ACTE TROISIÈME
BRUNIQUEL
C'est idiot, hein?
GORBINET.
Non, je ne trouve pas : c'est une solution!... Et puis, dès lors que ça vous va, à tous les deux, ça vous regarde !
BRUNIQUEL. ennuyé.
Ah! (a part.) Crétin!
GORBINET.
Je vous demanderai une chose seulement.
BRUNIQUEL
La main de ma fille ?
GORBINET.
Non, je n'ai plus besoin de votre consentement, puisque... (il regarde sa montre.) dans neuf minutes... Ce que je voudrais, c'est une lettre de vous, une lettre chaleureuse, me recommandant à vos électeurs...
BRUNIQUEL
Vous voulez être député?
GORBINET.
A votre place, oui !
Toutain entre de droite, pan coupé.
Qu'est-ce que ta femme vient de me dire?... A six heures précises, tu vas?...
BRUNIQUEL, énergiquement.
Oui.
TOUTAIN
Hé bien, veux-tu mon avis?
BRUNIQUEL
Oh! Je le connais!... C'est bête, hein?...
toutain.- C'est très chic!... Tu as mal vécu, tu meurs proprement!... C'est très chic!
BRUNIQUEL, très ennuyé.
Ah ! C'est là ton avis ?
TOUTAIN
Absolument !... Quant à ta femme... qui va rester seule, ne t'en inquiète pas!
BRUNIQUEL, ironique.
Tu l'épouseras peut-être ?
TOUTAIN
Oui, c'est convenu!
BRUNIQUEL
Déjà?
TOUTAIN
Elle consent!
BRUNIQUEL, ironique.
Hé bien!... Me voilà tranquille!... (Montrant corbinet.) Lui me prend mon siège de député, toi, tu me prends ma femme!...
CORBINET
Tout le monde a quelque chose !
TOUTAIN
Voilà !
BRUNIQUEL
Charmant!... C'est charmant!...
CHARLOTTE, entrant du fond.
Le coiffeur attend monsieur!