PI. XIX, A
La porte se compose, en ce qui concerne sa façade extérieure :
i° Dune corniche haute de o m. o,5 cent, et large de 3 m. 20 cent, à sa partie inférieure et h m. 33 cent, à sa partie supérieure. Cette corniche était décorée du disque solaire aux ailes éployées et flanqué des deux urams, mais le disque même est absolument détruit, et les ailes sont très mutilées.
2° D'un boudin do o m. 17 cent, de hauteur, 0 m. 17 cent, d'épaisseur, et 3 m. 6 1 cent, de longueur, débordant de 0 m. 20 cent, de chaque côté des deux montants de la porte.
3° D'un linteau de 0 m. ^h cent, de hauteur sur 3 111. 20 cent, de largeur, partagé en deux parties (''gales, dont chacune porte deux tableaux sculptés.
h" De deux montants, hauts de !\ m. ho cent, au-dessus du sol, et de h m. 32 cent, au-dessus du petit seuil avancé qui les sépare du sol. Ces montants ne sont p<is rigoureusement rectangulaires, mais mesurent, celui de gauche o m. 66 cent, à son extrémité inférieure et o m. y3 cent, à son extrémité supérieure, celui de droite 0 m. 67 cent, à son extrémité inférieure et o m. 72 cent, à son extrémité supérieure. Les deux lignes extérieures qui forment les limites de la porte sont verticales, mais les deux lignes intérieures qui délimitent l'ouverture de cette porte sont légèrement inclinées, de sorte que chacun des deux montants va en sélargissant progressivement de bas en haut. La conséquence de cette particularité de la construction est que l'ouverture même de la porte va au contraire en se rétrécissant légèrement du bas (où elle mesure 1 m. 85 cent, de largeur) vers le haut (où elle ne mesure plus que 1 m. 76 cent.). Chacun des deux montants est divisé en cinq tableaux de hauteur sensiblement égale (0 m. 81 cent, à 0 m. 83 cent.), et ces dix tableaux sont décorés de sculptures ainsi que les quatre tableaux du linteau. Chacun des deux montants est encadré par deux longs sceptres fi, qui courent sur toute leur hauteur.
a. Moulant de gauche (sud) (pi. XIX, B).
Ce montant est très mutilé dans sa partie inférieure. Il comprend un tableau formant soubassement, et quatre tableaux superposés en quatre registres, depuis ce soubassement jusqu'au linteau de la porte. Chacun de ces tableaux ne comporte que deux personnages, et aucun d'eux n'est exactement rectangulaire; tous mesurent de un à deux centimètres de plus à leur partie supérieure qu'à leur partie inférieure.
Premier tableau (ou soubassement). — Ce tableau mesure o m. 92 cent, de hauteur, o m. 66 cent, de largeur à son extrémité inférieure et o m. 67 cent, à son extrémité supérieure. Il est extrêmement mutilé. Il contient deux dieux Nils orientés (» — ► ); du premier, on ne voit que les fleurs qu'il apporte et la première
ligne de la légende : ('» — ►) I t#j fîCsS J; t'11 second, on ne voitque la tète, et encore n'est-il pas possible de distinguer quelle est sa coiffure.
Deuxième tableau. — Il mesure o ni. 67 cent, de largeur à son extrémité inférieure et o m. G8 cent, à son extrémité supérieure. Sa hauteur devait être de o m. 85 cent, environ, comme celle du tableau correspondant de l'autre montant, mais on ne voit ni la limite du haut, ni celle du bas. Ce tableau est encore plus mutilé que le précédent; il ne reste que le bas de la tète, le buste et les bras du roi (» — ► ), et derrière ces débris le fragment suivant de la légende
habituelle : (» — >-) Yt'1"^"'' jL: • B nest pas possible de distinguer ce
(pie le roi offrait à la divinité, et de cette dernière il n'y a plus aucune trace.
Troisième tableal. — Il devait mesurer 0 m. 83 cent, environ de hauteur; sa largeur est de 0 m. 68 cent, en bas et 0 m. 69 cent, en haut. Les deux tiers supérieurs sont seuls bien conservés. Le roi (- — ► ), coiffé du pschent B. 1 2, verse de la main droite le contenu d'un vase ;X sur un autel (qui est détruit), et de la main gauche il offre ( probablement) l'encens + (également détruit). Devant lui le dieu Osiris (« — -) est représenté debout, coiffé du diadème B. 7; il n'en reste (pue la tète, la poitrine et le haut des bras.
Titre du tableau : (» — ► ) 1 (détruit).