‹ Le Terreur dans le Pas-de-Calais et dans le Nord Histoire de Joseph Le BonChapitre 63 sur 185 · Arrêté du 16 pluviôse (6 février). — Arch. départ · texte numérisé non relu

Arrêté du 16 pluviôse (6 février). — Arch. départ

taires sujets à la réclusion, sous prétexte qu'ils n'étaient pas transportables. N'oubliez pas dans vos recherches les biens de ces invalides, ennemis du peuple; qu'ils soient exactement séquestrés, si vous ne voulez en répondre sur vos fortunes et même sur vos têtes '. »

La persécution s'étendait naturellement des pasteurs au troupeau. Il existe, aux portes d'Àrras, un village qui, de temps immémorial, fournit de légumes le marché de la ville. Le Bon apprend que les paysans d'Achicourt s'abstiennent, les jours de dimanche, de leur trafic habituel, et qu'ils se parent de leurs habits de fête. Il s'occupe aussitôt de la répression de ce crime :

« A Achicourt, ce 14 pluviôse. Tous les habitants d'Achicourt, mâles et femelles, excepté les vieillards au-dessus de soixante ans et les enfants au-dessous de dix ans, se tiendront prêts, dans un local quelconque ou en plein air, pour entendre le représentant du peuple.

« Le conseil de la commune est chargé de les convoquer 2 . »

A l'appui des instructions qu'il donna à l'auditoire ainsi réuni, le représentant prit un arrêté vigoureux :

Joseph Le Bon « requiert le conseil de la commune d'Achicourt, sous la responsabilité de chacun de ses membres, de faire loger et nourrir, jusqu'au retour du représentant du peuple, cent quatre-vingts hommes de la garde nationale d'Arras, sous l'inspection des commissaires Duponchel et Marteau, autorisés par ces présentes à toutes opérations propres à faire connaître la malveillance et le fanatisme des

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