‹ Le terre-neuve; comédie en trois actesChapitre 107 sur 121 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

GORBINET.

Gomme l'enfant, qui va naître!

Le jour n'est pas plus pur que le fond de mou cœur!..

MADAME BRUNIQUEL

Je vous prie de sortir, monsieur!

CORBINBT.

Pas avant «le vous avoir expliqué, madame... Labermol entre du fond.

LABERMOL.

Je n'ai pas été longtemps, hein? (saluant.) Oh! Pardon, madame!

MADAME BRUNIQUEL

Un sergent de ville?...

GORBINET.

C'est pour moi !... Hé bien !... Qu'a-t-il dit, le commissaire?

LABERMOL.

Il m'a écouté avec aisance et satisfaction... et il m'a dit de vous rendre la liberté.

Parbleu!

LABERMOL.

A condition, toutefois, que M. Bruniquel, le député, dont vous prétendez être le secrétaire...

GORBINET.

Demandez à madame Bruniquel!

Labermol salue.

MADAME BRUNIQUEL

En effet!...

LABERMOL.

A condition, dis-je, que M. Bruniquel lui écrive

un petit mot de billet, comme quoi il vous juge incapable...

GORBINET.

Incapable?

LABERMOL.

Oui, incapable de la chose.

MADAME BRUNIQUEL

De quelle chose?

Pour laquelle je l'ai arrêté.

MADAME BRUNIQUEL

Et pourquoi l'avez-vous arrêté?

LABERMOL.

Il a voulu faire violence à deux personnes du sexe !...

GORBINET, ironiquement.

A moi tout seul!...

MADAME BRUNIQUEL

C'est donc vrai?

GORBINET.

Mais non !...

LABERMOL.

Les demoiselles Clémence et Angélina Plantefol, rue Mogador, 39 bis.

MADAME BRUNIQUEL

Leur faire violence?... A elles deux?...

LABERMOL.

Ensemble et simultanément!

GORBINET.

C'est stupide !...

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