SCÈNE III
Les Mêmes, CÉCILE.
Il est cinq heures passées, maman... nous serons en retard pour nos visites...
• BRUNIQUËL.
Ah! Il s'agit bien de visites !
CÉCILE
Que se passe-t-il?
MADAME BRUNIQUËL.
Ma pauvre enfant !
Elle l'embrasse.
TOUTAIN
Chère mignonne!...
Il l'embrasse.
BRUNIQUËL.
Ma pauvre Cécile!
Il l'embrasse.
CÉCILE
Mais qu'est-ce que vous avez?... (Jetant un cri.) Ah! Mon parrain va mourir!...
TOUTAIN. mécontent.
Ah ! Non!... Encore ? Qu'est-ce que cette plaisanterie-là?
MADAME BRUNIQUËL.
Ma chérie... il ne faut plus penser à M. Corbinet!...
CÉCILE
Il en aime une autre?
BRUNIQUEL
Il n'est pas digne de toi!
CÉCILE
Gomment î
BRUNIQUEL
Il vient d'être arrêté !
CÉCILE
C'est impossible!
MADAME BRUNIQUEL
Toutain l'a vu.
Tout à l'heure, dans la rue... on l'emmenait!
CÉCILE
Mais, pourquoi'?... Qu'a-t-il fait?
BRUNIQUEL
Nous ne pouvons te le dire.
MADAME BRUNIQUEL
Une chose très vilaine !
Ce n'est pas vrai!
BRUNIQUEL
Mais...
Non, non, ce n'est pas vrai!
BRUNIQUBL.
Tu sauras, ma fille, qu'en France, on n'arrête jamais les gens sans motif!