‹ Le terre-neuve; comédie en trois actesChapitre 120 sur 121 · ACTE TROISIEME d · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME d

BRONIQUEL.

Pas sans peine !

TOUTAIN

Tous ces sacrifices te seront comptés !

BRUXIQUEL.

Crois-tu?

TOUTAIN

Soixante raille francs par an... (a part.) pendant huit jours!

bruniquel, à part.

Ah! Vous vous êtes payé ma tête!... A mon tour! (Haut.) Hé bien, voilà ton rêve réalisé ! Tu recevras des ambassadeurs et des têtes couronnées.

MADAME BRUNIQUEL

Ah! Mon ami!

BRUNIQUEL

Vous, mon gendre, vous serez mon chef de cabinet !

GORBINET.

Ah ! Monsieur !

Et toi, dans huit jours, décoré!

TOUTAIN

Mon vieil ami !

BRUNIQUEL, jetant un cri.

Ciel!... J'y pense!... Mais non, impossible!... C'est impossible !

madame bruniqqel.

Comment?

BRUNIQUEL

Il est six heures cinq et tu ne m'as pas pardonné ! Adieu !

Il se précipite vers la fenêtre, Toutain et madame Bruniquel l'arrêtent.

MADAME BRUNIQUEL

Fortuné t

TOUTAIN

Mon ami!

CORBINET

Beau-père!

MADAME BRUNIQUEL

Mais je te pardonne !

BRUNIQUEL

Trop tard !... Lâchez-moi!

Votre montre avance !

TOUTAIN

Ce n'est pas sérieux !

BRUNIQUEL

Pas sérieux!... Vous allez bien voir ! Je n'ai qu'une parole, moi!

CORBINET

Au nom de vos petits-enfants!

Tous se mettent à genoux autour de Bruniquel. Labermol entre de droite, pan coupe-.

LABERMOL.

Hé bien, quoi donc ?

MADAME BRUNIQUEL

11 est nommé ministre et il veut se tuer !

LABERMOL.

Mais il est tout à fait maboul!

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