‹ Le temple et la fleurChapitre 28 sur 96 · Perse. Faïence antique. — Salle Dieulafoy, Louvre · texte numérisé non relu

Perse. Faïence antique. — Salle Dieulafoy, Louvre

3. Cypre. Vase d’Ormidhia. — Lenorm. Gaz. arch., 1883, p. 97.

4. Égypte. Le lotus sur le tabernacle. — Lepsius. Denkmaler, Ab. III, b. 3.

La figure égyptienne placée ici (fîg. 58, 4) et au titre de ce volume, exprime cette idée. Le tabernacle contient le soleil (fig. 41, p. 79). La fleur qui s’ouvre placée à son sommet, c’est la promesse de sa sortie journalière ; le jour va remplacer la nuit. .

Les variantes de ce soleil-lotus sont nombreuses. Citons, parmi les plus curieuses, cette Fleur Cosmique contenant le Delta quadrillé (lig. 58, 1), d’où sort un lotus, manifestation

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suprême, et celle qui montre le soleil dans le Delta entouré de pétales (fig. 58, 2), centre de cette fleur magique qui crée des spirales et des lotus.

Signe 81.

D’où vient l’idée de faire sortir le soleil du lotus, de prendre cette fleur comme le réceptacle, l’habitation de l’astre céleste? D’une ressemblance curieuse que présente l’ovaire du lotus

Fig. 59. Ovaire du lotus blanc.

— Descr. de l’Egypte. Hist. nat., fig. 56.

(fig. 59), centre de cette fleur, caché jusqu’à son épanouissement.

Il faut louer M. Goodyear qui affirme justement, en ces termes, cette identification :

« On se demande ce que c’est que la rosace. La réponse se « trouve dans le stigmate de l’ovaire du lotus blanc et bleu ^ « (fig. 59), ou bien dans le dessin d’un stigmate d’ovaire des- « séché. Mais il existe trois autres combinaisons de lotus dont

^ V. Desc. de l’Ég. Hist. nat.

L’Acrotère-Rosace — Signe 81

« on peut faire dériver la rosace. Elle peut apparaître comme « une Heur aux pétales ouverts; comme un arrangement rayon- « nant de boutons de lotus; comme un groupe de Heurs de « lotus rayonnants. La rosace centrale, sur le côté du sarco- « phage phénicien ci-joint (fig. 60), et celles du couvercle montre « cette combinaison. Les plus anciennes rosaces (avec lotus « normaux), se trouvent sur le bandeau du Nefert^, mais étant « conventionnelles elles ne nous donnent aucun renseignement « sur leur dérivation. Ces formes d’arrangement ont pu être

« trouvées simultanément. Une explication évidente serait de « prendre la Heur « en plan ». Une explication encore plus « évidente serait suggérée par le stigmate de l’ovaire, pour « cette raison que : les rosaces avec pétales pointus (la Heur « en plan), sont différentes de celles avec radiation sans pointe « (le stigmate de l’ovaire). Les boutons formant rosaces, nous « paraissent les plus largement espacés, quant aux divisions « de la rosace, et les rosaces de Heurs combinées, ne sont « pas nombreuses. Les rayures jaunes et brillantes de l’ovaire « ont peut-être inspiré la première association symbolique du « lotus et du soleiU ».

Statue de la IV® dynastie. Musée du Caire. Elle fut trouvée dans la tombe de Ra-Hotep, à Meidoum.

■- The Gr. of Lotus, p. 10.3. Trad. de M>'® Annie Colthurst.

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Nous répondrons aux questions que pose M. Goodyear. Quant à la thèse émise dans ses dernières lignes, elle est indiscutable.

Le soleil (•), ses âmes Q et ses doubles L’:- \ étaient chargés de vivifier le monde. Dans ce but ils apparaissent souvent en forme de rosace ■,0 ^ . Nous l’avons prouvé et nous en avons donné des exemples de toutes provenances dans le

Fig. 61. Égypte. Rangée de rosaces. — F. Petrie. Gurob, pl. XXII, 22.

premier volume (fig. 60 et 61). La faveur de cette figure s’est maintenue jusqu’à nos jours et la plus splendide de ses manifestations resplendit dans nos cathédrales. Une rosace — telle celle de Notre-Dame de Paris — d’un rayon de vingt mètres de hauteur, contenant dans ses lobes : le Créateur, un monde de saints, d’anges, d’animaux et de fleurs mystiques, brillant comme des flammes dans les enroulements polychromes de * l’immense disque lumineux, n’est-ce pas une parfaite réalisation de la fleur miraculeuse par laquelle les anciens représentaient le soleil?

Le soleil étant contenu dans le lotus, le lotus s'entrouvrant prédit Horus, le soleil levant. Cette image : l’astre sortant de la fleur, en ne montrant qu’une partie de son disque rayonnant.

L’Acrotère-Rosace — Signe 82

a créée la palmette — la fleur en éventail — qui s’élève comme acrotère au sommet des sanctuaires antiques, ou se renversant au col des vases, lance les germes-étincelles (fîg. G2, 3)-

Fig. 62. — 1. Grèce. Motif montrant l’origine solaire et égyptienne de la palmette. — Revue des arts déc., 1897.

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