ACTE ï, SCENE IV
CYTHÉHIS.
Oui , puisque je suis captive !
La sœur de Polyiiice, esclave chez Créon, Chaulait ; je vais chanter des vers d'Anaciéon. Vous perniellez ;*
Hok'uo lui (loiinc sa (itliaie.) CASSIUS.
Je suis ravi!
«lYTHÉRlS.
C'est à merveille !
(A llclono.)
Quelle iieure?
HÉLÈNE
Nous entrons dans la deuxième veille.
CYÏHÉKIS. cfiaiitaiil.
Jinicnds ma lyre qui pleure, () colombe! voici l'heure...
Reviens , que ton vol m'effleure :
Mais crains l'ongle du vautour!
Si, dans l'ombre, à quelque frise Ton aile blanchi^ se bi'ise , Prends les ailes de la brise .
Prends les ailes de l'amour!
Suis ma lampe de porphyre, Sa hieui- doit tf! suffh'e :
Viens . colombe , viens . /épliire 1 Annonce-moi \e vainqu<HU'.
Que dans la nuit solennelle J'entende, gloire éternelle!
Aux battements de ton aile Les battemenls de son cœur î
CASSIUS
Ces vers sont merveilleux, et vous chantez fort bien; Mais que nous disent-ils?
CYTHÉRIS.
Sans la réponse, rien.
Je le sais comme vous.
CASSIUS
Où donc est la réponse ?
CYTHÉRIS.
La réponse, attendez... Ah! ce bruit nous l'annonce.
(Un battement d'aile se fait entendre dans la draperie.) (Elle se lève.)
Jo ne me trompe pas , la voici.
(Elle va à la fenêtre , et prend une colombe.)
Dieux d'enfer !
CYTHÉRIS.
Vos gens faisaient bien mal le service de l'air l
(Elle détache un l)illet de l'aile de la colombe, et lit :)
Colombe au joli pied rose , Pars: 1 étoile brille, écloso.
Elle a dit : ^ la nuit dose Souviens-toi! Je me souviens.
0 messagère fidèle , Vole , vole à tire d'aile ; Et, retournant auprès d'elle.
Annonce-lui que je viens !
Hélôno, prends Iris.
(Baisant la colombe.)
Va, ma pauvre petite,