ACTE I, SCÈNE VU
* Comnio les pièces d'or n'ont pas son etligie,
* Elles ne pourront point le dénoncer, je ciois.
CYTHÉRIS,
* Mais sais-tu , malheureux, qu'on va te mettre en croix ?
BYRRHA .
Vous n'entamerez pas ce cœur, il est de roche ! VAivz le préteur!
CÉSAR
Attends.
BYRRHA , firssaillanl ttiut a rou\i.
Cette \oix...
CÉSAR
Viens, aj)proche.
BYRRHA.
César!
CÉSAR
Tu voulais donc m'assassiner, BNrilia.'
BYRRHA.
César ! assassiner César ! Qui le dira ?
CÉSAR
Quand ton bras a frappé mon bouffon tout à Flieureo (^est moi que tu croyais frappei'.
BYRRHA.
Voyez... je pleure!
Qui , moi , frapper César ? César, à qui je dois La vie ?
CYTHÉRIS.
A (^ésar, vous?
BYRRHA.
i II lonilu' a cciioux.;
<h\'\ 1 !.(» i>lai\(^ ',\ nios doiiils
42 LE TESTAiMENÏ DE CESAR,
Échappait; oui, sanglant et la face bleuâtre , Aux acclamations du morne amphithéâtre, Sous le genou pesant qui m'écrasait, tordu , J'abandonnais au fer mon cou déjà tendu; Et César me sauva de Tarène fatale!
Et César eut pitié , quand la grande Vestale Défendait de me plaindre et de me secourir, Et, le pouce incliné, m'ordonnait de mourir!
(Il se relève.)
Moi, moi frapper César! Avant de m'y résoudre, Je crierais : Jupiter, réduis ce bras en poudre!
CÉSAR, àCythéris.
Voyez ! l'ingratitude au moins n'est pas son fait. Les hommes ne sont pas si méchants qu'on les fait. Regardez cet te larme au bord de sa paupière ! . . . Une fleur quelquefois germe donc sur la pierre !
BYRRHA.
(^elui qui m'a payé le meurtre de ce soir, Est-ce là, Julius , ce que tu veux savoir?
CYTHÉRIS.
Oui.
CÉSAR
Byrrha, pas encor.
(Aux gladiateurs.)
Tout ce que nécessite L'état de mon bouffon , de mon pauvre Thersite, Faites-le, vous.