‹ Le temps perdu comedie en trois actes, en versChapitre 50 sur 60 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

LE MARQUIS, ROBQUIN.

LE MARQUIS

Je to dis que Gaston...

ROBQUIN.

Gaston...

LE MARQUIS

Est mon cousin f

Un garçon, rouge, gros...

ROUQUIN , continuant.

Méchant, béte, malsain; De mon âge, j’y suis! Mais, mais ne t’en déplaise, Mon cher , voilà qui change horriblement la thèse , Je ne te connais pas...

LE MARQUIS

C’est ce que je me dis.

ROBQUIN.

Je ne t’ai jamais vu...

LE MARQUIS

Jamais...

Pour ton cousin...

ROBQUIN.

Et je t’ai pris

LE MARQUIS

Tant pis!

Je suis ton aîné.

LE MARQUIS

Et de beaucoup.

Peste !

ROBQUIX; ligué.

Beaucoup... c’est être trop modeste.

LE MARQUIS

Mais je n’en suis pas moins d’Henri Quatre.

ROBQUIN.

, Merci !

Henri Quatre est aussi sur le Pont-Neuf, et si Tous ceux qui l’ont passé se devaient l’accolade Nous aurions tout Paris, mon cher, pour camarade!

Avoc force cérémonies.

Soyez donc assez bon, monsieur, pour excuser...

LE MARQUIS

J’ai, quoi qu’il m’en coûtât, dù vous désabuser, Monsieur, mais nous pourrions peut-être donner suite À ce ton d’amitié que vous quittez bien vite?

Puisque nous avons fait tant que nous dire : tu, Tenons-nous-en au tu...

ROBQUIN.

Tu tu, turlu tu tu!

Mais ce que j’en faisais n’était que pour la forme.

Je n’y tiens pas du tout, d’ailleurs : je me conforme A l’usage qui veut pour un oui, pour un non ,

Qu’on se traite entre anciens de pair à compagnon. — Monsieur...

LE MARQUIS

Monsieur...

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