‹ Le terre-neuve; comédie en trois actesChapitre 63 sur 121 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

AXGÉLIXA, d'une voix mourante.

Où suis-je?

LABERMOL.

Dans les bras de Labermol, du 17e.

ANGÉLIXA .

Gristi ! que vous sentez l'ail...

LA.BERMOL.

Tout le monde me ledit et personnelle se trompe! Venez par ici, là !

Il la conduit à la chaise longue, pendant que Bruniquel arrange les coussins.

ANGÉLIXA.

Merci, bon sergent!

LABERMOL.

Voyons!... Qu'est-ce que c'est?... Racontez un peu !... Alors, on a voulu suicider?

ANGÉLIXA.

Hélas!

LABERMOL.

Si jeune et si belle, et vouloir suicider!...

AXGÉLIXA, montrant Bruniquel.

Il me quitte! Il m'abandonne!

LABERMOL, à part.

Gomment ! c'est pour ce pierrot-là !

ANGÉLIXA.

Son amour était toute ma joie.

Ma poulette !

ANGÉLIXA.

Toute ma vie !... Le matin, en rn'éveillant, pour qui était ma première pensée? Pour gros Fortu.

LABERMOL.

GrosFortu?

BRUXIQUEL.

C'est moi., gros Fortu !

ANGÉLINA

Et le soir, en me couchant, pour qui étnit ma dernière pensée, pour qui?... Pour bébé chéri.

BRUNIQUEL

C'est moi, bébé chéri !

LABERMOL.

La première pensée et la dernière ! (a Bruniquel.) Qu'est-ce donc que vous voulez de plus?

BRUNIQUEL

Mais...

ANGÉLINA

Et il me quitte !

Elle se jette à plat ventre sur la chaise. LABERMOL, à Bruniquel.

Canaille !

AXGKLIXA, la tî-te dans les coussins.

Pourquoi m'as-tu aimée, puisque ce n'était pas pour toujours?

LABERMOL.

Qu'est-ce que vous dites ?

ANGÉLINA, levant la tête.

Pourquoi m'a-t-il aimée, puisque ce n'était pas pour toujours?

LABERMOL, à Bruniquel.

Elle vous demande comme ça pourquoi vous l'avez aimée, puisque c'était pas pour toujours?

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