‹ Le tempérament et ses troubles. Les glandes endocrinesChapitre 28 sur 57 · VI. — Sels minéraux · texte numérisé non relu

VI. — Sels minéraux

Le métabolisme des substances minérales, en particulier du sodium et du calcium, est sous la dépendance des endocrines. Leurs troubles apparaissent dans les tableaux suivants :

67. — Surchloruré a bien acquis son surnom. 11 adore le sel de cuisine et sale à satiété ses aliments, avant même de les avoir goûtés. Aussi arrive-t-il à fatiguer son rein, surtout si cet organe est insuffisant de naissance ou s’il l’est devenu à la suite d’infections. Il fait alors des rétentions d’eau et de sel dans les tissus, tout en accumulant le chlorure de sodium dans le sang. Son cœur contraint à augmenter son travail, élève la tension artérielle. Comme l’a montré Widal, dans cette variété de néphrite, il faut mettre le malade au régime sans sel.

Mais la surchloruration ne répond pas toujours au meme mécanisme. Elle met en jeu les troubles, soit du centre nerveux préposé à la fonction chlorée du rein; soit de la fonction de l’élimination des chlorures, sans que le rein soit réellement malade, soit enfin des tissus qui sont chlorurophiles.

LE TEMPÉRAME:t^T

Une fois produite la saturation de l’organisme en chlorures, on utUisera contre eUe l’opothérapie par la thyroïde et l’hypophyse, véritables diurétiques physiologiques.

68. — Dyscalcifiée tire ses nombreux maux de son manque d’équilibre en calcium. Bébé, elle a eu des convulsions, des spasmes, des terreurs nocturnes, des tics, des mouvements faisant craindre la danse de St-Guy. En même temps le rachitisme est venu tordre ses jambes, épaissir ses poignets et former le « chapelet costal ». Enfant, elle a été sujette à des saignements de nez, inquiétants et répétés, qui ont nécessité l’intervention d’un spécialiste. Jeune fille, sa tendance aux hémorragies utérines a provoqué un curettage. Guérie, elle a vu sa peau se couvrir de « bleus », survenant sans choc, ce qu’on appelle des ecchymoses spontanées. Puis de l’eczéma, des démangeaisons, de l’urticaire, de l’œdème de Quincke ont rendu son adolescence pénible; des désordres cardiaques, des désordres intestinaux, etc., compliquent encore la situation.

Le chlorure de calcium, les phosphates, les diverses opothérapies calci-régulatrices arrivent à transformer Dyscalcifiée.

VIL — Echanges azotés, Acide urique, Acide oxalique, Lipoïdes. — Cholestérine

Dans rarthritisme, diathèse à laquelle est consacré le chapitre suivant, l’organisme cherche à se libérer d’une auto-intoxication chronique, par des déchar-

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ses auxquelles, pour rappeler leur origine, j’ai donné le nom d’Endocrinolepsies (décharges endocriniennes). En outre, certains produits, chez l’arthritique adulte, finissent par s’accumuler en dépôts encombrants, comme dans le cas suivant.

69 . — Précipitant est goutteux. Au lobule de l’oreille, aux doigts, aux orteils, on lit la signature de ses troubles. Il a des topbus qui sont formés de précipités d’acide urique, d’urates, de cholestérine. Mais il n’accumule pas seulement dans la peau et sous la peau. Précipitant précipite partout où l’on peut précipiter. Dès l’enfance, il accumule dans les cryptes amygdaliennes, des phosphates et des carbonates. Ce sont des calculs de l’amygdale. Il dépose des calculs dans les conduits salivaires, le canal pancréatique. La cholestérine lui fournit la substance de calculs du foie. Dans le bassinet du rein, l’acide urique, l’acide oxalique, les phosphates réalisent des calculs urinaires. A certains moments, il fabrique du sable intestinal, mais, celui-là, il l’expulse sans douleur. Précipitant a son organisme transformé en carrières de pierres, ce que les médecins appellent des lithiases.

Lorsque ces divers précipités sont constitués, il n’est pas possible de les dissoudre. L’expulsion des calculs donne lieu à des crises affreusement douloureuses. C’est en agissant, au préalable, sur le tempérament neuro-arthritique, en rétablissant l’équilibre des endocrines, qu’on en évitera la formation. La médecine préventive est, en matière d’arthritisme, particulièrement recommandable.

Les endocrines président au métabolisme des divers produits précipités. Pour ce qui est de la cho-

lestérine, en particulier, elle dépend du foie, de la surrénale, des ovaires.

Uacide urique, que, par un besoin de simplification inhérent à l’esprit humain, on rend essentiellement responsable de l’arthritisme et de la goutte est susceptible d’être équilibré par le traitement thyroïdien.

D’ailleurs l’ensemble des transformations qui se produisent dans l’organisme et dont I’urine fournit la preuve, se- trouve parfois modifié par le traitement thyroïdien, comme chez le sujet dont le cas suit :

Le D' Mahar avait une cliente, à qui il faisait pratiquer, tous les six mois, une analyse d’urine. A la suite de mes recherches sur la thyroïde, il l’avait soumise au traitement thyroïdien. Vint l’époque de l’analyse. Il s’était produit une telle différence, dans les éléments analysés, que le pharmacien monta lui-même chez la malade, pour s’informer s’il ne s’était pas produit une erreur dans l’envoi de l’urine à son laboratoire.

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