LA LUEUR
Longtemps, tel qu'un frivole artiste
Près d'elle j'ai vécu ne contemplant que la beauté
Du temple, la ligne si calme du fronton sculpté.
Et j'admirais, en mon nonchaloir égoïste.
Le portique léger des bras, et, fier support,
La colonnade ionique des jambes
Ainsi que l'unanime accord
De l'édifice entier, beau comme un dithvrambe.
Mais un jour, à travers l'embrasure des yeux, J'ai vu luire un reflet jailli de feux Attestant là une prêtresse et la flamme votive... Et de ce jour inattentive,
Ma pensée oublia le temple et son architecture, Pour ne songer qu'à la servante solitaire et pure Hantant le sanctuaire, et consacrant Ses forces à nourrir un brasier dévorant.