I.F. MARQUIS
Robquin, toujours llobquin ! .Mais c’ost donc une peste! Que vous a-t-il encor raconté do funeste?
Voyons!... Au diantre soit ce babillard maudit Qui dit tout ce qu'il sait et ne sait ce qu’il dit!
Rien d’ailleurs entre nous n’est changé, que j’espère, Nos projets...
Nos projets sont retombés à terro !
Arrêtant le marquis qui va parler.
L’obstacle qui jadis nous séparait n’est plus.
Les parents sont partis, les enfants sont venus!
LE MARQUIS
Qu’ont à voir nos enfants dans notre mariage? Parlez! je ne puis plus y tenir davantage...
ADRIEXXE.
On dit qu’ils s’a iment!
LE MARQUIS
Ah!... et puis...
ADRIEXXE.
C’est tout...
LE MARQUIS
Comment...
ADRIENNE
Que voulez-vous de plus?
LE MARQUIS
Rien ! rien absolument.
Voilà pour tant de bruit une plaisante cause,
Et vous vous effrayez, ma foi ! de peu de chose.
Ils s’aiment ! pour cela d’abord il leur faudrait Laisser le temps de voir comme ils ont le cœur fait, S'aimer!... En vérité, Robquin bat la campagne,
Il est fou , ma parole!... et ce mal-là se gagne.
Parlons donc d’autre chose, et tenez pour certain Qu’on devrait bien couper la langue de Robquin.
ADRIENNE
Osez-vous plaisanter !
LE MARQUIS
D’une pareille histoire!
Dieu sait combien est vif mon penchant à vous croire , Mais je veux avant tout tirer le fait au clair :
Que voulez-vous! je sens comme un malheur daus l’air! Ils s’aiment! j’en suis sûre! oui! cola devait être! —
Us portaient dans leur sang l’amour qui vient d’y naître!..
LE MARQUIS
Eh bien ! que verriez-vous de si mal là-dedans ,
Que notre âme eût passé de nous à nos enfants?
ADRIENNE
Grand Dieu ! pensez-vous doncquc je sois femme à prendre Vous pour mari, monsieur, et votre fils pour gendre? Nous nous comprenons mal , alors, et je conçois..,