‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 60 sur 185 · Arrêté et lettre du 8 pluviôse. Archives départementales · texte numérisé non relu

Arrêté et lettre du 8 pluviôse. Archives départementales

Henri Le Bon avait épousé la fille de Ferdinand Graux, chapelier à Saint-Pol. U était employé comme secrétaire-commis au département, aux appointements de 1200 livres. Le 21 septembre 1793, Lacoste et Peyssard le nommèrent commissaire des guerres provisoire pour la levée de 1793. Le 16 nivôse, le district le chargea de la sous-direction de l'hôpital Saint-Jean (hospice national), avec un traitement de 3,000 livres.

Léandre Le Bon, frère cadet du représentant, avait été nommé, le 1« septembre 1790, contrôleur des ventes delà commune d'Arras, à la charge, dit l'arrêté, que Nicolas-François Le Bon , son père , actuellement sergent à verges de cette ville, sera tenu de s'abstenir dorénavent de faire les ventes ». Le 21 septembre 1792, Joseph Le Bon, maire d'Arras, l'avait fait entrer dans ses bureaux comme expéditionnaire. U épousa, le il février 1793, Angélique Régniez, fille d'un huissier de Saint-Pol.

la liberté. Joseph Le Bon, qui n'osait les faire réincarcérer de sa propre autorité, écrivit de nouveau au Comité de salut public :

« Plusieurs maisons d'arrêt ont été tout à coup ouvertes par certains représentants du peuple ou par leurs délégués, et Ton a vu sortir, avec un très-petit nombre d'imbéciles pardonnables, une multitude d'êtres grandement suspects. « L'élargissement prononcé, sans examen particulier, par un commissaire de la Convention nationale, semble une égide civique pour ces ennemis de la Révolution. Les comités de surveillance, les districts n'osent plus toucher à ces conspirateurs sacrés, et moi-même je me crois obligé de vous consulter pour savoir s'il y aurait inconvénient à réincarcérer la plupart d'entre ceux à qui des collègues, bien intentionnés sans doute, mais trompés sur l'incorrigibilité de l'aristocratie, ont donné en gros la clef des' champs. Un mot de réponse '. »

Le Comité dissipa bientôt les scrupules de Le Bon. Le 4 pluviôse (23 janvier), il fit connaître « aux citoyens représentants du peuple dans les départements » les principes qui devaient présider au gouvernement révolutionnaire :

« Créé au milieu des orages, le gouvernement révolutionnaire doit avoir l'activité de la foudre.

« Ne donnons pas le temps aux conspirateurs de réfléchir, aux bons citoyens le temps de désirer.

« Semblable à l'astre qui brûle et dessèche les productions, inutiles et nuisibles alors qu'il mûrit les moissons, le gouvernement révolutionnaire porte la vie aux patriotes,

aux traîtres la mort !

« Marche, le flambeau d'une main : éclaire ceux que d'antiques préjugés aveuglent encore; le glaive de l'autre,

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