ACTE II
ROUQUIN
Curieux !
LE MARQUIS, jouant l’indifleroncé.
Oh! c’était pour savoir...
. RO BQ u IN.
Imagine-toi donc que cet hiver, un soir,
Je l’ai prise à Paris, lisant certaine lettre Qui l’intéressait tant, qu’afin de se remettre D’un trouble qui sautait aux yeux, elle feignit De vouloir remonter sa lampe, et l’éteignit...
LE MARQUIS
Une lettre...
ROBQUIN.
Co qui, joint à ce qui transpire...
* LE MARQUIS
Un pareil fait ne dit que ce qu’on lui fait dire,
Et le plus clair pour moi c’est qu’il ne prouve rien.
ROBQUIN/
Passe!... c’est ton avis, mais ce n’est. pas le mien. Après tout, que son cœur reste froid ou s’échauffe Qu’importe ! ce n’est pas pour nous que le four chauffe...
lleprcnant sa queue do billard.
Bonjour...
Fausse sortie
LE MARQUIS, à part, très -ému.
C’est impossible, oui, mais si c’était vrai?...
Haut.
.Monsieur... mon cher. Robquin...
A part.
Ali! j’ai le cœur serré
Comme dans un étau...
Haut. Essayant do souriro.
Quel nom portait la lettre...
Que... *
Ah!
Je n’en ai jamais su la première lettre...
LE MARQUIS
ROBQUIN.
Tu parais vexé...
LE MARQUIS
Vexé? Pourquoi vexé?
ROBQUIN.
Je t’en ai dit ni plus ni moins que je u’en sai...
LE MARQUIS
Qui t’en demande tarit , et que me font en somme Vos contes à dormir debout...
ROBQUIN.
Mais, mon bonhomme,
C’est toi qui me poursuis avec tes questions...
LE MARQUIS
Qu’elle donne champ libre à ses affections !
ROBQUIN.
Parbleu!... Mais ne va point souffler mot de la chose...
LE MARQUIS
Vous ne me prenez point pour un sot , je suppose.
Je remonte là-haut, à l’honneur de vous voir...
Fausse sorti*.