ACTE TROISIEME d
BRONIQUEL.
Pas sans peine !
TOUTAIN
Tous ces sacrifices te seront comptés !
BRUXIQUEL.
Crois-tu?
TOUTAIN
Soixante raille francs par an... (a part.) pendant huit jours!
bruniquel, à part.
Ah! Vous vous êtes payé ma tête!... A mon tour! (Haut.) Hé bien, voilà ton rêve réalisé ! Tu recevras des ambassadeurs et des têtes couronnées.
MADAME BRUNIQUEL
Ah! Mon ami!
BRUNIQUEL
Vous, mon gendre, vous serez mon chef de cabinet !
GORBINET.
Ah ! Monsieur !
Et toi, dans huit jours, décoré!
TOUTAIN
Mon vieil ami !
BRUNIQUEL, jetant un cri.
Ciel!... J'y pense!... Mais non, impossible!... C'est impossible !
madame bruniqqel.
Comment?
BRUNIQUEL
Il est six heures cinq et tu ne m'as pas pardonné ! Adieu !
Il se précipite vers la fenêtre, Toutain et madame Bruniquel l'arrêtent.
MADAME BRUNIQUEL
Fortuné t
TOUTAIN
Mon ami!
CORBINET
Beau-père!
MADAME BRUNIQUEL
Mais je te pardonne !
BRUNIQUEL
Trop tard !... Lâchez-moi!
Votre montre avance !
TOUTAIN
Ce n'est pas sérieux !
BRUNIQUEL
Pas sérieux!... Vous allez bien voir ! Je n'ai qu'une parole, moi!
CORBINET
Au nom de vos petits-enfants!
Tous se mettent à genoux autour de Bruniquel. Labermol entre de droite, pan coupe-.
LABERMOL.
Hé bien, quoi donc ?
MADAME BRUNIQUEL
11 est nommé ministre et il veut se tuer !
LABERMOL.
Mais il est tout à fait maboul!