‹ Le Térence des ducsChapitre 40 sur 44 · SOSTRATA, LACHES · texte numérisé non relu

SOSTRATA, LACHES

Lâchés. — Il n'y a que les femmes pour avoir de ces goûts et de ces antipathies ! Chaque bru déteste sa belle-mère, chaque femme contrecarre son mari. On les dirait toutes élevées à la même école de malice. Or, si cette école existe, ma femme, à coup sûr, y est maîtresse.

SosTRATA. — Malheureuse que je suis ! Accusée, sans savoir de quoi.

Lâchés. — Vraiment! Vous n'en savez rien?

(Acte II, scène i".)

PHIDIPPE, LACHES, SOSTRATA.

Lâchés. — Voyons, votre fille se plaint-elle de son mari ?

Phidippe. — Pas du tout... seulement, lorsque j'ai voulu la contraindre à rentrer chez vous, elle m'a juré qu'en l'absence de Pamphile votre maison n'est pas tenable.

Lâchés. — Eh bien ! Sostrata?

SosTRATA. — Ah ! que je suis malheureuse !

Phidippe. — ... Il faut que j'aille à la place.

Lâchés. — J'y vais avec vous.

(Acte II, scène 11.)

Pl. 31.

Pl. XXXI

Hêliog. Diïj ardin ,

L'HÉCYRE Pl. 32.

L'HÉCYRE

SOSTRATA, et ses suivantes.

SoSTRATA. — Par PoUux! est-il équitable que nous soyons toutes traitées si mal par nos maris?... Je suis innocente de tout ce dont mon mari m'accuse; mais il n'est pas facile de me justifier.

(Acte II, scène m.)

PARMÉNON, PAMPHILE.

Pamphile. — Malheureux ! N'eût-il pas mieux valu vivre sur n'importe quel rivage que de revenir ici afin d'y apprendre mon triste sort?

Parménon. — ... Il n'y a rien au fond de tous ces griefs, dont vous vous êtes fait une grosse affaire.

Pamphile. — Va, Parménon, entre et annonceleur mon retour.

(Acte III , scène i".)

MYRRHINA, PHILUMÈNE, PAIVIPHILE, PARMÉNON.

Myrrhina, — Tais-toi, je t'en supplie, ma fille !

Pamphile. — Il me semble que c'est la voix de la mère de Philumène. Je suis anéanti !

Parménon. — Mais qu'avez-vous?

Pamphile. — J'en suis sûr, Parménon, tu me caches quelque grand malheur.

Parménon. — On m'a bien dit que votre femme avait peur de quelque chose, mais ce que c'est, je n'en sais rien.

(Acte III, scène i"', suite.)

SOSTRATA, PARMÉNON, PAMPHILE.

Sostrata. — Que dis-tu? Pamphile est de retour?

Parménon. — Oui.

Sostrata. — J'en rends grâces aux dieux... Ah ! mon fils !

Pamphile. — Bonjour, ma mère.

Sostrata. — Quelle joie de te voir bien portant !

(Acte III, scène n.)

Pl. 32.

Pl. XXXII

H élio g . D \ij ar dm ,

L'HÉCYRE PI- 33.

L'HÊCYRE

PAMPHILE, PARMÉNON, et autres serviteurs.

Pamphile. — Je ne sais où j'en suis. Par où commencer? J'étais entré tout tremblant, croyant que j'allais trouver ma femme atteinte d'un tout autre mal... Malheureux! D'un coup d'œil je vois quel est son mal... Voici Parménon qui revient avec mes serviteurs ; il faut, à toute force, l'éloigner d'ici.

(Acte III, scène m.)

PARMÉNON, SOSIE, PAMPHILE, PHIDIPPE, LÂCHÉS.

Parménon, à Sosie. — Tu dis donc que tu n'as pas eu beaucoup d'agrément pendant la traversée?

Sosie. — Ah! Parménon, il n'y a pas de mots pour exprimer les désagréments d'un voyage en mer.

Parménon. — ... Mais je vois Pamphile... Eh bien, maître... que faut-il faire?

Pamphile. — Courir vite à la citadelle... Allons, voici Phidippe avec mon père. Ils viennent de ce côté. Que leur dire? je n'en sais rien.

(Acte III, scène iv.)

PAMPHILE, LACHES, PHIDIPPE.

Pamphile. — Salut, mon père.

Lâchés. — Mon fils, salut.

Phidippe. — Je suis charmé, Pamphile, de vous voir de retour, et, qui plus est, bien portant.

Lâchés. — Ah çà ! Combien nous a laissé le cousin Phania?

Pamphile. — Par Hercule! c'était un homme qui se donnait du bon temps de son vivant.

(Acte III, scène v.)

MYRRHINA, PHIDIPPE.

Phidippe. — ... Qu'en dites-vous, Myrrhina? Hé! c'est à vous que je parle.

Myrrhina. — A moi, mon mari?

Phidippe. — Votre mari, moi! Suis-je un mari pour vous? Suis-je seulement un homme? Si vous m'aviez cru l'un ou l'autre, ma femme, vous ne vous seriez pas jouée ainsi de moi.

Myrrhina. — Qu'ai-je fait?

Phidippe. — Vous le demandez?

Myrrhina, restée seule. — Par Pollux ! je ne crois pas qu'il y ait une femme plus malheureuse que moi.

(Acte III, scène vi.)

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Pl. XXXIII

HélioCT Dmardin

L'HÉCYRE Pl. 34.

L'HÉCYRE

SOSTRATA, PAMPHILE, LÂCHÉS, caché.

SosTRATA. — Mon Pamphile, il est un moyen de concilier votre bonheur et ma réputation : c'est de me retirer à la campagne avec ton père; j'y suis résolue. Ma présence n'étant plus un obstacle, rien n'empêchera que Philumène ne revienne avec toi.

Pamphile. • — Quelle idée, je vous le demande! Vous céderiez à son caprice, et vous iriez vous reléguer à la campagne?

(Acte IV, scène i".)

LÂCHÉS, SOSTRATA, PAMPHILE, Déménageurs .

Lâchés. — J'étais là, ma femme, et j'ai entendu toute votre conversation. Oui, c'est être sage... Venez avec moi à la campagne : là, nous saurons bien nous supporter l'un l'autre.

SosTRATA. — Par Castor! j'en ai l'espoir.

Lâchés. — Rentrons donc, et faites vos préparatifs de départ. J'ai dit.

SosTRATA. — Je ferai comme vous l'ordonnez.

Pamphile. — Mon père!

(Acte IV, scène 11.)

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