‹ Le terre-neuve; comédie en trois actesChapitre 68 sur 121 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

LÀBERMOL.

Vous ne vous êtes pas fait mal, madame?

CLÉMENCE

Non, merci, monsieur, trop aimable! (a Angélina et Bruniquel, qui descendent à gauche.) Alors., ça va mieux, vous deux? C'est recollé?

ANGÉLINA, montrant Labermol.

Grâce à lui, au bon sergent!

BRUNIQUEL

Ah! je suis bien heureux!

LABERMOL.

Quelle est-elle, la mission la plus douce au cœur du sergent de ville? Quelle est-elle? N'est-ce pas de réconcilier deux êtres séparés, de réunir deux cœurs, qui s'aiment... et d'aller ensuite, joyeux, boire un litre à leur bonheur futur?

BRUNIQUEL

Oui, vous avez raison! Allez boire un litre, un bon litre; vous ne l'avez pas volé !

angélina, montrant Clémence.

Ma sœur vous servira.

Elle remonte vers Bruniquel.

LABERMOL, saluant Clémence.

Madame !

CLÉMENCE

Pardon!... Mademoiselle! J'aime mieux vous le dire tout de suite, pour vous éviter un emballement inutile! Vierge je suis et vierge je resterai!

LABERMOL.

C'est dommage i

CLÉMENCE, remontant vers la droite.

Par ici, beau guerrier! Ah! Une idée!... Voulezvous faire Karloo, avec moi?

LABERMOL, ne comprenant pas.

Faire Karloo avec elle?

CLÉMENCE

Oui, me faire répéter?

LABERMOL.

Répéter?

CLÉMENCE

Voici la situation : Dolorès aime Karloo et Karloo aime Dolorès; vous comprenez?

LABERMOL.

Allez toujours.

CLÉMENCE

Mais Dolorès a trahi sa patrie. Alors...

LABERMOL.

C'est une taupe!

CLÉMENCE

Une taupe?

LABERMOL.

Une femme, qui a trahi sa patrie, pour moi, c'est une taupe 1

CLÉMENCE

Ah! Bon!... Venez!... Ah! oui... je trouverai!... J'y laisserai ma peau, mais je trouverai. J'ai le feu ! J'ai le feu!...

Elle sort à droite, pan coupé.

LABERMOL, sortant derrière elle.

Où donc? Où donc?

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