NOMBRE DE
l'obser- ÉTAT DES ŒDÈMES vation | GROSSESSES
91 I pare 0 92 I pare 0 93 II pare 0 94 I pare | ER 95 | III pare 0 96 II pare 0 97 | III pare 0 98 I pare 7"
99 | IV pare | Œdème prononcé des mem- P bres inférieurs.
Un peu d'œdème des mem- 190 pare bres inférieurs.
Nous n'avons observé que 6 femmes arrivées au b° mois et voici les résultats :
Femmes enceintes de 5 mois :
N° de | XOMBRE DE .
l'obser- ÉTAT DES ŒDÈMES dispavation | GROSSESSES rilion
101 | III pare 0 20° 102 I pare 0 25° 103 I pare 0 30° 104 | II pare 0 30° 105 | II pare 0 40° 106 Î pare 0 40
Enfin, au cours du quatrième mois, nous n'a ___ vons pu expérimenter que sur un très petit nombre de femmes n'ayant eu l’occasion que d’en __ rencontrer très peu aux consultations.
| Chez quatre femmes, qui étaient à cette pé- __ riode de la grossesse, nous avons trouvé des temps de disparition qui étaient respectivement de 35, 45, 50 et 60 minutes; temps qui se rapprochent beaucoup de ceux que l’on observe chez des sujets normaux. |
Les impressions qui se dégagent des résultats 4
que nous avons obtenus et que nous venons de rapporter sont les suivantes :
1° Chez la femme enceinte et plus particulièrement dans les derniers mois de la grossesse, il y a un raccourcissement très net du temps de disparition de la boule d'œdème intradermique volontairement provoqué; ce qui signifie que l'organisme de la femme en état de gestation présente une avidité particulière pour l'eau.
>° 1 semble que cette soif d'eau des tissus de la femme enceinte ne commence à se manifester que vers la fin du 5° mois; le raccourcissement
des temps de disparition observés à cette époque
étant moins prononcé.
3° Il ne paraît pas que la primiparité ou la multiparité ait une influence quelconque sur cette avidité pour l’eau. |
4° L'examen des différents temps de résorp-
tion que nous avons observé donne lieu à cerlaines suggestions que nous développerons.
Nous allons envisager successivement chacune de ces conclusions et les étudier.
Le premier fait observé est une certaine avidité pour l’eau présentée par les tissus de la femme enceinte. Remarquons tout d'abord que cette avidité mise en évidence par le test de Aldrich et Mac Clure a été signalée déjà par un certain nombre d'auteurs, notamment par Bar et Daunay. Bar écrit en effet : « quand on pèse Journellement une femme gravide pendant les derniers mois de sa grossesse, on constate un accroissement de poids en disproportion avec le simple développement fœtal ».
Cette augmentation de poids, il l’attribue pour une faible part à l'accroissement du capital albumine; pour une part plus importante, à l’activité de fixation des matières grasses: mais surtout, et c'est là pour lui la cause majeure, à l’activité de fixation d’eau, et, pour Bar, « se trouvent ainsi expliqués un certain nombre de faits cliniques tels que l’hydrémie et l’œdème physiologique apparent où non ».
Mais, cet
le activité de fixation d'eau, comment