‹ Le Test Cutané d'Hydrophilie Chez la Femme EnceinteChapitre 23 sur 24 · APT EE · texte numérisé non relu

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pagnant d’un raccourcissement très net du temps de disparition puisqu'il est passé de 30 à 20 minutes.

Ajoutons que dans deux autres cas (observations et 22 et 26) où nous espérions avoir des résullals aussi positifs, nos espoirs ont été déçus. Au cours de trois examens, nous n'avons trouvé aucune augmentation de poids et le test est resté le même. La remarque faite précédemment peut, il est vrai, s'appliquer encore à ces cas et l’on peut se demander, en effet, si ces femmes n'’avaient déjà pas augmenté de poids : augmentalion qui aurail coïncidé avec un raccourcissement du temps de disparition.

Ï aurait fallu, pour plus de certitude et d’exaclitude, qu'après avoir constaté qu'il existe chez la femme enceinte une avidité de son organisme pour l’eau, nous reprenions l'étude du test cutané d’hydrophilie chez des femmes arrivées au o° mois, que nous les suivions Jusqu'au terme de leur grossesse et que nous étudions chez chacune d'elles les modifications que peut présenter le lemps de résorption aux différentes périodes de la gravidité. Nous ne nous sommes malheureusement pas trouvés dans des conditions nous per-

mettant de réaliser ce travail d'assez longue haleine.

Cependant, il n'y a rien d’extraordinaire à admettre l'existence d’ædèmes profonds sans

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gonflement apparent. Widal et ses collaborateurs ont montré, par la méthode des pesées journalières, qu'il y a d’abord une phase de pré-œdème ou d'infiltration profonde des tissus sans œdème apparent sous-cutané. Chez un sujet de poids moyen, cette rétention sans œdème apparent est d'environ 5 à 6 litres, elle est donc importante.

On peut admettre, nous semble-t-il, que certaines femmes restent jusqu'à la fin de leur grossesse à cette phase de rétention profonde.

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Un troisième fait nous a frappé encore en comparant entre eux nos résultats. Certaines femmes qui ont des œdèmes évidents présentent cependant un temps de disparition plus long que d’autres femmes chez lesquelles il n’y a aucun œdème apparent. C’est ce que l’on constate en comparant par exemple les résultats des observations 36 à 50 d’une part, où il s’agit de femmes œdémateuses présentant des temps de résorption de 20 à 35 minutes, et les observations 1 à 7 d'autre part, où il s’agit de femmes n'ayant aucun œdème apparent et chez lesquelles le test pratiqué donne un temps de quinze minutes.

On peut penser dans ces cas que les œdèmes s'étant développés, puis demeurant stationnaires, la soif d’eau des tissus est en partie satisfaite ; un équilibre histhydrique anormal tend à s'établir

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et c’est pourquoi le test pratiqué dans ces condi- tions montre un raccourcissement moins prononcé du temps de disparition.

C'est un fait qui a été observé et signalé par Chevallier et Stiffel dans quelques cas d’œdèmes

__ durant déjà depuis un certain temps.

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