraient pas alle:

re noire, quelquefois jaun Jours argileux. Le terrain as de roches Cest Je ca

‘amingne mérite les éloges qu'on en fait

IS juillet

Comme inenuisiér à raison de $2.

Pas manqué d'ouvrage laque Ile j'ai payé S200.

de six garcons et une fille:

dernier avec Sr. dans pa

Le lendemain, j'ai trouvé di l'emploi

50 par jour. Depuis, je n'ai

Je me suis acheté une terre pour

J'ai fait venir ma famille <e composant

car cest pour l'avenir de ma

famille que j'ai décidée de me fatre colon. ke printemps prochain, nous nous mettrons torts es mble aux tra « de la ferme et ie veux fair: surtout l'élevage des bet rnes et

des cochons,

Les produits de a ferme se vendent tres bien: le beurre 25e à 350 la Ib.: le lard frais, de 120 à 13 la Pb: les patates S1.25 la poche: l'avoinc, oc, le munot et le foin SES la tonne

(Signe) JOSEPIHE BEDARD

Septembre 190$

tee

Rodrigue Lemire.—]e suis heureux de vous dire que Je suis satisfait de ma situation, Je suis n dans Île nré de Montcalm: je suis venu au Témiscamingue en 1OON 5 7. n

naun $330.00. J'ai pris un lot boisé, et aujourd'hut j'ai 66 acres de terre en culture et des bätisses qui portent nine assurance de $1,500.00. Je ne céderais pas pour $4,000. ce que je possède maintenant. Nous avons un magnifique marche pour écouler nos produits. Ainsi le foin se vend 81400 la tonne,

dans la grange — l'avoine, 0.66 centins le minot les pommes de terre, toujours au-dessus de $r00 la poche le boeuf, S1S.00 les cent livres je lard, SI 00 les cent livres — Île beurre, 0.30 centins la livre les oeufs, 0,30 centins la

douzaine.

Maintenant voici le résultat de ma récolte l'annee dernière (1009). J'ai récolté 33 tonnes de foin: j'ai seme 6 arpents en pommes de terre, j'en ai récolté Roo poches. 15 minots d'avoine ont rapporté 260 minots, 4 minots d'orge ont rapporté 87 minots. 6 minots de Ssarrasin ont rapporté 90 minots. 2 minots de pois ont rapporté 30 minots. J'ai semé 2 arpents er mil japonais, ce qui m'a donné 600 bottes de foin, Jai laissé 10 arpents en pâturage. J'ai 2 chevaux, 7 vaches à lait, 3 genisses, 6 porcs.

(Signé) RODRIGUE LEMIRE, Saint-Bruno, 12 janvier 19710.

Maurice Monjeau.—}e demeure à St-Bruno, dans le rang

St-Louis; je suis bien satisfait de ma situation: 1! y a douze

DETÉILEAIEEA LE OUURET- MON OU D AON IR NV OSIR 1]

nn

os €

ans que je suis parti de Ste-Anne de Sorel: j'avais $300 piastres: j'ai pris une terre, et aujourd'hui, j'ai cinquante

ons pour la culture. J'ai toujours eu de franchement qu'il y à de l'our moi, j'ai travaillé

arpents défrichés, | bonnes récoltes. Je éclare bien grands avantages à venir s'établir ici.

sur ma terre, comme j'aurais travaillé ailleurs à la journée; j'ai bien vécr avec ma famille, et maintenant ma terre est évaluée à $3.000.00. Je me demande souvent st, étant resté à travailler à gages, j'aurais acquis ce que je possède aujourd'hui, et vécu aussi largement. Je ne le crois pas.

Votre tout dévoue,

{ Signe) \AURICE MONJEAU.

NBCe qui est dit ict de St-Bruno-de-Guigues peut se dire avec autant de vérité de tout le "Pémiscamingue : nous pourrions citer un grand nombre d'autres témoignages aussi intéressants et aussi probants que CEUX-CI.

Guigues, 10 janvier 1910.

Jacques de St-Laon, capitaliste français.— [Je suis ires venu installer au émiscamingue, l'ossédant partie en hypotheques LACS régulièrement payés et au sujet

satisfait de mètre des capitaux, j'en ai placé une p.c., dont les intérèts me sont is eu d'ennuis. J'ai place une autre partie

desquels je n'ai jam La troisieme partie

en immeubles qui me rapporte 12 p.c. net.

est engagée dans une affaire commerciale dont je suis tres satisfait.

Par conséquent, etant donné la facon dont j'ai réussi, à Ville-Marie, je suis convaincu que des capitalistes français auraient tout avantage à venir s'établir au Fémiscaningue, car il y a beaucoup de choses à entreprendre. Pour le colon proprement dit, paxsan de France, je 50 Français au moins sont installés 101

Quis convaincu qu'il réussirait également! 1 et sont dans l'aisance.

Les terres sont excellentes, et, Monsieur Devlin met à exécution son idée de construire un chemin, qui s'étendra de Ville-Marie au Transcontinental, par le lac des Quinze, ce sera

l'ouverture d'un immense et fertile territoire à coloniser.

Une opinion de Toronto.

“La renommée et la richesse du Témiscamingue ne reposent pas seulement sur les mines, mais aussi sur la richesse et la fertilité de ses terres arables. La grande zone de glaise s'étendant au nord de New-Liskeard contient, estime-t-on, 16,000,000 d'acres des plus beaux terrains agricoles qu'il y ait sur le continent d'Amérique, Ces terrains peuvent reproduire tout ce qui se récolte dans la partie sud d'Ontario ou dans le Nord-Ouest et même certains grains qui ne peuvent pas se cultiver dans 1], il Ontario. Au Témiscamingue, le trèfle pousse comme les mauvaises herbes et donne en :ine seule saison (eux abondantes récoltes. Dans plusieurs parties du vieil Ontario, on a abandonné la culture des pois, parce que ces derniers sont détruits par la mouche du pois. Cette mouche est inconnue au Témiscamingue où les pois réussissent à merveille. S'il faut en juger par les quelques échantillons de blé déjà récoltés et en tenant compte de la condition du terrain, de la terre neuve, il est permis de dire que le Manitoba devra y regarc r de près s'il veut conserver la palme pour la qualité du froment, car le blé récolté au T'émiscamingue est de la plus belle qualité. Les légumes les plus tendres, tels que les tomates, les citrouilles, réussissent en plein air, Le blé d'Inde même sera une ressource régulière dans quelques années. Les gelées d'été sont un peu à craindre pour le moment, mais à mesure que les défrichements et l'égouttement de la terre prendront du développement, ce danger disparaitra, et, sous ce rapport, le Témiscamingue n'aura pas plus à appréhender que les autres parties de la province. L'agriculture devient de plus en plus en vogue et semble réussir exceptionnellement bien.

“Le climat est scc, fortifiant, de même que l'atmosphère est admirablement claire. Durant l'hiver, qui commence vers la mi-novembre, le thermomètre marque occasionneiiement 40 degrés au-dessous de zéro et des fois plus, mais d'une manière générale 20 degrés durant la nuit et zéro dans le jour scnt les températures ordinaires et régulières. L'hiver finit vers le 15 avril, alors que la neige a disparu, et le jer mai, beaucoup de

cultivateurs travaillent déjà à leurs semences. Le printemps est souvent chaud et sec, sans cependant avoir de sécheresse: excessive, En été, il tombe d'abondantes pluies, qui main tiennent la végétation en pleine vigueur.

“En hiver, les chantiers de bois sont la principale industrie : ils emploient beaucoup de monde et paient de bons gages. C'est avec ce qu'ils gagnent dans les chantiers en hiver que les colons vivent pour la plupart en été.”

(Farmer's Advocate, Toronto, 17 mai 1906.)

- Lt — —

LES RESSOURGES SPORTIVES, &., (1)

Toute la région de l'Outaouais supérieur est semée de lacs dont le nombre est encore inconnu et qui n'attendent que les touristes pour les baptiser. Il n'v a pas un sur cent de ces lacs qui soit loué, Les cours d'eau sont aussi nombreux.

Notons aussi les voyages circulaires qu'on peut faire par le lac Abitibi, ou par le lac des Quinze, l'Expanse et le grand lac Victoria.

Nous pouvons aussi signaler plus particulièrement aux chasseurs la route des lacs Kékabonga et des Allumettes, où l'orignal, le caribou e1 la perdrix abondent.

s'est fait des chasses phénoménales dans la vallée des rivières du Moine et Managacipi.

Partout, au nord de Mattawa, la forét est des plus invitantes pour les amateurs sérieux.

C'est le paradis véritable des chasseurs et des pécheurs.

Nulle part, sur le continent américain, on ne saurait trouver des rivaux aux lacs et rivières si riches en poisson de toutes les variétés qui pullulent dans la région du Témiscamingue.

(1) La plupart de ces renseignements sont empruntés à la

brochure de MM. Joncas et Chambers “Le Compagnon di Sportsman”.

La rivière Ottawa prend sa source au lac Chapemchigama, et, de cet endroit, atteint, par de légers portages, une foule d'autres rivières impoitantes, comme l'Ashuapmouchouan (tributaire du lac Saint-Jean), la Gatineau, la Lièvre et le Saint- Maurice.

Ces portages sont entrecoupés de lacs qui permettent aux sports de se rendre d’üne rivière à l'autre presque entièrement par eau.

Les deux lacs Témiscamingue et Keepewa sont pourvus de bateaux à vapeur confortables qui rendent les communications faciles. En outre, il y a les voies de communication ctablies par les colons et les marchands de bois. En tout temps, on peut se procurer des voitures à différents endroits, depuis Fabre jusqu'à la tête du lac.

On se rend au lac Keepewa par voie du Pacifique- Canadien, en passant par Ottawa et Mattawa. A la station de Keepewa, on peut se procurer des guides et des canots. Le lac a 50 milles de longueur sur 5 à 6 de largeur. Il est émaillé d'iles et d'ilots. Dans le voisinage, on trouve des lacs de moindre dimension et extrêmement poissonneux.

Si c'est le désir du touriste de se rendre au lac Abitibi ou même à la baie James, il peut atteindre ces endroits en partant de Ville-Marie, de la tête du lac Témiscamingue ou en passant par la rivière des Quinze, ou encore par la rivière Ottawa et le grand lac Victoria.

Sur tout le parcours, la pêche est abondante.

I! y a aussi un inagnifique ve ‘age à faire pour atteindre le Saint-Maurice par portages et en canot : ou encore celui qui consiste à traverser le lac Kakebongà pour atteindre la Gatineau et la Lièvre jusqu'à Buckingham.

Le Grand lac, à la tête de la rivière du Moine, a trente milles de longueur et cst très poissonneux.

Le lac Kakebonga avec les lacs Wasbéka et aux Ecorces— c'est ainsi qu'on désigne ses deux extrémités, —a une longueur totale de 30 milles et une largeur de deux milles. T1 se déverse d'un côté dans l'Ottawa et de l'autre dans la Gatineau.

Il serait inutile d'allonger cette nomenclature. C'est par centaines qu'on les compte. Plusieurs ont été loués à des clubs ou à des particuiicrs, mais la plupart sont à la disposition du public.

La région de l'Outaouais supérieur est, nous le répétons, le pays par excellence «les touristes et des amateurs de chasse et de pèche. L'orignal, le caribou et le chevreuil ont fait leur royaume de ce vaste territoire. La perdrix, le canard et l'oie sauvage abondent, #t pour compléter le tout, les loups et les ours viennent offrir au chasseur des émotions plis vives et plus goütées si possible.

La chasse #t la prèche est une véritable aubaine pour le colon. En outre qu'elles lui fournissent des aliments gratuits, elles procurent «e l'emploi au colon comme guide, gardien ou canotier, et les salaires qu'il gagne sont considérables, atteignant parfois jusqu'à trois piastres par jour. Elles lui permettent également d'écouler ses produits agricoles sans sortir de sa place, contre argent sonnant, ce qui lui permet de défrayer le coût de l'établissement de son patrimoine.

C'est aujourd'hui un fait indiscutable que la colonisation sportive est un des agents les plus actifs de la mise en exploitation de nos nouvelles colonies.

A T'émiscamingue, il v a un superbe hôtei pour les touristes et les sportsmen, un hôtel comme on en trouve sur nos plages les plus achalandées.

Ce que nous venons de dire de la chasse et de la pêche peut aussi bien s'appliquer aux touristes qui feront, tot ou tard, du T'émiscamingue québecois leur terre d'élection.

A ce propos, il convient de citer cet extrait d'un rapport de M. l'iché, ingénieur forestier du gouvernement de la province de Québec :

“Le lac Témiscamingue est appelé à devenir un lieu très ‘“achalandé par les touristes. Il me semblerait nécessaire “d'ermpêcher les spéculateurs de s'approprier les plus beaux “sites. À ce propos, je recommanderais qu'aucun lot limitrophe

don) Uopuos) (l DU DIF EUR sol Ationi popett U} HUDONINNOSIN 1,

les touristes à Gordon Crock

dei pour

Teuiscauinecr

au lac ne soit vendu avant qu'une inspection en ait été faite “pour fixer sa valeur.

“De même il existe de très belles iles qui ne sont pas encore “vendues, notamment l'ile du Collège et l'ile du Chef. On “devrait, pour l'ile du Collège, faire délimiter des lots de 300 “pieds de front par mille de profondeur que l'on pourrait vendre $200.00 chactin, Le territoire qui resterait à l'intérieur serait laissé à l'état vierge. Les forêts vierges sont rares dans ce pays, et ceci ajouterait encore à la beauté et au pittoresque ‘de l'ile.

“L'ile du Chef pourrait être divisée en une soixantaine de “lots qui se vendraient un peu moins bien, $130.00 environ.”

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