ACTE PREMIER Q
Quatre jours plus tard, j'étais à la Chambre, et au milieu d'un discours prononcé par monsieur votre père sur le privilège des bouilleurs de crû, je criai de toutes mes forces : « Bravo, Danton! » L'effet fut immédiat : on m'expulsa! Mais le lendemain, M. Bruniquel, flatté, me prenait pour secrétaire!...
CÉCILE
Ce n'était pas bête !
CORBINET
Non, pas trop!... C'est ainsi que je parvins à m'introduire dans la place et que je puis vous contempler chaque jour. Hélas! ce bonheur, que je rêvais éternel, va probablement finir!
CÉCILE
Que dites-vous?
CORBINET
La vérité! Vous me connaissez, mademoiselle?... Je suis celui qui marche droit dans la vie! Mon cœur n'a point de portes de derrière, et je ne serre pas les mains contaminées!
Oui, vous êtes fier, tout d'une pièce, incapable d'une action douteuse; c'est cela qui me plaît en vous.
CORBINET
Hé bien! Tout à l'heure, je vais avoir avec monsieur votre père une conversation décisive... Je le dois !... 11 le faut!... Et il pourrait très bien se faire qu'après un échange de quelques phrases, il me
poussât dehors!
in l. i. TERRE-NEUVE
CÉCILE
Par exemple!
• côrbinbt.
Voilà* pourquoi, Cécile, j'ai voulu demander si
vous m'aimiez et si, au cas où je cesserais de vooi voir, vous me garderiez néanmoins votre foi!...
< : É CIL i: .
Je crois que oui !...
CORBINBT.
Vous n'êtes pas BÛr< '
ILE
Je croisque si !... Mais il me semble qu'un.: jeune îille bien élevée ne doit p is s'engager à fond, l'assentiment de ses parents.
CORBINET
Oui... en principe... mais...
coup de sonn<tte.
I ! f C ILE.
On sonne!
CORBINBT.
Je me sauve!... Et... comme mot de la fin?
Gomme mot de La fin :'
cor ni NET.
1 >.- notre conversation '
Je vous promets, Octave, de n'ôtre jamais à un autre.
CORBINBT.
• déjà quelque chose .. Merci, < lécile !... l'uisje prendre un cha ste baiser '