‹ Le temple de KalabchahChapitre 1 sur 61 · DESCRIPTION GENERALE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION GENERALE

La cella est la dernière salle du temple, et servait probablement de sanctuaire ou saint des saints. Un naos devait se dresser face à la porte, à peu de distance de la paroi du fond (ouest); quelques débris en ont été, en effet, retrouvés dans les décombres de la salle, mais ils n'ont pas été suflisants pour permettre de le reconstituer et de le remettre en place. Parmi ces débris je signalerai l'escalier visible sur la planche I. A.

Cette salle est la plus large du temple; dans le sens perpendiculaire à l'axe ( nord-sud), elle mesure 1 1 m. 80 cent. Comme profondeur, elle a 5 m. 63 cent, (exactement comme l'antichambre), et comme hauteur seulement 5 m. i3 cent.: elle est donc la plus basse de tout le temple, qui allait toujours en diminuant de hauteur depuis l'entrée du pylône jusqu'au fond. Elle communique avec la salle précédente (procella) par une grande porte centrale, dont l'ouverture est haute de 3 m. 60 cent, et large de 2 mètres exactement, qui était malheureusement très mutilée el dont toute la partie supérieure a dû être construite à nouveau. Par extraordinaire, cette porte se trouve dans l'axe de la relia, à la différence des autres portes qui sont toujours percées, non au milieu des parois, mais plus près de leur extrémité sud que de leur extrémité nord. La cella communique encore avec la procella par une petite porte large de o m. 72 crut, seulemenl el haute de 2 mètres; le passage prend naissance dans la paroi sud de la procella (à l'angle sud-ouest), et débouche sur la paroi est de la cella (à l'angle sud-est). On ne saurait dire avec quelque précision à quel but était destiné ce passage; il a été retrouvé aussi en fort mauvais état et a dû être consolidé el restauré.

Le Temple </<• Kalabcliah. ï

Tout le plafond de la salle est tombé, de sorte qu'elle est maintenant à ciel ouvert. Mais dans l'antiquité, elle ne prenait jour, outre la porte centrale, que par quatre petites fenêtres hautes chacune de o ni. o,.*S cent, environ et larges de o m. 80 cent., dont deux sont percées dans le haut de la paroi ouest, nue dans la paroi nord, et une dans la paroi sud. Peut-être \ avait-il aussi deux fenêtres creusées dans l'épaisseur du plafond.

La décoration de la salle est absolument achevée, et relativement encore bien conservée; sauf les brèches pratiquées par les Barbarins modernes sur presque tous les joints de pierres pour extraire les queues d'aronde, sauf également quelques cassures de peu d'importance de-ci et de-là, on peut dire que les murs sont restés intacts. Les couleurs primitives dont étaient peints les bas-reliefs et les inscriptions sont encore très apparentes, et l'on peut voir que tous les rois étaient peints en rouge, les divinités au contraire en couleurs diverses. Le style des bas- reliefs est assez bon pour l'époque très avancée à laquelle ils ont été sculptés, les hiéroglyphes sont également d'un travail assez satisfaisant en ce qui concerne la forme, mais ils renferment beaucoup de fautes et incorrections.

La décoration de la cella consiste en une double procession de dieux Nils au soubassement, une double inscription dédicatoire au bandeau du soubassement, deux registres superposés de tableaux variés, une double inscription à la frise, et, couronnant le tout, une série de I I à hauts de o m. .*io cent., touchant directement le plafond, et courant tout autour de la salle. Les deux faces de la porte centrale ainsi que son plafond sont également décorés.

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